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mardi 23 juin 2009

«Chapeau l'été!»

Chers lecteurs et charmantes lectrices,
Oui, ho oui, nous sommes le 23 juin, veille de la fête de toutes les fêtes... Bon, j'exagère mais dans le top cinq des fêtes nationales les plus célébrées, le Québec doit y être aux côtés des états-uniens et des français. Étrange quand même car ça renvoie à toutes sortes de questions ou de comparaisons. Mais je ne m'éterniserai pas sur le sujet, l'ayant fait dans le passé avec les billets Je mets ma St-Jean en boite!, La St-Jean... ainsi que «Je veux mon 24!» . Je ne suis toujours pas retourné sur les plaines et je suis convaincu que ça sera un autre dépotoir qui suivra les célébrations de ce soir. Les deux gros shows de Québec et Mourrial seront encore des shows de télé et cette année, les facteurs se souviennent de leur fête nationale grâce à leur beau calendrier tout beau corrigé.
J'en viens donc au fait du pourquoi de ce que j'écris...
Comme à chaque été, je prends des vacances de blogues. Anyway, vous avez remarqué que j'ai commencé depuis quelques semaines... je sais... je laisse souvent trop aller les choses. Je ne suis pas un top de TLMEB et je ne suis pas hébergé par Canoë ou Cyberpresse. J'écris, je publie avec quelques fautes, je pars, je reviens, je mets une photo et on ne me lit plus pendant des semaines. C'est mon côté blogueur underground! Je dois le travailler (BdR)!
Pour me reprendre, votre blogueur préféré vous réserve pour l'automne plus de photos et plus de vidéos... c'Est souvent moins long qu'écrire... je blague, je blague...
Bon été les pots de l'ordino! Reposez-vous, prenez du soleil et, pitié, restez cool!
Yo! (ça, c'est mon côté chill)

mardi 14 avril 2009

Panneau-Parking

Un congé de Pâques, ce n'est pas toujours totalement joyeux. Je vous dit ça de façon totalement détendue...
Mon séjour à Saguenay, cette ville que personne n'ose encore nommée, a été fort agréable. On s'est fait gâter, on a mangé de belles et bonnes choses, passés de bons moments et j'ai même fait faire un tour à Annette, la voiture Argentée, dans ces majestueuses côtes qu'elle semblent tant apprécier... bon je sais, je parle d'un char mais, que voulez-vous, me semble qu'en y parlant, j'ai moins de problème avec... un char, c'est un peu comme une femme. (Je n'élaborerai pas!)
Vous n'êtes peut-être pas sans savoir que de gros travaux ont lieu présentement dans le Parc des Laurentides afin de faire, comme les députés le disent, une «route à 4 voies divisées»... ce que moi j'appelle une «autoroute pas finie»! Les mastodontes de la voirie pronvinciale s'exécutent généralement jour et nuit afin de bitûmer ce chemin dont cette région a bien besoin. La chose est plutôt impressionnante, je vous le dis, et ceux qui connaissent la route auront sans doute remarqué l'ouverture sur le paysage, qu'on ne voyait pas sur cette route enclavée dans la forêt de jadis. Au même moment où les travaux ont débutés, le MTQ a installé deux grosses affiches lumineuses aux deux entrées de la 175, une à Québec et l'autre à Saguenay. Cette installation fût une saga pour tous les habitués... des années ce sont écoulées entre leur arrivée et leur mise en fonction, récente de quelques années elle aussi maintenant. Sur ces affiches, on nous indique des informations utiles aux voyageurs... On nous dit qu'il y a des travaux, on nous annonce la «présence d'orignaux», celle des carribous également ou, comme ce dernier week end, on rappelle aux camionneurs que c'est la «période de dégel, zone 2». Des informations pertinentes pour la sécurité et la tranquilité d'esprit de ceux qui empruntent cette route légendaire... surtout pour ces accidents.
J'arrive à mes 30 ans... la route 175, je l'ai fait des tonnes de fois... je l'ai fait alors que c'était fermé avec ma tite Accent manuelle... Et je ne comprends pas pourquoi on écrit rien de météorologique sur ce foutu panneau de merde! Je veux dire, à un moment donné, il faut se dire les vraies affaires pis revoir nos priorités. En quelque part, on le sait tous qu'il y a des travaux dans le parc (ça fait des années que ça dure). Avec le nombre de petits panneaux jaunes qui indique la présence de bêtes de toutes sortes, on pourrait pas oublier le temps d'une soirée les cervidés sur cet insigne digne de Las Vegas et dire aux gens «Attention, y'a du verglas plus loin». Me semble que ce serait logique, non! Le camionneur qui est pris dans la côte avec son camion et qui se dit «avoir su, j'aurais fait une sieste à Québec avant de prendre le parc» se la roule pas mal serrée l'information qu'on est en «dégel zone 2»!!! Au bas mot, faire de quoi de cohérent avec ces deux grosses télés extérieures qui semblent avoir été érigées dans le seul but de «flashé».
Vraiment mais... vraiment dans un tout autre ordre d'idée, je suis allé visité ma grand-mère dans son «manoir pour mourir». Ma grand-mère souffre d'alzheimer (orthographe!). On le sait depuis un temps déjà. Un an peut-être. Et je peux vous le dire, quelle maladie!? On est vraiment impuissant face à ça. La dernière fois que je l'avais vu, elle était à l'hôpital, en attente d'une place pour une centre de soin de longue durée. C'était aux fêtes. Elle allait particulièrement bien cette journée là. Elle m'avait reconnu tout de suite. Mais il y a quelques jours, je suis descendu de mon nuage... Elle m'a pris pour mon cousin. C'est la barbe, sans doute. Je lui ai dit mon nom... elle a dit me reconnaître... mais elle ne semblait pas avoir piger. Nous lui avons fait faire le tour de l'immeuble pour la faire bouger un peu. Ce qu'elle dit ne tient pas. Elle semble heureuse comme jamais tout en ne se souvenant pas de savoir pourquoi elle est heureuse... C'est assez difficile à expliquer mais bon, la seule chose qui me vient en tête, c'est qu'elle avait l'air gelée comme une balle! Je trouve ça immonde de dire ça avec tout mon sérieux en parlant de ma grand-maman.
Je trouve ça bien qu'elle semble être heureuse. Je la trouve forte, malgré tout. Forte parce qu'elle est seule... Vraiment très seule. Mon père est le seul de ses trois enfants à la visiter. Des deux soeurs, l'une est morte et l'autre se confond en excuse de toutes sortes. Je trouve ça un peu fucké... Je suis sur Facebook et je vois des photos d'elle par mes cousins cousines en train de festoyer avec une coupe à la main. Vous allez me dire que je ne peux pas me fier à quelques photos sur internet pour me faire un jugement et vous aurez raison. Pas obligé d'arrêter de vivre pour une mère qui ne vous reconnait plus... Même les petits enfants ne vont pas la voir alors qu'ils habitent dans la même ville... À part une cousine, je suis probablement celui qui l'a visité le plus souvent alors que j'habite à Longueuil!!! Pourtant, je les comprends totalement, en un sens. Parce qu'on m'a presque tordu un bras pour y aller. Parce que j'ai peur! Parce que je me sens incapable de rien faire. J'aurais juste envie de la brasser et de lui dire «hey, reviens comme t'étais».
Cela ravive en moi le débat du parking des vieux. Socialement, nous avons un problème avec nos aînés. C'est comme si on les voulaient de plus en plus vieux pour de moins en moins leur apporter d'attention. J'espère que mes cousins et cousines vont me lire aujourd'hui. Ceux que ça concerne. Et leur descendance! Qu'on se souvienne. Du moulin, de la rivière aux Sables, du sucre à la crème et des courses folles autour du chalet. J'espère qu'ils lèvront la tête et qu'ils honnoreront leurs souvenirs. Et je le dis avec tout mon amour pour eux, en m'incluant dans le bateau...

dimanche 28 décembre 2008

Et si je dormais une semaine complète!

Honnêtement, je cherche encore les mots pour raconter les dernières bêtises que 2008 m'a envoyé. J'essaie de ne pas y penser, de laisser à mon imagination le soin de bien rêver pour la nouvelle année qui s'annonce.
D'abord, qui a parlé de «congé des fêtes»? Est-ce un virus, une maladie sournoise qui adopte notre corps chaque lundi pécédent la fête de Nouel? Ou est-ce une sorte de mascotte qui, au même titre que Papa Nouel, vient faire son tour afin d'égayer la galerie? Personnellement, je ne sens pas de repos dans ma cabane corporelle. Je m'apprête littéralement à avoir une semaine de mon-go-le...
Les célébrations dans mon royaume se sont pourtant bien déroulées. Le petit Olivier a été gâté, la petite Amélia était adorable, ma mère a fait sa tourtière (écoeurante!P) et ma tante Francine a bu du Porto. Mais c'est lorsqu'est venu le temps de partir que tout s'est mis à aller tout croche! D'abord, notre chère Annette, La Voiture Argentée, s'est mise à toussoter et à nous dire «check l'engine» alors que nous venions, moi et ma Bibitte, de quitter le cocon familial afin de nous rediriger vers notre Vire-Sud adorée... Deux heures de retard sur l'itinéraire pour poser comme diagnostique: le gaz a gelé! Mon père, dans toute sa bonté légendaire, nous a suivis de Chicoutimi à Longueuil, au cas où Annette s'avèrerait plus malade que nos estimations. Bilan de ce dernier 500 km... Rien. Elle a roulé comme un charme.
Le lendemain, mon père reprend la route en sens inverse afin de regagner sa terre natale du bleuet et du «cuter» (prononcé quotteur). À Drummondville, un de ses pneus éclate.
Le surlendemain, hier donc, je m'adonne tout bonnement à visionner les habs lorsque j'entends une goûte... et une autre... et encore... et encore... et ENCORE! Je me lève, l'oreille telle celle du renard pour me rendre compte que mon toit fuit, lentement, doucement, une goûte au 5 secondes. Je mets un sceau. Quelques minutes plus tard, c'est une goutte à la seconde et un autre endroit se met à dégoutter. Je vcais voir le proprio en bas. Je remonte... C'est le déluge. Cinq sceau jonche mon plancher. Nous perçons un trou à l'aide de ma drill... Ça ne dégoutte plus, ça pisse littéralement.
Aujourd'hui, le toit est réparé. Annette a fermé le «Check Engine».
J'attends les autres épreuves...

vendredi 21 novembre 2008

Neige en novembre

Cher lecteur,
Cela fait quelques jours que je n'ai pas écrit. Je sais, l'attente, c'est pas ton fort! Moi non plus, je déteste attendre, comme attendre l'autobus ou dans une file. Mais, s'opère quelques bouleversements dans ma vie, des bons malgré tout... En fait, ça dépend des perceptions. Chose certaine, l'année 2008 s'achève et je serai content de la laisser derrière.
Comme tu le sais, je viens d'arrêter de fumer. Je participe à un défi. Ça fait neuf jours déjà. Ça fait quelques fois que j'essaie, deux ou trois, mais je voulais que celle-ci soit la bonne. Après tout, devenir un éternel fumeur béliqueux qui dit continuellement qu'il arrêtera sans arrêter, ça ne m'intéresse pas. Tu sais, j'essaie d'avoir un minimum de fierté! Peut-être que tu fumes? Si oui, tu connais la chanson. À chaque fois qu'on essaie d'arrêter, y'a toujours un évènement stressant qui vient te mettre des bâtons dans les roues. Un affaire qui te stress, qui te donne envie continuellement de fumer cette satanée cigarette qui se prélasse dans ta cervelle, pour passer à autre chose. Moi, cet évènement est survenue deux jours après avoir débuter mon défi... Le jour de son anniversaire, ma grand-mère est morte.
L'affaire n'est pas trop triste. Ce n'est pas l'évènement surprenant de l'année... On sentait la chose arriver. Elle est partie en paix rejoindre son mari mort depuis 30 ans. Les retrouvailles là haut ont dû être exceptionnelles!!! Je suis donc allé au Saguenay pour faire du salon, alors que l'hiver tirait ses griffes nordiques sur les terres du royaume. On m'a demandé d'écrire un hommage pour elle et de le lire à l'église. La veille de la cérémonie, nous avons soupé en famille et dans la paix et j'ai porté un toast à ma grand-mère. Arrivé à la maison, pompette, je me suis assis au comptoir et j'ai composer l'hommage d'un trait... Je crois que j'ai écris avec mon coeur et qu'elle aurait été reconnaissante. Après, mon discours, nous avons escorté le cercueil vers l'extérieur de l'église. L'image de la tombe et des portes de l'église qui s'ouvraient sur la ville et la neige était énormément puissante. Je n'ai pu m'empêcher, j'ai pleuré...
J'ai fait le calcul et fait le décompte des aïeux de ma famille maternelle. Je suis le 7ième! Et je n'ai même pas trente ans. Ma mère deviendra grand-mère à son tour dans quelques années, et la roulette tournera en soupirant ses minutes, suant seconde après seconde. La mort, cette expérience que j'avais vécue une première fois en 1992, est un sentiment hasardeux et unique pour chacun. Un peu comme aimer finalement. Mais tout ça m'a amené à désiré la paix. Au sens bien personnel. Comme si la mort apportait son lot de sérénité.
Je me suis inscrit sur facebook il y a quelques jours... j'étais contre mais je sais pas... à un certain moment, je me suis senti seul, loin des miens dans l'épreuve du temps. J'ai senti le besoin de retrouver de vieux amis, loin dans les souvenirs, perdus dans un monde en changement et inateignable dans la distance. Retrouver le passé et sourire au devant qui paraît beau. En combinant cet état d'esprit, mon arrêt de fumer et mon projet de vie saine, cette épreuve m'a fait remettre en perspective certaines choses. L'évolution prend une tangeante. Oui, cher lecteur, c'est indéniable. Le mouvement est plus rapide. La rumeur de l'hiver est plus fraîche que d'habitude. La blancheur de la lune en est la preuve. Ouija me l'a dit. L'imagination aussi, augmente.
À ce jour, aucune cigarette fumée, sans patch, sans gomme, sans bâton de cannelle. Longue marche dans l'espace de mon temps.
Quel est votre lien avec la mort?

jeudi 15 mai 2008

Endormis au gaz!

Je viens de lire un article sur cyberpresse.ca qui parle d'un changement d'attitude des consommateurs d'essence. (voir ici) Je me souviens personnellement avoir vu l'essence à 0,42¢ le litre dans les années 2000... C'était en Alberta! Quelques années plus tard et c'est l'enfer pétrolier. Personnellement, je trouve qu'on pelte! Oui, chers lecteurs, il n'y a plus de neige mais on cherche à utiliser nos pelles quand même, par habitude peut-être, ou pour se déresponsabiliser, encore. On avance des solutions... Comme s'acheter un véhicule plus économique. Soit, Annette est peut-être «économique» mais ce n'est certainement pas au niveau de l'essence que je dois lui payer. C'est quand même étrange que les voitures «VUS» ou intermédiaires commencent à s'offrir sur le marché en version hybride et que les compactes, comme la Yaris, boudent dans leur coin contre l'électricité!!! Il me semble que si on veut économiser, on devrait miser sur les petits véhicules! En ce qui concerne la technologie, je crois ardemment qu'elle est prête... mais qu'on nous fait languir. Les compactes s'achètent plus que les VUS de nos jours et dans notre coin de pays.
Une autre merveilleuse solution est de prendre les transports en commun. Oui, je veux bien... Mais l'autobus en consomme aussi, du pétrole. Si tout le monde prennait l'autobus, il faudrait en ajouter; ça en ferait moins, oui, mais ça en ferait quand même, des émissions polluantes. Le problème ne serait pas régler. Il serait moins pire! Ça serait déjà ça. Mais alors, où sont les tramways électriques, le métro dans l'est de l'île, le TGV entre Québec et Montréal? Tout cela prend énormément d'investissements. Il me semble que ce serait un beau projet de société, comme la Baie James à l'époque de Bourassa. On s'endetterait, certes, mais ça créerait de l'emploi et donc, de la richesse. On dépenserait moins d'argent à rattrapper le temps perdu et avec un peu de bonne volonté, on en serait capable. Au lieu de se chicaner sur l'absence de Charest à La Rochelle! Le truc avec le transport en commun, c'est qu'il n'offre pas la même souplesse, le même confort, la même liberté. On ne peut donc pas miser uniquement sur ça mais aussi pousser le développement en matière de voitures électriques. Ces choses vont de paires! C'est facile pour Pierre Bruneau de dire à son bulletin d'info de tous se lancer sur les trains de banlieues mais le gars qui habite à La Malbaie en a rien à foutre. Y a-t-il seulement des taxis?
Tout est fait de plastique. Mon ordi, ma télé, ma cafetière, le bout de mes lacets, ma brosse à dents et j'en passe. Si j'ai besoin d'une télé, du jour au lendemain, je suis mal barré si tout ce qu'on m'offre est fait en plastique! Je veux bien acheter une télé faite avec un matériel à base de caca recyclé mais si on ne me l'offre pas, si ça n'existe pas, je vais m'acheter une télé en plastique et vlan... pour l'environnement.
Les gens sont de ce fait dépassés, à mon sens. Quand Esso est plus fort dans la balance que mon premier ministre, que voulez-vous, je me sens piégé. Alors quoi? J'attends après ma mort? La disparition de ma race?

vendredi 28 mars 2008

«Le JP d'Amérique, un 450...!?!»

Me revoici donc, après que le temps ait passé sous mes pieds, dont les pas chancelants m'ont fait danser au court des derniers jours.
Car j'ai sauté.
C'était ça mon dernier billet, au fond. Affirmer une décision, le genre «grosse décision», vous savez sûrement de quoi je parle! Mais au-delà de la décison, il y a le geste, l'action, le moment où l'on cogne à l'intérieur de notre poitrine, qu'on sent sa tête vaciller et nos sens prendre un envol, à l'affût, juste avant de mettre le pied devant et de se dire: «c'est bon, j'y vais». Et d'avancer, dans le geste tangible, ou plonger dans la Mer des Conséquences. Remettre les jambes au vide. Et trouver notre appartement.
En fait, on a fait ça a deux, au fond, avec ma Bibitte, et je me rends compte en l'écrivant que c'est vraiment la première fois que je me choisissais un «chez-nous» avec la fille que j'aime. Et c'est rafraîchissant pour un couple... ça nous met la tête aux projets. Ça nous met à l'épreuve pour un temps... notre dynamique de couple. Parler aux proprios, leur dire qui nous sommes, ensemble, et montrer un parfaite harmonie. Honnêtement, j'ai de la veine! Je me considère prévilégié...
Et donc, nous avons enfourché Annette, notre monture Argentée, qui a cadrillé pour nous cette ville de l'autre côté du pont. Qu'a cela ne tienne, nous étions là, en cet après-midi, et les gens ont répondus à nos questions redondantes. Après un nombre d'appels suffisant pour changer la carte de notre cellulaire (sic), nous nous sommes arrêtés devant cette maison. Un duplex, avec une affiche noir et orange fluo! Je prends le téléphone, j'appelle, je ris avec la dame, je prends rendez-vous, le premier. Puis, nous avons continué à fouiner, sans relâche, jouant avec la transmission et chantant des chansons pour la chance sur cette première visite... le «running gag» de la journée.
Nous avons trouvé en ce haut de duplex des camions de pompiers devenus silence. Les lumières de la sation-service en face de mon appartement se sont fermées, deux balcons ont poussé en dehors des murs, et de gros arbres se sont enracinés sur un coin de la terre que je pouvais désormais voir, alors qu'il était bitûme. Les enfants courraient dans la rue, le soleil brillait et le mât du stade était encore au bout du boulevard. Les gens nous ont souris pendant toute la journée et j'ai senti presque le plaisir de chercher notre trésor, celui qu'on a trouvé.
Et le bail est signé!
Alors notre pied se dépose, sur la surface de l'avenir, sur ce nouveau chemin blanc et vierge du futur. Et j'avance... nous avoncons. On s'émerveille devant l'inconnu. On se gonfle une balloune qui à nos yeux ne se dégonflera pas. Respirer, entendre le coeur dire «ouf» et sentir nos mains se détendre... et enfin me dire: «c'est fait!»
Je ressentais le besoin de l'écrire. J'ai senti le printemps et je me suis emporté.
Merci à AleksTrep pour l'inspiration via un disque!

mardi 11 mars 2008

Mon flocon dans la tempête.

Je me sens un peu confu. Après tout, je suis un de ces joyeux imbéciles qui a décidé de prendre la route samedi pour se diriger vers les Cantons de l'Est. La sale affaire, vous vous dites?! Non, pas du tout!
Hier soir, je pitonnais sur mes 6 postes de télé (je n'ai pas le câble), à la recherche d'un «sac de chips médiatique» à me mettre sous la dent, le temps que ma Bibitte prenne sa douche. Je suis tombé sur cette émission de Denis Lévesque, à TVA. Le gars m'énarve! Le décor m'énarve! Le rythme m'énarve! Les sujets m'énarvent! Mais bon, on parlait de cette tempête «historique» et il n'y avait rien d'autre alors, je me suis dit, «pour une fois». L'animateur s'entretennait avec un journaliste de Mourrial qui a couvert l'évènement en direct, avec le journaliste de l'hélicoptère qui a regardé le tout d'en haut dimanche matin et un caméraman de Québec qui a aussi couvert l'évènement de son côté, le fameux soir de samedi, alors que tout est devenu blanc et aveugle. Bon, vous avez sûrement vu les images tout comme moi; je ne reviendrai pas là-dessus. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est devenu le bordel très rapidement. Je regarde les images, trouve ça pas mal intense, et ma Bibitte vient me rejoindre sur le divan. Le caméraman de Québec se met à raconter un bout de son aventure. Je ne sais trop ce qui lui ait arrivé mais sa voiture était inutilisable... il a vu un motoneigiste passé et lui a demandé s'il pouvait le prendre avec lui, vers l'oeil de la tempête, parce qu'il voulait avoir des images du bordel sur l'autoroute. Le gars du «ski-doo» lui aurait dit quelque chose du genre «ben oui, embarque, j'ai justement un autre casque...» et ils sont partis prendre leurs images pour TVA. Ma Bibitte m'a alors fait remarqué quelque chose. «Au lieu de l'embarquer, pourquoi n'a-t-il pas dit non pour plutôt prêter le casque vide à quelqu'un en difficulté dans sa voiture, plus loin?» Et j'étais d'accord avec elle.
Pour aller prendre des images de quoi au juste? On ne voyait pas grand chose anyway!!! Et pis, on l'a tous vu, dans notre salon, la tempête, non? Elle est passée d'est en ouest! Pourquoi cette folie de l'image? Oui, le caméraman a dit que c'était une aventure inoubliable avec un «rush» d'adrénaline intense mais j'ai pas trouvé ça très altruiste. Vous me direz peut-être que c'était juste une toute petite place sur une motoneige mais ça aurait fait une place de plus!
Nous devions aller chez mes beaux-parents en fin de semaine. On annonçait une tempête... Samedi matin, j'ai fait mes devoirs et je suis allé voir les cartes satellites, voir comment ça se dessinait et j'ai pris la décision de partir parce que j'ai jugé qu'on aurait le temps. Je suis un passionné de météo; j'arrive presque à faire mes bulletins moi-même. Et on a eu le temps. Lorsqu'on est arrivé à destination, il n'y avait pas encore un flocon dans le ciel. C'est qu'en quelques sortes, j'ai pris mes responsabilités. J'ai écrit plutôt cette semaine: «est-ce parce que les gens ne savent plus s'arrêter, le temps de laisser passer le mauvais temps?» . Ces gens qui sont partis dans la nuit affreuse, leurs bambins sur la banquette arrière, n'ont pas eu de conscience ou avait le courage mal placé, il faut croire. Et pourquoi n'a-t-on pas fermé les routes?
Et je suis désolé de l'affirmer mais les gens de la grande ville se prennent pour des vrais cowboys!!! Je viens du Saguenay, du Nord, comme on dit ici. Des tempêtes, j'en ai vu passé, pas autant que dans les maritimes, mais j'en ai vu. Pour moi, elle n'avait rien d'historique. Mais je savais aussi à quoi m'attendre. Ici, à l'ombre du Mont Royal tourmenté de blanc, ce n'est pas ce que je constate.
La voiture de notre société va beaucoup trop vite, en quelque sorte. Lorsqu'arrive la tempête, elle est difficile à ralentir, qu'elle soit 4x4 ou non.

dimanche 2 mars 2008

Décrasser l'hiver!

Samedi matin, 9h.
Éperdû dans le sommeil profond, je cherchais dans mes rêves une quelconque sortie vers un éveil. Entrelâssé dans mes couvertures chaudes, le respire haletant sur une montagne d'oreillers, j'ai ouvert l'oeil finalement. Samedi... Se trouver devant une journée à la case horaire libre me plait bien. Dehors, il neige et il fait doux; je n'avais pas mes pantouffles depuis ma dernière visite dans les Cantons de l'est. Je les avais oublié. Qu'à cela ne tienne, j'irais y faire un tour, pour la visite mensuelle de mon filleul car mes pieds n'auraient su attendre plus longtemps. Je l'ai déjà dit, j'adore être confortable. Le projet était simple... Aller faire du traineau avec ce petit garçon de trois ans dans une journée de ski de printemps, je trouvais que c'était la grande classe. Et cela m'aurait permis de penser à autre chose. Mais j'ai décidé d'y aller pour le décrassement pur et simple... Ma mission: enfiler mes skis de fond et foncer dans la neige épaisse. Cela faisait deux ans que je ne les avait pas regardés!
«Mais où sont mes bottes?». Je les ai cherché, mes bottes. Il y avait deux ans, je les avait bien rangées quelque part mais où, diantre! Les minutes ont passées, me voyant faire le tour des garde-robes à la recherche de ces bottes de skis. J'ai même eu le temps d'avoir peur de les avoir perdues mais en quinze minutes, j'ai finalement trouvé LA boite sur laquelle était écrit: «Bottes de ski de fond. Bon ski!» Cela allait être une belle journée.
C'est au son de l'album OK Computer, de Radiohead, que moi et Annette, la voiture Argentée, avons roulé jusqu'à notre destination. À l'arrivé, les flocons me chatouillaient toujours le visage. Ha, la campagne et ses oiseaux. Dans la maison de mon cousin, dans le coin de la cuisine, je distinguais les flammes de quelques bûches, réchauffantes et parfumantes. Mon filleul dormait. Je ne l'ai pas réveillé. Valait mieux, pour ne pas avoir de crise! Dans le four, à 200 degrés, mijotait depuis 22h30 la veille une tourtière du lac, que mon cousin m'a dévoilée, la bave sur le menton. À 14h, je suis sorti dehors farter mes skis. J'ai enfilé mes bottes, je les ai fixées aux fixations et vlan!... Je suis tombé, avec une légère sensation que cela ne serait pas facile, premièrement, et que, deuxièmement, valait mieux que je m'éttire. Et j'ai finalement fait bon ski! Je n'avais rien perdu de ma technique et j'ai fait du ski de randonné et du patin. Je me suis décrassé comme jamais depuis longtemps.
Il fallait voir les yeux du petit garçon qui voyait pour la première fois des skis! Tout ça pour dire que je me sens paresseux. Tout l'hiver, j'aurais pu en faire partout du ski mais j'ai attendu que l'hiver passe, que le temps passe. Dans le rythme éffréné de nos vies, on ne trouve pas toujours le temps de faire ce que l'on aime, surtout quand ça demande un effort. Et vous, l'activité physique, en faites-vous assez?

mardi 15 janvier 2008

Dame Nature et la «nature» québécoise.

J'étais parti. Quelques jours dans mon nord. En fait, je suis descendu au Saguenay avec Bibitte et Annette, la voiture Argentée. Quatre jours pour se refaire, avant de recommencer. Aller célébrer mon anniversaire avec ma famille. Je dois avouer que j'en avais vraiment besoin. «Un repos bien mérité», que je me disais, la tête en lune et les yeux plissés par le labeur. Je n'ai pas eu deux semaines de congé pendant les fêtes... J'ai travaillé. Non avions si hâte de partir que nous avons décidé de quitter Mourrial mercredi soir plutôt que jeudi matin, afin de ne pas perdre une demi-journée de nos quelques jours de vacances. Mais... je ne me suis pas vraiment reposer. En fait, j'ai gagné le gros lot! Non, je n'ai pas gagné le million à Célébration 2008 ni un voyage vers Cuba. Loin de là!
Mercredi soir.
Étant un passionné de la météo, évidemment, j'ai regardé sur internet tout ce qui concernait la météo entre Mourrial et le Saguenay. Si vous vous rappelez bien, mercredi soir, il y avait du vent... Beaucoup de vent! Mais bon, le vent, le vent, c'est pas une raison pour ne pas partir. Pour le reste, la neige était passée et une masse nuageuse semblait inoffensive au nord de la Mauricie. On annonçait rien d'important, pas de tempête, pas de précipitation et les conditions routières étaient bonnes. On est parti! Nous avons fait la 20 et, il ventait, beaucoup, mais ça roulait très bien et la vue était dégagée. Nous nous sommes arrêtés avant Québec, à St-Nicolas, pour un café Tim et pour que je prenne le volant. En partant, j'ai bu une première gorgée de mon brun liquide et je me souviens que je l'ai trouvé particulièrement bon. Tout allait bien et nous avions le bonheur près de nous... mais il nous a laissé avant qu'on prenne le pont Pierre Laporte!
À notre arrivée sur la structure suspendue, on nous annonce qu'il y a un «incident» et non un «accident» sur le pont. Pas de problème... il n'y pas beaucoup de circulation. Nous avons ralenti, ralenti jusqu'à s'arrêter près de l'incident... Un camion renversé sur le côté par le vent. On ne trouvait la chose pas trop annormale... Il ventait fort, c'était bien vrai, et sur le pont, il ventait pas mal fort (110 km/h). Mais, lorsqu'on s'est arrêté, nous avons eu un doute. C'est que la voiture bougeait, même arrêtée! Elle ne bougeait pas de côté, comme lorsque le vent frappe une voiture de côté... Non! Elle bougeait de haut en bas. Nous avons vite réalisé que ce n'était pas la voiture qui bougeait mais bel et bien le pont lui-même. Je ressentais la même chose dans mon abdomen que dans les montagnes russes. G positif; G négatif... Les câbles d'acier bougeaient même et balottaient au vent. Je savais bien que nous étions sur un pont SUSPENDU mais comme nos infrastructures québécoises sont en mauvais état, je me suis dit que le pont souffrait peut-être aussi de sous-financement. Lorsque la voie s'est dégagée, je peux-tu vous dire que j'ai pesé sur le champignon!!! Vive la terre ferme!
Remis à peine de nos émotions, moi et ma Bibitte, on descend l'autoroute Henri IV en se réconfortant à l'idée que le pire est passé. Mais c'était sous-estimé Dame Nature qui avait décidé, ce soir-là, de m'en donné pour mon argent. Sur l'autoroute de la Capitale, il se met à neiger. Beaucoup... Je revois dans ma tête l'image satellitaire et la jolie dépression au nord de la Mauricie... Et je savais dès lors qu'elle n'était plus en Mauricie. J'ai bu une autre gorgée de café en me disant que le chemin entre Québec et Saguenay allait être enneigé. Rien de dramatique... Le vent semblait s'être calmé. Nous prennons la 73, direction plein nord, et j'appelle mes parents pour leur dire que je serai un peu retarder à cause de la neige. Puis, la 73 devenant la 175, nous roulons, dans la tourmente de l'hiver québécois, dans la poudrerie qui devient de plus en plus forte à mesure que l'on prend de l'altitude dans les montagnes derrière la Capitale. Arrivé au Relais du Nord, un espèce de relais pour camionneur, dernier restaurant avant le noir complet, un camion de Transports Québec nous fait signe de sa grosse flèche jaune de se stationner au restaurant. «Ça y est, que je me dis, ils ont fermé le parc!» Après avoir parlé avec un camionneur et le responsable de Transports Québec, j'apprends que c'est fermé uniquement pour le transport lourd. Au même moment, un gratte passe. J'ai donc décidé, sans attendre, de partir en suivant la gratte, chose qu'on m'a appris avant même que je conduise, afin de rouler en toute sécurité par temps extrême. Mais, honnêtement, j'aurais dû dormir à Québec!
La gratte roulait à environ 80 km/h et moi, avec ma petite Annette, à 60km/h. La route est devenue de plus en plus enneigée et j'ai finalement dû laissé un camion passer pour qu'il me fasse des traces. La photo montre un moment de ce périple qui nous a pris 1h30 de plus à faire qu'en temps normal. Nous n'avons pas croisé plus de 5 voitures pendant les 200 km.
Jeudi.
C'était ma fête!
Vendredi.
On mange encore comme des gros cochons.
Samedi.
On se rend compte qu'Annette est malade. Problèmes électriques; les lumières du tableau de bord n'allument plus. S'en suit une inspection des fusibles... rien, tout parait beau.
Dimanche.
Je me rends au garage, pour faire vérifier la voiture. On me dit qu'on ne fait pas dans l'électrique le dimanche. Putain! Nous décidons donc de partir plus tôt, afin de rouler de jour et de nous arrêter dans les Cantons de l'est, chez mes beaux parents, pour aller voir notre garagiste lundi matin.
Lundi.
Le garagiste ne peut rien pour la voiture et doit se renseigner avant d'en faire davantage. Il me rappellera, qu'il me dit. Bon, alors, on part pour Mourrial, sous la neige et la poudrerie, encore! Nous sommes sur la 20, la route est sur le bîtume... notre vitesse moyenne est de 110-120 km/h. Arrivé à St-Hyacinthe, nous arrivons sur les lieux d'une sortie de route. Une dame a fait un tête-à-queue avec sa minifourgonnette dans une courbe et est allé atterir dans le terre-plein central. Elle fait des signes mais on ne la distingue pas vraiment à cause de la poudrerie. Mais nous, nous la voyons. Nous arrêtons sur le bord de la route car nous sommes secouristes et que nous avons un cellulaire. La dame en question était là depuis 15 minutes... et personne n'est arrêté pour lui porter secours. PERSONNE! Nous étions les premiers à arrêter et les premiers à avoir appelé les services d'urgence. Je tiens donc ici à faire une petite parenthèse:
(Je trouve personnellement complètement absurde et abérant que pArsonne ne se soit arrêté ou est deigné appeler en passant. Au nombre de cellulaire sur les routes, les camionneurs et tous les autres moyens de communications que nous avons, il me semble que 15 minutes, c'est vraiment mauvais comme délai. Ce temps aurait pû coûter la vie à cette dame et ces deux enfants de 6 mois et 2 ans. Osti de tabarnak, les gens sont vraiment nombrilistes et je trouve ça tellement répugnant comme reflet de notre société. Dégueulasse! Scusez!)
Mais ce n'est pas tout! Savez-vous combien de temps cela a-t-il pris avant de voir apparaître un premier répondant? Devinez? Une heure et demi! La madame et ses enfants sont restés là pendant 1h30 bâtard! J'ai dû rappeler le 911 pour leur demander ce qu'il faisait. La madame du 911 me rétorque qu'il y a beaucoup de sortie de route au même moment. Je lui réponds tout de go que ce n'est pas le towing que j'attends mais un policier ou une ambulance criss. Ou juste un camion du ministère des transports. La route est glacée, nous sommes dans un virage, et ça fait une heure qu'on voit le monde rouler et dérapper devant nous. Une minute plus tard, une ambulance était sur les lieux! Bravo. Heureusement, personne n'a été blessé.
Aujourd'hui, ben, j'ai mal à la tête, c'est certain. L'écrire m'a fait du bien.

mardi 11 septembre 2007

Le billet de la rentrée d'Amérique.

Bon! Disons que pour l'instant, Huguette (ou Hugo, c'est selon...) semble tenir le coup. Je peux donc m'adonner à nouveau au plaisir d'écrire sur mon blogue. Comme vous vous en êtes peut-être rendu compte, je n'ai pas écrit beaucoup cet été... Pis? J'en ai profité et vous en avez sûrement fait autant. Je vais donc tenté, là, maintenant, sous vos yeux rivés à votre écran, de faire de cet été rempli un savoureux condensé, un peu comme une soupe en canne dans laquelle on doit ajouter de l'eau...
Le JP d'Amérique. Je tiens ce blogue depuis quelques mois déjà. Je dois admettre que je suis toujours aussi satisfait de mon expérience, bien que ma blonde soit meilleur dans ce domaine... (la satisfaction!) Surtout, j'ai été agréablement surpris de constater qu'on me lise! Je sais que je suis loin d'être un «célibataire urbaine» (est-elle morte ou vivante?) au niveau «je suis un blogueur cool et aimer de beaucoup de gens», ce que je ne recherche pas nécessairement, mais plusieurs personnes m'ont commenté... On m'a dit qu'on était accro., qu'on attendait mon prochain billet avec impatience, à quelques reprises. On m'a aussi dit que j'avais une très belle plûme. Plusieurs se demandaient ce qui se passait depuis quelques semaines et j'ai constaté de visu un bon nombre de mes lecteurs, anonymes, qui ne laissent pas de traces de leur passage.
Je tiens à vous dire merci. Ce blogue est pour moi une expérience bien personnelle et vous la partager me fait sentir comme une fleur en plein milieu du couchant de juillet. Avec les papillons, en plus.
Les vacances d'Amérique.
J'ai eu de superbes vacances. Nous sommes allés dans Charlevoix, au parc des Grands Jardins, dans le but de faire du camping, de relaxer et de faire l'ascension du Mont du lac des Cygnes, qui culmine à 980m. d'altitude. À partir de Montréal, nous avons fait fi des autoroutes! Nous avons pris la 138 jusqu'à Trois-Rivières où nous avons traverser le pont Laviolette, sur lequel je n'étais jamais passé. On a ensuite pris la 132 jusqu'à Québec pour ensuite retourner sur la 138 jusque dans Charlevoix. Je vous conseille d'ailleurs cet itinéraire. Il n'y a pas de trafic, c'est paisible et les paysages valent cent fois ceux de Drummondville, St-Hyacinthe ou le Madrid réunis!
Côté température, nous avons eu le combo moitié-moitié. Mais le soleil fût là aux bons moments et cela nous a permis de découvrir des paysages majestueux, un peu comme si l'Irlande s'était amouraché du Québec, le temps d'une journée ou deux. Comme une image vaut milles mots...
Le long du fleuve

Le Mont Ste-Anne, la tête dans les nuages

St-Urbain et le Mont du lac des Cygnes en arrière-plan

La montagne en question

La vue d'en haut

L'île aux Coudres Et moi, gallopant sur le bord de la route, haha!

Je tiens à remercier ma Bibitte qui a pris autant de cliché que moi! Et je n'oublie pas Annette, la voiture Argentée, qui en a sué un coup!

Le conventum.

J'ai finalement eu un véritable et merveilleux conventum où j'ai pu serrer la main des ennemis de jadis ainsi que des vieux amis d'antan. On aura fait quelque chose de bien avec tout ça, finalement. Sur le plan personnelle, ce fût la soirée des ex. La première personne à arriver après moi (qui était le deuxième) fût Marie-Claude. J'ai eu une histoire d'amour adolescente, tout ce qu'il y a de plus Watatatow, avec elle alors que j'avais 15 et 16 ans. Plus tard, je vis arriver Annie, ma première blonde, en première année, qui m'avait laissé parce que ma mère m'avait obligé à aller magasiner pour des vêtements au lieu de me laisser m'amuser avec cette fille... Au souper, j'étais assis à une table de huit où était assise également Julie, premier grand amour (j'avais 13 ans) et Manon, que j'ai aimé aveuglément mais qui m'a laissé pour un cadet.

Ouais, c'était étrange mais rigolo à la fois. On a eu du fun, on a rit de nos trips d'ado! C'était un peu comme revivre notre bal, dix ans plus tard. Mais, à mon bal, j'étais accompagné de Nathalie, qui avait pris du soleil pendant la journée pour avoir un beau teint bronzé et qui était arrivé au bal rouge comme un homard. À 23h, elle était partie! Mais Nathalie était plus jeune que moi. Elle ne faisait pas partie de cette promotion. Ça aurait été drôle de la voir également, non!?

À la fin de la soirée, mes bons vieux amis me tètent pour sortir au bar où nous allions à l'époque - «envoye!, ils vont tous être là!» - et qui était un pub nommé Le Guinness. Mais en 2007, c'était maintenant un bar lounge nommé Le Bao... et ça ne me disait vraiment rien! Mais comme mes amis sont persévérants... Nous nous sommes finalement rendu au Bao. Et c'est à cet endroit, dans le plus pur des hasards, que j'ai fait la rencontre surprise de Nathalie, la fille qui, il y a dix ans, était ma copine et rouge comme un homard! Plutôt capoté, hein?!

Je dois en parler, de Cédrika

Quel drame! Bon, vous connaissez toute l'histoire. Mais là, le cellulaire à Poirier, c'est beurré épais en svp! Comme je le disais précédemment, ne manque que l'hélico et les commentaires de Denise Bombardier. Et pis, Frank qui a vu un camion rouge dans un stationnement à Mourrial... Bon, peut-être qu'il n'a rien fait, figé par ce qu'il voyait. C'est correct, je peux comprendre, mais au moins deux chiffres de la plaque aurait suffit putain! Et pis la police qui attend un mois avant de donner une description du véhicule et du suspect. Y'a dû en faire du millage, le gars, pendant tout ce temps... pas fort.

Brian Mulroney

J'ai regardé l'entrevue, étant curieux politique professionnel. Mais il y a quelque chose dans cette histoire qui reste nébuleux. Brian a ben beau dire qu'il l'a laissé tombé alors qu'il en avait besoin, il m'a donné l'impression qu'il y avait anguille sous roche!

Les feux de forêts en Grèce

... suivis par des innondations. Faut pas être trop chanceux. La nature ne se contrôle pas comme un gun! Voilà un autre exemple.

La guerre aux talibans en Afghanistan

Sortez-nous de là, calvaire. Allons au Darfour, tant qu'à faire. On serait sûrement plus utiles!

Le 11 septembre 2001

Il y a de cela six ans, près de 3000 personnes sont mortes à cause de 19 personnes. La vie ne tient vraiment qu'à un fil. Et depuis... Ground Zero est toujours vide, l'Irak toujours instable, les talibans courent toujours et Ben Laden fait toujours dans la vidéo amateur.

Bonne journée à tous et à bientôt!

vendredi 7 septembre 2007

Chers amis lecteurs...

Pauvre Huguette! Je parle ici de mon ordinateur qui, s'il était humain, serait assurément une grosse laide qui rote et pète tout le temps... Toujours est-il qu'après quelques palpitations cardiaques de ladite machine, je me suis tourné une autre fois, attristé et souffrant, vers mon ami Éric, fier confrère de la gang qui font des ordinateurs ce qu'ils veulent.
Pendant ce temps, à quelques kilomètres, près d'une station service 24h, le Jp d'Amérique, pantouffles aux pieds, chapeaux sur la tête, laissait aller quelques sanglots amers de la fenêtre de son salon qui donnait sur la rue Beaubien. Agitant le mouchoir blanc, tel une princesse déshonorée, il garda espoir, tout de même, question de ne pas trop vaciller.
Je reviendrai donc très bientôt afin de vous parler des choses dont je ne vous ai pas parlé... le conventum, les vacances, Brian Mulroney, Cédrika... pourquoi TVA ne traquent-ils pas avec leur hélicoptère quelques suspects ou les policiers. Avec un commentaire de Denise Bombardier dans l'hélico, ça mettrait encore plus de piquant. Avec Gaston Lepage comme pilote... mouhaha!

jeudi 5 juillet 2007

Le code de la route

Ce soir, j'ai fait de la voiture. Moi et Anette, la voiture Argentée, nous nous sommes payés deux petites incursions dans les tours, là-bas, au centre-ville. J'en ai vu de toute les sortes...
  • La klaxonnite aigüe: Il existe de ces gens (prononcé gensse) qui pensent, dans la routine de leur temps à eux ainsi que dans la quiétude des autres, qu'il est de bonne augure de klaxonner pour des niaiseries. On voit un piéton sur le coin de la rue, on klaxonne... au cas où... Un bonhomme est dans la voie de droite et va à 30km/h. On klaxonne, on l'injure puis, on change de voie. La pollution par le bruit, ça vous dit quelque chose...
  • L'amputation des flasheurs: Cette opération brève, indolore et très efficace vous permet de ne pas mettre votre clignotant. Il est aussi possible de se faire faire la demie opération... Vous mettrez votre clignotant... mais en tournant.
  • Le mirage des passages piétonniers: T'en qu'à ne pas les respecter, je propose l'abolition. Cela permettrait au piéton de prendre 20 minutes de plus à traverser la rue Beaubien, ce qui leur permettraient de profiter pleinement des joies du soleil et de la chaleur, et les automobilistes n'y verraient aucun changement... La majorité ne les voient pas de toute façon. En passant, lorsque j'étais en Alberta, je n'avais qu'à me présenter au coin de la rue et les voitures s'arrêtaient gentiement.
  • La lumière orange: Je propose l'ajout d'un lumière de couleur orange aux feux de circulation. Pour les taxis surtout...
  • Qui est Pie-IX: On sait tous que c'est un pape... Et pis? Je suggère à la ville de Mourrial d'étendre le circuit Gilles Villeneuve jusqu'à Pie-IX. Cela permettrait au touriste de mieux s'y retrouver lorsqqu'ils vont au GP et pis... Anyway, ça roule aussi vite...
  • STM polluante?!?: Il est conseillé à tous les écolos de prendre le transport en commun du fait que cela produit moins de gazs... mais un autobus qui ronronne à minuit au feu rouge en face de ta fenêtre ouverte, c'est polluant au bruit en osti !!!
  • Centre-ville enrhumé: Ou congestionné. Je propose le retour à grande échelle de la calèche dans tout le centre-ville et interdiction d'y conduire une voiture. Résultat: Encore de la congestion mais à cheval, on se dira que c'est normal de rouler à 10km/h. En ce qui concerne les émissions de gazs à effet de serre, je suis partagé... Il faut calculer le métanne émanant des flatulences des étalons!

J'adore conduire, tout de même...

mercredi 27 juin 2007

Terre...

Il y avait la plaine ensoleillée qui défilait le long de la route, avec ses bourrasques de vents affolées qui faisaient danser l'arbre, solitaire, dans son champs de maïs. Avec Annette, la voiture Argentée, les fenêtres ouvertes sur l'odeur de notre terre, les lunettes de soleil sur le nez, l'air enjoué ou ennivré, c'était selon, nous chantions à tue-tête Jean Leloup. Les kilomètres passaient sous la voiture, fuyant le temps dans un marathon interminable vers la fin du monde. Nous étions en vie...
Devant nous, l'horizon d'une vaste bulle, et un papillon, désorienté, qui termina par trouver son chemin dans l'air, après qu'un camion l'eût carressé. Et c'était fou, on s'aimait, on s'aimait, et il nous semblait que plus rien n'existait si ce n'est de l'instant, fragile et minime. Nous étions dans la poussière de l'homme, quelque part dans son sillage dévastateur. Et les arbres souriaient, dans les crevasses de leur écorce dorée...
Nous sommes profiteurs, en somme, mais trop peu encore semblent l'assumer.

lundi 18 juin 2007

L'été, c'est fait pour jouer...

Juin. Le soleil, les arbres tout autour qui font de l'ombrage, tels de gros brocolis géants. Les belles filles (la jupe importe peu), les terrasses, la piscine, le barbecue et les steaks à $15,00... Vous voyez, chers lecteurs, il y a tant de choses à admirer, à faire. Et le travail dans tout ça.
Déjà quelques mois que je suis ici et j'aime bien. Mais je fais un constat plutôt réaliste pour la saison estivale que je partage avec plusieurs blogueurs et blogueuses. J'annonce donc ici que je n'arrêterai PAS d'écrire dans ce blogue pendant l'été. Est-ce parce que j'ai trop de respect pour les quelques personnes qui me font honneur de leur visite? Est-ce parce que je n'ai rien à faire? Est-ce parce que je suis un geek de l'informatique qui va en vacances au siège social de microsoft? Non! En fait, je ne pourrais m'empêcher d'écrire ici, même pendant une saison complète, parce que j'ai le goût et parce que je respecte ceux et celles qui me lisent. Prendre des vacances de mon blogue serait maladroit, compte tenu que je veux qu'il soit lu!
Cependant, j'annonce aussi que, comme me disaient Pruneau et Cannelle dans Passe-Partout, «l'été, c'est fait pour jouer»... Alors, je n'écrirai pas de billets à tous les jours. Je passerai même une semaine ou deux, comme je viens de le faire. Parce que je ne m'asseois que très rarement devant mon ordi ces derniers temps. Évidemment, j'aurais des tonnes de trucs à vous jaser, comme vous parler du dernier clip de Marilou, la chanteuse de 16 ans qui, dans son clip, sort avec un gars plus vieux que moi en apparence (fin vingtaine) et qui lui dit «aller viens, je t'emmène danser sur la lune...» ou encore vous parler de mon voisin qui ne fait plus de bruit depuis ma lettre. Enfin...
Merci de venir me voir ici de temps à autres et merci également de comprendre que je veux profiter de l'été sans pour autant oublier mes amis lecteurs. Et je vous souhaite d'en profiter également.
Tiens, en attendant, dites-moi, qu'elle est votre destination vacances pour cet été?
Moi, je vais dans Charlevoix, faire du camping au parc des Grands Jardins.

lundi 7 mai 2007

Samedi hot, dimanche poche!

Quelle fin de semaine. Avec du beau comme du laid. Samedi, moi et ma conjointe sommes allés du côté de Lefebvre, petit village de campagne près de Drummondville. Je m'ennuyais de mon filleul et je ne lui avait pas encore donné son chocolat Lulu de Pâcques, que j'avais conservé à la maison. Ha, ce cher Nicolas, avec sa petite frimousse d'un an et demi, qui était tout content lorsque je lui ai dit qu'il buvait maintenant comme un grand garçon en prenant son verre de jus de pomme dehors, au soleil, au vent. Il avait ce petit couvercle avec un bec qui ne fonctionnait pas... Mais parrain lui a fait goûter en enlevant le couvercle et c'est comme si un nouveau monde s'ouvrait à lui alors qu'il buvait une gorgée, en me regardant, sans en renverser une goûte. Et puis plus tard, il était tout content de me montrer qu'il était capable de faire pipi sur la toilette. Il était drôle, le petit bonhomme. J'ai dû partir un temps, avec son papa, pour aller chercher des cigarettes au village... et pendant ce temps, on m'a dit qu'il me cherchait partout. « Pepère parti!?» Il m'appelle Pepère... ou Panpère... Le J ne lui rentre pas dans la tête mais il est bien drôle! Nous avons également fait un tour de brouette. Et il trippait en faisant des broum broum comme je lui avait montrer la dernière fois. Et je lui ai donné son bain et comme moi, il ne semble pas du tout aimer se faire laver les cheveux!!! Il est drôle! Nous sommes revenus à Montréal en fin de soirée. En partant, nous roulions dans le rang ténébreux quand un chien se mit à courir après la voiture. Dans la pénombre, nous avons seulement vu les yeux qui réfléchissaient... Il était du côté conducteur et fonçait vers nous en abboyant férocement. Quand nous avons vu ses yeux, ma blonde a lancé un espèce de cri de mort de mongole que je pense qu'elle m'a fait plus peur que le chien. J'ai appuyé à fond sur le frein et le chien est venu se frotter sur ma porte. Nous l'avons frôlé mais il ne semblait pas blessé. Il est reparti vers sa maison, à quelques mètres. Moi et Marie, nous avions de l'adrénaline qui nous brûlait les veines! J'ai arrêté la voiture, demandé à ma douce si elle allait bien. Nous sommes repartis, dans la noirceur de la campagne. Nous devions aller faire le plein au village avant de partir... mais la station était fermée, bâtard! Nous étions à 15 km d'Acton Vale, sur la 116, et nous avions juste assez d'essence pour s'y rendre. Mais allait-il y avoir une station service d'ouverte? Après des recherches dans une cabine téléphonique, nous avons finalement appeler la téléphoniste qui nous a transféré à la Sureté du Québec de la MRC D'Acton. Deux stations services étaient ouvertes. Mais je n'avais pas assez d'argent pour un café. Alors, l'heure de route jusqu'à Montréal m'a parue comme une éternité... Ma blonde, elle, dormait à côté. C'est Jean Leloup qui m'a tenu réveillé. Que d'émotions!
Dimanche!... Vous savez, quand vous avez vécu une grande période de stress, vous vous levez le lendemain matin avec une migraine. Ben voilà! Je m'en suis tappé une bonne, avec vomi et tite soupe Lipton. Le gros kit là. Et ma blonde était partie pour la journée. Seul, avec mes maux. Une journée où je n'ai rien pu faire sauf me lamenter.
Et je travaille ce soir et toute la nuit! Il me semble que cette nuit, j'aurais fait l'amour plutôt que de placer l'esti de shampoing!

jeudi 3 mai 2007

Des nouvelles sans importance.

J'étais en train d'aller reconduire ma conjointe à son collège ce matin, par ce beau jeudi ensoleillé, écoutant la radio dans ce bouchon de circulation matinal. Aux nouvelles, on nous dit que la coupe Stanley est allée faire un tour en Afghanistan. Soit! Parfait pour elle. Et là, on a pris des photos, nos soldats posant fièrement devant la coupe sacrée avec leur C-7 dans les mains, avec des chandails du club montréalais, en fantassins exemplaires.
L'animateur radio nous dit que cette visite de la coupe fait un scandale. Plusieurs s'inerrogent... «Comment peut-on prendre en photo une coupe telle que celle-ci, symbole d'un sport national, avec un soldat et son fusil?» Une affaire d'état en somme, comme Doan qui est le capitaine de l'équipe nationale de hochey aux championnats du monde, comme la cabane à sucre, comme tant d'autres nouvelles...
Putain que nos médias se cherchent du boulot! Fuck, on fait des nouvelles avec rien. On donne de l'importance à tellement de choses insignifiantes. On s'offusque de voir un fusil à côté de la coupe... mais dans un film, ça passe. Enfin, ça fait pauvre, ça fait boboche, ça fait broche à foin. Au lieu de chercher des mauvaises nouvelles aussi connes et sans intérêt que celles-ci, on pourrait tellement nous parler des bonnes nouvelles qui arrivent à tous les jours et dont on entend jamais parler. Au pire, qu'on nous présente des entrevues avec les acteurs de l'actualité pour meubler le temps lorsque les nouvelles sont rares, je sais pas moi... Qui plus est, qu'on soit d'accord ou non, ces soldats sont parti là-bas et se font tirer dessus à tous les jours. Me semble que dans ce contexte, tout (dans les limites du respect, évidemment) est bon pour leur remonter le moral, non!? Et s'ils veulent du café Tim Horton, ben, c'est tant mieux. Je les comprends là dessus anyway!
Ce matin, j'étais sur l'autoroute métropolitaine, dans le bouchon, la radio ouverte. Je n'ai pas vraiment pris le temps de penser à la coupe stanley. Je me demandais simplement qui est le ou les tatas qui ont dessiné l'autoroute 15. Faut être twit en batard pour faire passer deux autoroutes aussi achalandées sur le même tracé, même si c'est pour 1 km. Il me semble qu'on sauverait du temps, de l'essence, des gazs à effet de serre et de l'argent à corriger ce monstre qu'est le tronçon où ces deux autoroutes se partagent trois voix de chaque côté!
Mais, ça aussi, c'était une nouvelle sans importance! Photographie: canoë.qc.ca

jeudi 5 avril 2007

Les racines.

Voilà, il neige encore. On ne s'en sortira pas. C'est comme ça. On sert les pelles et Dame Nature nous envoie sa dernière livraison. Ça fait un sujet de plus au show des nouvelles. Et on apprend que la ville de Mourial a signé ses contrats de déneigement jusqu'au 31 mars 2007! Résultat: on gratte, mais juste à moitié. Pathétique!
Sur une note énormément plus distrayante, je vais au Saguenay ce weekend pour voir la famille en ce merveilleux temps de Pâques. Mais bon, arrivé là bas, serai-je réellement diverti. Ho! J'adore mon coin natale, ma colline et tout le reste. Revoir ma famille va sûrement me faire du bien. Anyway, elle n'est pas grosse; je dois en prendre soin. Pour moi, pour eux, pour ma descendance. Mais pour le reste, que se passera-t-il? Non pas qu'il n'y ait rien là-bas. À preuve, je m'y suis amusé pendant 20 ans. Mais je n'y connais plus personne.
Ceux qui, comme moi, sont des bleuets, se souviendront de quelques soirées au Potin ou à l'Envol. Ou plus loin encore, au Guiness. Il y avait une époque où j'y allais et connaissais bien du monde. Les derniers voyages où j'y suis allé, j'ai réalisé que ça ne valait plus la peine. Même l'année dernière, alors que j'ai travaillé à Jonquière tout l'été, je suis allé à l'Envol à peine 5 fois et j'y ai peut-être siroté le même nombre de bières. Tout a changé! Tout a évolué. Deux de ces trois endroits n'existent plus. Un a fermé, l'autre est devenu un bar lounge!?!
La famille donc. Et bien, c'est peut-être mieux ainsi. On va sûremenmt me parler de ma barbe fraîchement poussée, de mes cheveux que j'ai rasés au no 5 avec ma tondeuse à poils. Je vais peut-être rire un bon coup sur le dos de ma tante Francine ou rentrer à la maison après avoir fait des courses et découvrir ma blonde et ma mère en train de se payer la traite dans un vinier. Je vais peut-être voir Olivier qui ne se souviendra probablement pas de son tonton JP. Mais bon. Ça ne m'inquiète pas. Je trouverai le moyen de m'amuser avec. Entendre les derniers potins familiaux; mon cousin François qui a accroché la voiture de ma tante Francine ou les derniers rebondissements de la construction de la maison de ma cousine.
Dans ce monde où tout s'écarte, où tout se traîne, je trouve important de bien m'occuper de mes racines. À mon sens, il ne faut jamais oublié d'où l'on vient et de qui. Dans le nord, dans le nord, dans une ciel qui s'évapore. Rouler 1000 km en tout, la tête à la place des roues. Je vous tiens au courant!

jeudi 29 mars 2007

Deux accidents.

Après mes cours matinaux, j'ai décidé aujourd'hui de m'acheter une tite gâteries: un bon vieux journal en papier. Pouvoir ainsi parcourir les pages encrées à la découverte de nouvelles croustillantes et inattendues. Bon, évidemment, on parle des élections. On étire la sauce. On beurre épais. On se questionne sur le leadership de Boisclair, sur la composition du futur cabinet de Charest ou sur l'équipe fantôme de Mario Dumont. J'ai lu également que Jean Lapierre, ayant perdu ses élections, va peut-être remplacer le maire Gendron à la radio; il est moins grande gueule... Et puis le Canadiens!!! Vont-ils les faire, les séries? Et Kovalev? Est-ce que Michel Tremblay a raison?
Puis, j'ai été percuté. Je suis tombé sur cet article. Un homme vient de créer un blogue pour tenter de se soulager des souffrances de voir son fils entre la vie et la mort après un accident de voiture. D'abord, j'en suis désolé, mais le jeune homme est mort, à ce que j'ai lu sur le blogue en question. Après avoir lu tout ça, je me rends compte une autre fois que la vie tient à un fil fragile. Après m'être moi-même endormi au volant en conduisant l'automobile de mes parents (ils étaient à bord d'ailleurs), je ressens encore la stupeur de cet instant qui n'a eu aucune fin tragique dans mon cas, par chance, puisque mon père m'a réveillé à temps pour que je reprenne le contrôle. C'était sur la 20, direction est, près de Drummondville. En me réveillant, la voiture était déjà sur le terre-plein central et se dirigeait vers l'autre côté de l'autoroute. J'ai braqué le volant, les yeux encore croûtés, et la voiture a percuté au passage un petit poteau en fer, qui a égratigné l'aile. Après avoir ramené la voiture, j'ai regarder ma vitesse: 107 km/h. Depuis ce temps, je considère les autoroutes longues et droites comme aussi dangereuses que la 175. Et losque je m'endors, j'arrête. Mais ce jeune homme n'a pas eu cette chance et est allé voir le ciel étoilé, dans une nuit de silences et de rêves.
Plus tard, revenu à la maison, je me suis vite retrouvé dans le feu de l'action. En effet, nous étions, moi et Marie-Hélène, en train de faire des trucs chacun de notre côté, elle devant l'ordi, moi devant la télé. Puis, BOUM! Tout de suite, j'ai mis sur mute et me suis écrié «accident!». Au coin Viau et Beaubien. Je ne voyais rien de la scène à part quelques témoins regardant ce que je ne voyais pas et un petit nuage de fumée bleutée s'envolant vers le soleil. Ni une ni deux, Marie est déjà en route dans les escaliers du bloc vers la scène alors que j'appelle le 911. J'explique clairement qu'il y a eu un accident mais que je n'ai rien vu. En voyant ma copine qui court en bas, j'apperçois un camion d'un superviseur du service des incendies qui passe. Je communique ce que je vois au téléphone et on me transfert avec le service des incendies. La caserne est à 5 coins de rues. Ils arrivent, qu'ils me disent.
J'apporte le téléphone, ma veste et je rejoins ma copine à l'extérieur pour lui dire que les secours arrivent. 30 secondes de plus et les pompiers sont là. La scène est pathétique. Un pauvre niochon a passer sur la rouge, a percuté le VUS que je vois en face à face (la vitesse ne devait pas être à plus de 20 km/h) et.... s'est poussé! Un délit de fuite. Heureusement, les trois occupants du véhicule semblent être en bonne santé mais sous l'influence d'un bon choc nerveux. Une drôle d'aventure... pas si drôle que ça! Tout ça pour dire qu'il existe sur cette planète, sur cette île, des gros épais qui ont même pas le cullot d'assumer leurs actes, y compris quand on percute une voiture avec autant d'intensité. Et s'il y avait eu des morts?
Entendu sur la scène du crime:
Une madame s'approche sur le trottoir, alors que je dirige les gens de l'autre côté de la rue parce qu'il y a des risques d'incendies.
moi: Pardon madame, vous feriez peut-être mieux de traverser la rue de l'autre côté.
madame: Il y a eu un accident?
moi: Oui. Et il y a de l'essence qui coule de la voiture accidentée. Ça pourrait être dangereux! C'est pour ça que je vous dit de passer de l'autre côté de la rue...
madame: Ben non, pas besoin, je viens juste voir...
Et la dame est allée se foutre le nez en plein milieu des pompiers et des victimes!!!
Lorsque vous arrivez sur une scène d'accident, d'abord, ralentissez. Soyez sur vos gardes doublement. Peut-être y a-t-il un véhicule d'urgence derrière vous? Observez afin de voir si les premiers soins sont apportés. Si oui, continuez votre route. Laissez aux premiers répondants ou aux services d'urgence le contrôle de la situation et ne vous en mêler pas. S'il n'y a pas de secouristes et que vous avez les qualifications requises, apportez les premiers soins. Et si vous voulez vraiment regarder le tout, par curiosité ou grand talent, faite-le a une distance respectable, c'est à dire quelques dizaines de mètres. Plus vous serez loin, plus les secouristes auront de l'espace pour travailler. Cette dame, manifestement, n'a rien compris!

samedi 24 mars 2007

J'ai fait de la route...

Et oui...
Ce n'était pas voulu. J'avais une affaire familiale à régler. C'est pourquoi ce matin même, j'étais seul dans Annette, la voiture argentée, en train de rouler sur la 20. Et c'était cool... Je veux dire... Être seul, mettre la musique qu'on veut, conduire, chanter et ne pas avoir peur de fausser, et prendre le chemin qu'on veut sous le soleil qui s'emflamme à 100km/h, tout près de la voiture. Ça m'a fait du bien. Et sentir l'air pure de la campagne, avec son vent savoureux et les oiseaux qui jouent à la cachette. Et voir mon filleul, Nicolas, avec qui je me suis amusé comme je ne l'avais pas fait depuis longtemps, et qui lentement me fait apprivoiser l'enfance.
Ne vous inquiétez pas... j'ai eu également mon lot de mauvaise nouvelle. Je l'ai écrit: j'ai eu une affaire familiale à régler. Mais, je n'écrirai rien là dessus. C'est toujours facile de pointer les points négatifs. Mais les positifs, on s'en fou trop souvent. On en profite pas. On ne fait pas le plein. Et ce n'est pas ce que je veux.
Bon... il neige dehors et peut-être pour la dernière fois de la saison. Montréal s'endort lentement dans sa couverture blanche, qui la rend belle. Je vous laisse donc, ce soir, profiter de la nuit... Ne restez plus devant votre écran. Et si vous êtes seuls, je vous en conjure, trouvez-vous quelqu'un!