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mardi 20 janvier 2009

Parade Avenue

Le temps avance si vite que je n'ai pas réalisé...
Cette année est la dernière d'une décennie, celle des premières années 2000. J'avais bien cru voir du coin de l'oeil, occupé, qu'on faisait portraits, documentaires et rétrospectives sur le sujet. Au début des années 2000, moi, j'ai foutu l'camp. Par fuite, pour faire le ménage, pour les deux, probablement. On finit toujours par s'oublier, les jours où il fait beau. Et on s'occupe de soi, pendant la tempête. Cela ne devrait-il pas être l'inverse?
Quelle aura été mes réalisations pendant tout ce temps, si ce n'est du plan purement personnel? Ho, je ne vous ai pas dit... la première ébauche de mon roman est maintenant complétée. C'est difficile de croire en ce souvenir de ma main qui tappe le mot «fin» après une centaine de pages! Alors voilà, dans la vingtaine, j'aurai écrit.
Que peut-on retirer, au plan collectif, de ces dix dernières années?
Pour ma part, je trouve ces années sombres. Les changements climatiques, le 11 septembre 2001, l'Irak, le front afgan, le pétrole, le hip hop, Bush, l'émergence indéniable de la Chine, le Tsunami, le Darfour, Charest, Israël et le Liban, Israël et Gaza, Katrina, L'hiver surréaliste de l'année dernière, Harper, la fonte dramatique des glaciers, les satellites sur Mars, Guitar Hero, la cellularisation du monde, Facebook, l'agonie d'Haïti, Céline Dion...
Au-delà du fait qu'aujourd'hui, tous jubilent dû au fait qu'un nouveau président ait été assermenté et qu'on semble déjà lui laisser tous les maux du monde sur ses épaules, je m'interroge sur l'avenir de l'humanité pour les dix prochaines années, sur le rôle que nous jouons tous, à chaque jour, dans nos boites de brique enterrées sous la neige givrante de l'hiver de mon Québec, petit dans l'univers que nous avons bâti, depuis des millénaires. Je sais que je n'y penserai peut-être plus demain mais qu'est-ce que moi, ti-Joe Tremblay du coin, je vais faire pour améliorer le sort de ma déscendance?
En fais-je assez?
Serai-je capable de regarder mon enfant sur mon lit de mort et de lui dire que j'aurai tout fait pour lui, sans douter contre moi?

lundi 20 octobre 2008

Pensée #1

En somme, il n'existe pas de monde meilleur que celui que nous faisons, à tous les jours, dans la continuité de ceux qui nous ont précédés et de ceux qui viendront. S'en rendre compte... Et agir en conséquence...

vendredi 3 octobre 2008

Attends encore un peu ma belle.

Un autre moment de nostalgie...
J'avais 17 ans. J'étais à la polyvalente. J'étais cool, je pense, pour une bonne partie de la populasse adolescente de mon école. Un vrai Ram Dam... J'avais une blonde, je conduisais, je ne me fesais pas carter dans les bars et je découvrais davantage la sexualité, comme tous les garçons de mon âge ou presque. Tous mes cours m'interessaient, avec différents niveau de motivation, mais je performais bien et j'étais considérer généralement comme un bon élève lors des réunions de parents. Je m'intéressait à l'art dramatique, à l'histoire, à la physique. Les maths, c'était plus compliqué. Mon rapport avec les chiffres n'avait jamais été bon mais mon prof était vraiment hot. Il s'appelait Magella, pour ceux qui s'en souviendront, au Royaume. Et il y avait un cours qui confirmait la règle, l'exception à cette routine régulière de mon cheminement scolaire sans fautes (je ne parle pas ici du latin, au début de mon secondaire!) et ce cours c'était Éconnomie! Une heure à tuer à chuchotter avec son voisin sur la pluie et le beau temps pendant que le prof faisait des triangles en se déplaçant devant le tableau à nous raconter l'histoire envoûtante et dynamique de la loi de l'offre et de la demande. Les rares fois où j'ai écouté mon prof m'ont permis de constater qu'en la matière, il était plutôt compétent. Une condition gagnante pour me confirmer, avant même mon ascencion vers le monde adulte, que l'économie et moi somme deux entités aux parcours inversement proportionnels à nos aspirations. On m'offrait actions et argents mais je ne demandais rien.
En ces jours merveilleux où l'homme canayen a besoin de se pencher sur la proposition à cinq qui s'offre à lui, l'économie devient l'enjeu. J'en dors... Chaque sondage me rappelle qu'ils vont rentrer, peut être majoritaire alors que je ne comprends pas. J'ai tendance à percevoir que plusieurs sont hypocrites et n'assument pas leurs choix. Parce que personne m'a encore fait l'éloge de Harper en buvant une bière ou en mangeant de la lasagne en famille. Personne! C'est peut-être parce que je ne sors pas assez!? Je perçois également une grande différence entre ici et le reste et je me demande ce que mes amis albertains pensent de tout ça. Un autre signe que nous sommes peut-être pas fait pour être ensemble.
L'économie donc. Le libre marché, ce conflit gangrènique entre riche et pauvre. Ce besoin de prendre le cash en adoration comme nos voisins du sud qui vont encore se faire avoir au moment même où je vous écrit pour en donner encore plus aux riches patrons de la haute (mais très basse) finance. 700 milliards de dollars pour dire une autre fois à ce libre marché qu'il peut rouler sa bosse encore, qu'il peut encore compter sur les états-uniens pour payer sans y rien comprendre. De notre côté, on constate lors du débat que Harper s'en lave les mains, que Dion veut aller prendre un café et en jaser alors que les autres ont strictement rien à proposer. Ça me coûte 40 dollars de plus d'essence par mois, sans compter l'épicerie qui a augmenté de 80$ par mois, sans parler de mon loyer qui augmente, de l'hydro qui augmente, de la carte d'autobus qui augmente et que mon salaire reste le même!!!! Facilement un 1000 dollars par année en moins dans mes poches... ce qui constitue une poussière dans le compte en banque de M. Esso.
Notre planète peut bien s'étouffer pendant qu'on parle d'argent. Il en sera de même pour un autre bout de temps. Les gens ne vont pas voter... parce qu'ils veulent y aller pour choisir le meilleur, pas le moins pire des cinq!!!

jeudi 15 mai 2008

Endormis au gaz!

Je viens de lire un article sur cyberpresse.ca qui parle d'un changement d'attitude des consommateurs d'essence. (voir ici) Je me souviens personnellement avoir vu l'essence à 0,42¢ le litre dans les années 2000... C'était en Alberta! Quelques années plus tard et c'est l'enfer pétrolier. Personnellement, je trouve qu'on pelte! Oui, chers lecteurs, il n'y a plus de neige mais on cherche à utiliser nos pelles quand même, par habitude peut-être, ou pour se déresponsabiliser, encore. On avance des solutions... Comme s'acheter un véhicule plus économique. Soit, Annette est peut-être «économique» mais ce n'est certainement pas au niveau de l'essence que je dois lui payer. C'est quand même étrange que les voitures «VUS» ou intermédiaires commencent à s'offrir sur le marché en version hybride et que les compactes, comme la Yaris, boudent dans leur coin contre l'électricité!!! Il me semble que si on veut économiser, on devrait miser sur les petits véhicules! En ce qui concerne la technologie, je crois ardemment qu'elle est prête... mais qu'on nous fait languir. Les compactes s'achètent plus que les VUS de nos jours et dans notre coin de pays.
Une autre merveilleuse solution est de prendre les transports en commun. Oui, je veux bien... Mais l'autobus en consomme aussi, du pétrole. Si tout le monde prennait l'autobus, il faudrait en ajouter; ça en ferait moins, oui, mais ça en ferait quand même, des émissions polluantes. Le problème ne serait pas régler. Il serait moins pire! Ça serait déjà ça. Mais alors, où sont les tramways électriques, le métro dans l'est de l'île, le TGV entre Québec et Montréal? Tout cela prend énormément d'investissements. Il me semble que ce serait un beau projet de société, comme la Baie James à l'époque de Bourassa. On s'endetterait, certes, mais ça créerait de l'emploi et donc, de la richesse. On dépenserait moins d'argent à rattrapper le temps perdu et avec un peu de bonne volonté, on en serait capable. Au lieu de se chicaner sur l'absence de Charest à La Rochelle! Le truc avec le transport en commun, c'est qu'il n'offre pas la même souplesse, le même confort, la même liberté. On ne peut donc pas miser uniquement sur ça mais aussi pousser le développement en matière de voitures électriques. Ces choses vont de paires! C'est facile pour Pierre Bruneau de dire à son bulletin d'info de tous se lancer sur les trains de banlieues mais le gars qui habite à La Malbaie en a rien à foutre. Y a-t-il seulement des taxis?
Tout est fait de plastique. Mon ordi, ma télé, ma cafetière, le bout de mes lacets, ma brosse à dents et j'en passe. Si j'ai besoin d'une télé, du jour au lendemain, je suis mal barré si tout ce qu'on m'offre est fait en plastique! Je veux bien acheter une télé faite avec un matériel à base de caca recyclé mais si on ne me l'offre pas, si ça n'existe pas, je vais m'acheter une télé en plastique et vlan... pour l'environnement.
Les gens sont de ce fait dépassés, à mon sens. Quand Esso est plus fort dans la balance que mon premier ministre, que voulez-vous, je me sens piégé. Alors quoi? J'attends après ma mort? La disparition de ma race?

mercredi 30 avril 2008

Quelques silences (...)

Parlons pour jaser. Après tout, il n'y pas grand chose à dire à part parler du Canadiens. C'est peut-être pour ça que ça va bien pour notre bon premier ministre et qu'il a la cote auprès de la populasse. (...) Il y a pourtant bel et bien une crise alimentaire mondiale. L'ONU est sur le coup, Harper a annoncé une bonification de 50 millions des programmes d'aide. Pour ceux qui ne le savait pas, vous êtes au courant! (...) C'est l'essence qui cause tout ça. Remarquez, je ne suis pas assis dans le bureau du skyscraper de ma compagnie de finance. C'est ce qu'on me dit, point. J'ai l'impression qu'on est en train de céer un problème afin d'en éviter un autre. En fait, c'est plus qu'une impression, si je peux être franc. Avec l'éthanol et notre bientôt célèbre plan de rechange, on a fait grimper le prix des céréales, à la base de notre alimentation. L'homme, de la planète terre, en tirera-t-il une autre leçon? (...) Je ne suis pas nécessairement d'accord avec ce plan B. J'ai toujours trouvé que c'était une fuite, l'essence avec du blé d'inde! Des émissions polluantes, ils s'en dégagent également, et le vrai changement aurait été de... changer! (...) Nous sommes en démocratie. Il y a des gens qui représentent nos communautés et qui prennent les décisions «d'équipe» pour nous. J'ai bien beau recyclé, vouloir faire du compost quand j'aurai mon foutu balcon, ménager l'eau, l'électricité et mes déplacements, si le voisin s'en moque, et ben, j'écope. Mais je vais continuer; j'ai un peu d'orgueil quand même. (...) J'écris beaucoup ces derniers temps. À ce rythme, je crois bien que j'aurai terminé mon roman cet automne. Ce n'est pas une promesse... c'est un «si»! C'est pourquoi je blogue moins. Je m'en excuse, chers lecteurs... (...) Certains se trouvent à dire qu'on devrait mettre Halak devant le filet ce soir. Parce que Price n'a pas été fort les derniers matchs. Ridicule! Il n'a pas été si mauvais... Je soupçonne plutôt que le problème est directement lié au mauvais état de la glace du Spectrum, à Philadelphie. La rondelle sautillait, faisait de mauvais bons, et c'est clair qu'il y a des imperfections devant le filet de Biron qui faisaient ricocher la rondelle sur les poteaux. Price n'a rien à voir là-dedans! (...) 2-1, pour le CH. (...)

lundi 21 avril 2008

Le septième joueur.

J'en reviens donc... Il n'y a rien de plus stimulant que de conquérir un nouvel espace de travail. C'est du moins dans cette veine que je tente depuis une semaine de me faire une place dans cette nouvelle pharamacie, sur la rive-sud. À chaque jour où je me dirige vers mon travail, je fais un petit détour en passant devant mon nouvel appartement dont nous prendrons les clés en juillet. Je regarde les balcons, les arbres qui bourgeonnent et je ne peux m'empêcher de rêver que j'y suis déjà.
Je me suis rendu compte que là où je travaillais, à Mourrial, c'était une vraie job de cinglé! Bon, je serais tenté de dire que c'était dans une ville de cinglés mais je ne veux pas mettre tout le monde dans le même panier et puis... je suis encore une habitant de cette ville! Sérieusement, c'est fou de constater à quel point le rythme de vie d'une population peut changer d'une rive à une autre. Les gens semblent plus tranquilles, plus courtois, moins pressés. Je peut travailler vraiment et non pas seulement «patcher» les trous en «rushant» comme un débile, si vous voyez ce que je veux dire. C'est rassurant, c'est sécurisant. J'ai travaillé pendant 6 ans en donnant mon 100% dans un endroit où les patrons ne m'ont jamais donné de tape dans le dos. En une semaine, j'en ai eu deux de mon nouveau patron! Alors, au diable les regrets, si j'en ai eu.
Je reviens sur le rythme de vie. Je suis allé profiter de la belle fin de semaine en allant faire un tour avec un ami au parc Lafontaine. Nous n'étions pas les seuls à y avoir pensé. Il y avait plein de monde. On s'est assis au soleil sur un banc de parc et on a regarder le décor dont le blanc se liquéfiait et dont le vert s'étallait sous les cris des passants. C'était rudement bon. C'était tranquillement bon. À l'aube de la trentaine, je me pose des questions. Mon ami est dans le même bateau. Peut-être que le chiffre 30 nous force à réfléchir ou peut-être est-ce une chose normale faisant partie intégrante de notre évolution.
Avons-nous perdu le contrôle? Je ne ressens pas avoir le contrôle sur l'économie, l'environnement, le prix de l'essence, la crise alimentaire... Seul, je suis limité. Et il me semble que la solidarité est une autre chose que je ne contrôle pas. Partout, on parle de mondialisation mais il me semble que l'humanité ne se mondialise pas. Elle ne se «collectivise» pas. Au bout du compte, on se ramasse seul et poussière. Quand la seule chose qui semble ralier les gens est le CH, on ne peut que se demander où sont nos grands projets? L'année dernière, plus de la moitié des gens qui vont regarder le match de ce soir se disaient que c'étaient des gros jambons! Vous ne trouvez pas ça ridicule un peu, vous? Sans rien enlever à cette équipe à laquelle on souhaite le meilleur et qu'on encourage, je me demande ce que vaut ce septième joueur dans la vie de tous les jours? Parce qu'à part au Centre Bell, on ne le voit pas nul part...

jeudi 3 avril 2008

Et les réponses, elles?

Je suis désintéressé... C'est ce que je constate. Putain qu'on semble tourner en rond. C'est fou, j'en ai le tournis. Les américains vont venir aider nos soldats en Afganistan! Personne ne l'avait vu venir celle-là... J'aurais dû parier! Là, on est rendu en 2011 pour le retrait des troupes canadiennes. Avec les américains dans le coin, si on se fit à l'Irak, ça va prendre une décennie supplémentaire. Et aller savoir s'ils ne bousilleront pas tout le travail, si minime soit-il, qui a déjà était fait par nos soldats. Misère...
Le Bloc Québécois est-il encore utile? Non, mais, on est en pénurie de question existentielle et/ou politique. Quand il y a eu le scandale des commandites au PLC, on se l'ait jamais demandé pour les libéraux! Avouez que c'est un peu ridicule. Ça sent la remise en question pour n'importe quoi. Les accomodements, l'utilité du Bloc, le référendum au PQ, Dion au PLC, le ministre Blackburn et son rêve de voir la constitution réouverte pour le peuple québécois, la violence au hockey junior, etc. Cri**, on remet même en question notre manière de déneiger!!! Je veux bien croire que c'est sain de se poser des questions mais nous ne sommes pas à un examen pan-canadien du ministère! Dans cette foire aux questions, à mon avis, y'en a quelques unes qui sont plutôt futiles ou qui ont été répondues il y a longtemps.
Je ne veux pas jouer les fouteurs de trouble mais pendant ce temps là, y'a plein de questions importantes qui restent en suspend. Notre planète, par exemple, qui se meurre...

lundi 25 février 2008

Quand les commercants jouent à «kik la cacanne»!

À la fin de la semaine dernière, j'ai eu l'occasion de voir un reportage portant sur certains commerçants qui en ont assez de gérer les bouteilles consignées. Pour voir le reportage, cliquez ici. En effet, c'est devant une commission que certaines grandes chaînes comme Loblaws ont souhaité voir la consigne abollie parce que, disent-ils, la population est maintenant prête à recyclé ces contenants par elle-même.
Comme vous le savez sûrement, la consigne sur certaines bouteilles a été intaurée afin d'encourager les gens à disposer de façon écologique de ces contenants de consommation que tous utilisent. Cannettes et bouteilles de plastiques sont donc retournables chez votre épicier en retour d'un remboursement de quelques sous. Plusieurs études ont démontrées dans le passé les bénéfices qu'une telle mesure propose à la population. Elle fait accroître de façon significative le taux de recylage de ces contenants qui ne sont pas biodégradables. En les réutilisant pour refaire d'autres contenants, cela demande moins d'énergie aux industries que de faire le processus à partir de zéro. Un bon exemple, l'aluminium se recycle à 100%. Une cannette recyclée donne une cannette neuve et prête à la consommation.
Dans le reportage en lien un peu plus haut, le commerçant nous parle de la «machine» dans laquelle vous mettez probablement vos bouteilles vident lorsque vous allez à l'épicerie. Ces machines, quoique très utiles, n'ont pas toujours existées depuis que la consigne est en vigueur. Quand j'étais petit, c'était la caissière qui s'en occupait. Mais, dans le but sûrement d'accroître la productivité, les grandes chaînes ont flairés la bonne affaire en se procurant ces machines afin de ne pas avoir à payer un salaire pour s'en occuper. Le commercant du reportage nous parle, à titre comparatif, d'une voiture Audi. C'est donc dire que ces machines coûtent quelques dizaines de milliers de dollars, ce qui équivaut, à mon sens, à bien plus qu'un salaire d'une caissière gagnant $10/l'heure. C'est donc dire aussi que c'est une question de choix. Les épiceries ne sont pas obligées de se procurer ces belles machines toujours pleines. De plus, si on se fit aux dires du M. Épicerie du reportage, il aurait dû engager un employé de plus au lieu de la machine pour ainsi économiser et peut-être aurait-il pu se payer, avec ses économies, une voiture hybride tout aussi serviable que son Audi.
À mon sens, les gens ne sont pas prêt à être totalement responsable écologiquement. La consigne est un excellent moyen d'accroître le taux de recyclage de ce genre de contenant. Mais, à mon sens, le noeud du problème n'est pas le «comment» mais le «pourquoi». Pourquoi la consigne? Parce que les bouteilles visées se retrouveront à la poubelle et donc, dans la nature par la suite. Ne serait-il donc pas mieux de faire quelque chose de mieux que ces satannés bouteilles?
Lorsqu'il s'agit de chialer, nous sommes tous pour la plupart très bon. Mais qu'en est-il des solutions? En ce qui concerne les sacs de plastiques, nous avons mis du temps à réagir mais voilà que peu à peu, l'idée du sac réutilisable fait son bout de chemin. Et c'est tant mieux. On remarque donc que les gens sont capable de trainer leurs propres sacs lorsqu'ils vont dépenser. Et si, dans ces sacs que nous apportons à l'épicerie, nous mettions des bouteilles vides remplissables? Au lieu d'avoir des 2 litres de Pepsi dans une allée, on pourrait avoir des gros contenants de boisson en fût, avec un prix au litre, comme cela se fait pour le vrac. Vous allez sûrement me dire que c'est radical... Non! On apporte déjà des bouteilles vides à l'épicerie pour la consigne. Au lieu de les mettres dans les petites machines, on les remplit de ce que l'on veut. Et c'est possible. On le fait déjà pour la bière, le vin et les boissons gazeuses pour la restauration. Du coup, on économiserait sur la main d'oeuvre au niveau de l'embouteillage.
On ne le dira jamais assez... Cela prend du changement pour faire avancer la cause verte. Se déresponsabiliser comme le font les grandes chaines d'alimentation est ridicule et n'aide en rien dans la recherche de solution!

mardi 22 janvier 2008

Les sons d'âges...

On parle beaucoup ces jours-ci des générations. Du «choc» des générations. Effectivement, mon journal préféré (sic), Le JdeM, s'est transformé en gros questionnaire la semaine dernière afin qu'il y ait le plus de répondants possibles. Résultat: 5000 personnes ont répondu. Le temps de compiler les résultats et hop!, on fait la une au TVA Édition 24h. C'est vrai que c'est si pertinent de faire parler les gens de leurs conflits inter-générationnels. C'est important. Nous, les québécois, avions besoin de ce sondage pour nous donner une idée précise de notre bonne vieille société. Et ben alors...
Je suis un «Y». Avec une mentalité de «X». Parce que même si je suis un «Y», j'ai écouté Passe-Partout. Ce qui fait de moi un homme totalement différent. Oui, oui, ma blonde vous le dira! J'ai vu le référendum de '80... j'avais 4 mois! Personne ne peut prétendre que je n'ai pas été témoin de ce fait historique. C'est seulement que je ne m'en rappelle pas!
Alors, où suis-je véritablement dans ce foutoir? Comment moi je vois les choses? Je n'ai pas répondu au sondage. J'en ai entendu parler vaguement, la semaine dernière, mais j'avais de la vaisselle à faire. Que voulez-vous, je vis comme tout le monde. Parce que c'est un peu ça, ce sondage, encore. Gratter le bobo... On sait tous que les boomers se font critiquer par les deux générations montantes et on sait tous que les X & Y se font critiquer par les boomers. Je généralise... mais ne parle-t-on pas de sondage après tout?! Toujours est-il qu'on a tous notre vie à vivre, nous les poussières de l'évolution magique du monde. Nous évoluons... Les temps changent, s'éternisent parfois et avec un peu de chance, vous en avez déjà profiter, lors d'un baiser qui vous a semblé comme une vie. Le monde change. Nous en sommes le principal bouleversement, en un sens. Le monde change beaucoup à cause de nous, voilà tout. Ce n'est pas toujours intentionnel; après tout, qui sommes-nous pour pouvoir prétendre diriger la masse? Mes parents n'ont pas le même passé que moi, ça c'est certain. À leur naissance, il n'y avait pas de télé dans le salon. Je n'ai pas le même passé que les jeunes non plus. À ma naissance, il n'y avait pas de magnétoscope (vidéo) dans le salon...
Ou alors vivons-nous dans des mondes parallèles? Le monde des boomers étant somme toute différent des «X». À chaque génération son monde, il me semble. Mais alors, qu'est-ce qu'un monde? La planète, le temps ou la vie?
Aujourd'hui, à Mourrial, il neige. La ville est devenue sourde, les gens moins pressés. Dans le métro, station Square Victoria, un homme de mon âge met la faute des problèmes environnementaux sur les boomers. Et que pense-t-il de la révolution industrielle du début du siècle dernier avec son charbon à la mégatonne? Nous avons Charest, ce qui est ni le meilleur ni le pire, et les boomers ont eu Duplessis. C'est que tout est relatif, en fin de compte. Tout dépend dans quel monde on vit!
Finalement, comme vous l'avez lu, je n'ai ni participé au sondage ni lu un article du JdeM là-dessus. J'ai vu un reportage au show des nouvelles hier... L'histoire des piscines publiques, les accomodements raisonnables et le choc des générations... Vous ne trouvez pas que ça sent le déjà-vu? Allons-nous assister à une guerre assasine entre l'ADQ et les Libéraux sur les boomers? Allons-nous créer une commission sur le faussé entre les vieux et les jeunes? Sommes-nous maso? Ou est-ce seulement une compagnie médiatique qui nous montre une réalité comme étant un problème afin de s'attirer un public?
La photographie noir et blanc provient d'ici

mercredi 2 janvier 2008

Pendant que le glacier fond...

Bon, on est le 2 janvier. Noël et le jour de l'an, c'est terminé. Il est temps de retourner à nos petites boites qui nous protègent du froid de dehors. Après tout, le temps a continué sont chemin à la même vitesse infernal et lente, indolente et invariable dans tout ses chiffres.
J'ai passé un bon temps des fêtes. Je crois cependant que le meilleur est passé. Après tout, la magie de Noël est mille fois plus importante pour l'enfant que j'étais. J'ai eu un beau réveillon chez mes beaux parents, chaleureux, simple et agréable. J'ai eu de beaux cadeaux qui se sont ajoutés à mon fabuleux kit de fajitas gagné au «party de bureau»... et j'ai maintenant un ordinateur tout neuf que j'ai appelé Hugo. Quelle sera sa durée de vie? Hum...
J'ai aussi fait mon apparition publique dans ce bar du plateau le 31 décembre au soir. Pour peu qu'il ait duré (45 minutes), le show était très bon. J'ai été surpris et content de voir mon ami en concert pour la première fois depuis l'école secondaire, il y a dix ans. Après le show, je lui ai fait ma petite critique... Dans les circonstances, je l'ai trouvé excellent. C'est que cette histoire est plutôt compliquée. Mon ami bassiste/guitariste, appelons-le Tabasco, est dans ce band depuis quelques mois déjà. Dans le clan des groopies du groupe, on y retrouve son ex. Et elle était là, criant à souhait, pleine d'exubérance, la première devant la scène du début à la fin, comme si elle lui disait «regarde comme je trippe, moi!» Alors, c'est pas très jojo pour lui. Voilà, c'était le party du siècle que j'ai uniquement regardé et donc, moi et ma Bibitte, on s'est souhaité une bonne année 2008 dans notre voiture, Annette la voiture Argentée, pendant notre retour à la maison! Tabasco, lui, m'a appelé à 3h27 du matin, en pleures et ivre...
Bientôt, j'irai voir mes parents au Saguenay. Ils s'ennuient et moi aussi. Combien de parents comme les miens ont fêté Noël et le jour de l'an sans leurs progénitures? Combien de gens ont fêtés seuls...
Loin de moi l'idée d'être pessimiste... J'essaie toujours de voir le bon côtés des choses. Mais 2008 ne sera probablement pas le chiffre magique pour l'élévation de notre société. On est toujours pogné dans notre cul-de-sac politique fédéral et provincial... La petite guerre de quelques mois, annoncée par Bush en 2001, durent toujours en Irak et, dans la suite des choses, ce sont nos soldats à nous, dans notre belle province blanche, qui se font tirés dessus pendant qu'ils essaient de faire mieux pour un pays qui n'est pas le leur, en Afghanistan. Pendant que Harper bousille Kyoto avec son nounours Baird, la calotte glacière perd un glacier ayant la superficie de l'Ontario. L'iceberg devait être carré!
Et pourtant... Je persiste à croire qu'un jour, il y aura une révolution mondiale. En fait, je crois de plus en plus qu'il faille un mouvement de masse drastique et généralisé afin d'éviter la catastrophe que nous lèguerons à nos enfants. Pendant ce temps, l'humain dort.
(La photo vient d'ici)

mardi 25 septembre 2007

Un mardi sur la terre

Le monde tourne bizzard, ces temps-ci, je trouve. En fait, ça fait longtemps que l’horloge de la déroute a frappé l’humanité, selon moi. Quand on parle de changements climatiques, par exemple, je deviens craintif devant l’échec. Car, pour l’instant, y’a rien d’autre à dire, c’est l’échec. On a bien beau parler de conférences, de plans, de suite de Kyoto, dans le moment feutré de notre présent, il n’y a rien d’autre que des conditions qui se dégradent. Ensuite vient la guerre. Plus je vieillis, plus il y a de conflits. C’est à se demander si le Québec fera son indépendance avec des chars d’assauts! Et pis, Ben Laden et sa putain de partie de cachette interminable… Je me demande : veut-on réellement le trouver? Les accommodements raisonnables et cette commission qui est, il me semble, le seul outil que le gouvernement ait trouvé pour se débarrasser du problème et avoir la conscience tranquille. La montée du huard, le prix de l’essence, l’odeur des souliers de ma blonde… Même Britney Spears est rendu fuck top!!! Mais… C’est l’automne. Les feuilles se colorent dans une mort annuelle peu banale. Dans ce lent punch final que nous offre la nature et son été chaleureux et fatigué, le parfum des feuilles voyage et les bernaches volent vers le sud. Le monde est monde et on cherche sur Mars. À Fermont, on annonce la neige et on pense déjà aux cadeaux de Noël. Et ça me fait penser à cette liste qu’on me demande à chaque année. Suis-je le seul à trouver ça rushant à faire, une liste de cadeau? Il me semble tellement que j’ai besoin de rien. En attendant, le monde, lui, semble avoir besoin de tout…

mardi 11 septembre 2007

Le billet de la rentrée d'Amérique.

Bon! Disons que pour l'instant, Huguette (ou Hugo, c'est selon...) semble tenir le coup. Je peux donc m'adonner à nouveau au plaisir d'écrire sur mon blogue. Comme vous vous en êtes peut-être rendu compte, je n'ai pas écrit beaucoup cet été... Pis? J'en ai profité et vous en avez sûrement fait autant. Je vais donc tenté, là, maintenant, sous vos yeux rivés à votre écran, de faire de cet été rempli un savoureux condensé, un peu comme une soupe en canne dans laquelle on doit ajouter de l'eau...
Le JP d'Amérique. Je tiens ce blogue depuis quelques mois déjà. Je dois admettre que je suis toujours aussi satisfait de mon expérience, bien que ma blonde soit meilleur dans ce domaine... (la satisfaction!) Surtout, j'ai été agréablement surpris de constater qu'on me lise! Je sais que je suis loin d'être un «célibataire urbaine» (est-elle morte ou vivante?) au niveau «je suis un blogueur cool et aimer de beaucoup de gens», ce que je ne recherche pas nécessairement, mais plusieurs personnes m'ont commenté... On m'a dit qu'on était accro., qu'on attendait mon prochain billet avec impatience, à quelques reprises. On m'a aussi dit que j'avais une très belle plûme. Plusieurs se demandaient ce qui se passait depuis quelques semaines et j'ai constaté de visu un bon nombre de mes lecteurs, anonymes, qui ne laissent pas de traces de leur passage.
Je tiens à vous dire merci. Ce blogue est pour moi une expérience bien personnelle et vous la partager me fait sentir comme une fleur en plein milieu du couchant de juillet. Avec les papillons, en plus.
Les vacances d'Amérique.
J'ai eu de superbes vacances. Nous sommes allés dans Charlevoix, au parc des Grands Jardins, dans le but de faire du camping, de relaxer et de faire l'ascension du Mont du lac des Cygnes, qui culmine à 980m. d'altitude. À partir de Montréal, nous avons fait fi des autoroutes! Nous avons pris la 138 jusqu'à Trois-Rivières où nous avons traverser le pont Laviolette, sur lequel je n'étais jamais passé. On a ensuite pris la 132 jusqu'à Québec pour ensuite retourner sur la 138 jusque dans Charlevoix. Je vous conseille d'ailleurs cet itinéraire. Il n'y a pas de trafic, c'est paisible et les paysages valent cent fois ceux de Drummondville, St-Hyacinthe ou le Madrid réunis!
Côté température, nous avons eu le combo moitié-moitié. Mais le soleil fût là aux bons moments et cela nous a permis de découvrir des paysages majestueux, un peu comme si l'Irlande s'était amouraché du Québec, le temps d'une journée ou deux. Comme une image vaut milles mots...
Le long du fleuve

Le Mont Ste-Anne, la tête dans les nuages

St-Urbain et le Mont du lac des Cygnes en arrière-plan

La montagne en question

La vue d'en haut

L'île aux Coudres Et moi, gallopant sur le bord de la route, haha!

Je tiens à remercier ma Bibitte qui a pris autant de cliché que moi! Et je n'oublie pas Annette, la voiture Argentée, qui en a sué un coup!

Le conventum.

J'ai finalement eu un véritable et merveilleux conventum où j'ai pu serrer la main des ennemis de jadis ainsi que des vieux amis d'antan. On aura fait quelque chose de bien avec tout ça, finalement. Sur le plan personnelle, ce fût la soirée des ex. La première personne à arriver après moi (qui était le deuxième) fût Marie-Claude. J'ai eu une histoire d'amour adolescente, tout ce qu'il y a de plus Watatatow, avec elle alors que j'avais 15 et 16 ans. Plus tard, je vis arriver Annie, ma première blonde, en première année, qui m'avait laissé parce que ma mère m'avait obligé à aller magasiner pour des vêtements au lieu de me laisser m'amuser avec cette fille... Au souper, j'étais assis à une table de huit où était assise également Julie, premier grand amour (j'avais 13 ans) et Manon, que j'ai aimé aveuglément mais qui m'a laissé pour un cadet.

Ouais, c'était étrange mais rigolo à la fois. On a eu du fun, on a rit de nos trips d'ado! C'était un peu comme revivre notre bal, dix ans plus tard. Mais, à mon bal, j'étais accompagné de Nathalie, qui avait pris du soleil pendant la journée pour avoir un beau teint bronzé et qui était arrivé au bal rouge comme un homard. À 23h, elle était partie! Mais Nathalie était plus jeune que moi. Elle ne faisait pas partie de cette promotion. Ça aurait été drôle de la voir également, non!?

À la fin de la soirée, mes bons vieux amis me tètent pour sortir au bar où nous allions à l'époque - «envoye!, ils vont tous être là!» - et qui était un pub nommé Le Guinness. Mais en 2007, c'était maintenant un bar lounge nommé Le Bao... et ça ne me disait vraiment rien! Mais comme mes amis sont persévérants... Nous nous sommes finalement rendu au Bao. Et c'est à cet endroit, dans le plus pur des hasards, que j'ai fait la rencontre surprise de Nathalie, la fille qui, il y a dix ans, était ma copine et rouge comme un homard! Plutôt capoté, hein?!

Je dois en parler, de Cédrika

Quel drame! Bon, vous connaissez toute l'histoire. Mais là, le cellulaire à Poirier, c'est beurré épais en svp! Comme je le disais précédemment, ne manque que l'hélico et les commentaires de Denise Bombardier. Et pis, Frank qui a vu un camion rouge dans un stationnement à Mourrial... Bon, peut-être qu'il n'a rien fait, figé par ce qu'il voyait. C'est correct, je peux comprendre, mais au moins deux chiffres de la plaque aurait suffit putain! Et pis la police qui attend un mois avant de donner une description du véhicule et du suspect. Y'a dû en faire du millage, le gars, pendant tout ce temps... pas fort.

Brian Mulroney

J'ai regardé l'entrevue, étant curieux politique professionnel. Mais il y a quelque chose dans cette histoire qui reste nébuleux. Brian a ben beau dire qu'il l'a laissé tombé alors qu'il en avait besoin, il m'a donné l'impression qu'il y avait anguille sous roche!

Les feux de forêts en Grèce

... suivis par des innondations. Faut pas être trop chanceux. La nature ne se contrôle pas comme un gun! Voilà un autre exemple.

La guerre aux talibans en Afghanistan

Sortez-nous de là, calvaire. Allons au Darfour, tant qu'à faire. On serait sûrement plus utiles!

Le 11 septembre 2001

Il y a de cela six ans, près de 3000 personnes sont mortes à cause de 19 personnes. La vie ne tient vraiment qu'à un fil. Et depuis... Ground Zero est toujours vide, l'Irak toujours instable, les talibans courent toujours et Ben Laden fait toujours dans la vidéo amateur.

Bonne journée à tous et à bientôt!

samedi 7 juillet 2007

Dédier à l'érable, coin Beaubien et 33ième avenue

Je discutais l'autre jour avec un de mes coéquipiers de travail de l'environnement. En fait, si je me rappelle bien, j'étais en train de lui dire qu'ils (l'arrondissement) venaient d'installer des poubelles de plus sur Beaubien sur le chemin entre mon travail et la maison. Il m'a rétorqué quelque chose qui voulait dire que les gouvernements ne faisaient pas assez pour contrer les changements climatiques et la pollution en général.
Encore là, est-ce qu'il avait raison? Ben, je pense que oui mais j'ai poussé ma réflexion un peu plus loin, en cette journée LiveEarth, vous savez, les concerts partout dans le monde. Je viens d'ailleurs de faire le visionnement des Red Hot Chilli Peppers à Londres... cool pour un diner! Enfin... les gouvernements en font-ils assez? Ben, ils font ce qu'ils peuvent dans certains cas... y'en a d'autre qui changent d'idée... Mais ça me ramène contamment à la «déresponsabilisation» du québécois général. C'est jamais de notre faute, après tout! Et je m'inclus.
La lutte écologique, elle se fait au quotidien. On ne nous demande pas de changer nos vies même si l'idéal serait tel. Je crois qu'on peut tous assumer. Tous, sans exception, sommes pollueur. David Suzuki est peut-être plus coriace que nous avec SON sac de poubelle par mois mais ça reste un putain de sac de poubelle de plus! Mais il fait sa part. On devrait tous le faire.
D'abord, aimer la nature. C'est un secret pour personne, je suis un randonneur. D'ailleurs, en passant, y'a des parcs partout autour de Mourrial!!! J'aime la nature, je l'apprécie également. L'apprécié veut dire de prendre le temps de l'apprécié. Regarder autour, observer les oiseaux, sentir les odeurs et prendre de grandes bouffées, écouter la terre, s'asseoir et relaxer, ne rien faire...
N'EN DÉPLAISE À QUICONQUE, l'avenir de la terre passe par nous et notre avenir passe par celui de la terre. Dans ce beau cercle vicieux à souhait, qui est l'obsédé? C'est nous autres! Moi... Toé aussi... juste toé! Alors toi qui n'a toujours pas de bac de récupération, toi qui voit la bouteille vide par terre mais qui ne la ramasse tout simplement pas, toi le gars qui jette son kleenex par une fenêtre sur la 20, toi l'affaire sur deux pattes qui laisse «runner« ton char 25 minutes pour le refroidir, toi la patente qui arrose sa pelouse après l'averse... Lève-toi. Oui oui, fais-le, devant ton écran. Va et améliore-toi. Ne devient pas un Al Gore! Reste toi-même. Ne t'adapte pas à l'écologie... Adapte l'écologie à toi. Devient partenaire. Laisse toi inspiré par ses perspectives d'avenir. Pense à ta fille, à ton filleul, au fils du voisin, qui pourra voir sa progéniture courrir dans un champs de blé et non dans le lit d'un lac déséché. La vie est belle mon grand, tu vois. À partir de maintenant, tu vas faire du bien. Hehe, là t'es cool man!
Il ne faut pas attendre. Attendre qu'il se passe quelque chose, qu'un mouvement de masse x nous fasse changer les choses. Attendre que les gouvernements réagissent. En fait, vous avez attendu, je sais, un peu comme moi avant, mais vous n'auriez pas dû. En fait, vous vous êtes attendu...
Assumons notre rôle sur la terre. Assumons notre responsabilité individuelle. Toi et moi sommes les seuls qui peuvent y changer quelque chose!

mercredi 27 juin 2007

Terre...

Il y avait la plaine ensoleillée qui défilait le long de la route, avec ses bourrasques de vents affolées qui faisaient danser l'arbre, solitaire, dans son champs de maïs. Avec Annette, la voiture Argentée, les fenêtres ouvertes sur l'odeur de notre terre, les lunettes de soleil sur le nez, l'air enjoué ou ennivré, c'était selon, nous chantions à tue-tête Jean Leloup. Les kilomètres passaient sous la voiture, fuyant le temps dans un marathon interminable vers la fin du monde. Nous étions en vie...
Devant nous, l'horizon d'une vaste bulle, et un papillon, désorienté, qui termina par trouver son chemin dans l'air, après qu'un camion l'eût carressé. Et c'était fou, on s'aimait, on s'aimait, et il nous semblait que plus rien n'existait si ce n'est de l'instant, fragile et minime. Nous étions dans la poussière de l'homme, quelque part dans son sillage dévastateur. Et les arbres souriaient, dans les crevasses de leur écorce dorée...
Nous sommes profiteurs, en somme, mais trop peu encore semblent l'assumer.

mardi 17 avril 2007

Contribution au chaos.

Ayoye!!!
La tuerie en Virginie, c'est digne de l'absurde. Ça me fout les pétoches juste d'y penser. Et pis, avez-vous vu toutes les images, toutes les photos qui relatent l'évènement? Nous sommes vraiment à l'ère des cellulaires-kodak. Le monde me semble si vide, si plein à la fois. L'humanité tient du paradoxe entre le bien et le mal. Qu'est-ce qu'il y avait dans la tête du gars qui a tiré? Comment se sentait-il? Je ne sais pas, à l'heure actuelle, s'il s'est fait descendre ou s'il s'est suicidé, mais je suis convaincu qu'après avoir fait une chose semblable, on a envie de mourir. Mais ce gars-là ne s'est pas seulement tué. Il s'est libéré de toute dignité! Et qui voudra se souvenir de ce gars?
Je ne comprends rien. Je dois être rose. Je n'ai seulement pas le goût de faire du mal. Je repousse la violence, essaie de la foutre à la porte de mon existence, qu'elle n'y vienne plus jamais. Je veux faire du bien. C'est ce que je veux le plus. Combien sommes-nous à penser cela?
Plusieurs regarderont le show des nouvelles, se sentiront impuissant, ne diront rien et oublieront. «Je n'y peux rien», qu'il dira, l'homme du fin fond de nulle part. Faux! Le monde est fait de personnes uniques. Les changements, les révolutions se font en chacun de nous, d'abord. Très indirectement, la bonne femme qui chiale après moi parce que je l'ai pas, son foutu shampoing, contribue à ce monde de chao.

samedi 14 avril 2007

La convergence et les changements climatiques

Le CRTC demande l'opinion de la population canadienne concernant la concentration des médias.
Et oui! Dernièrement, la compagnie Astral Média, propriétaire, entre autre, du réseau de radio Énergie, a fait l'acquisition de stations de radio et de télévision dans l'ouest du pays. Devons-nous nous inquiéter de cette transaction? Je ne crois pas, compte tenu du bassin de population et de l'étendue du territroire du Canada. Mais, et vous me voyez sûrement venir, il en est tout autre lorsque cela concerne une population de sept millions d'habitants dans un territoire comme le Québec. D'où la convergence de Québecor. Pour ceux qui ne s'intéressent pas à la chose, je donnerai un exemple simple. Star Académie. TVA diffuse l'émission. Pendant l'émission, on voit une pub sur le 7 jours sur lequel Wilfred fait la une. Dans la revue, on nous propose d'acheter le disque de Wilfred chez Archambault. Vous allez chez Archambault en métro. En empruntant les escaliers roulant de votre station, vous lisez (pour passer le temps) le journal 24 heures, distribué gratuitement dans le réseau de transport en commun. À l'intérieur, une pub d'un cablôdistributeur, Vidéotron. Arrivé chez Archambault, vous prenez au passage le journal ICI, lui aussi gratuit, dans lequel vous avez une publicité d'un distributeur internet, Vidéotron. Internet, ça vous intéresse! Après avoir acheter votre disque de Wilfred, vous revenez à la maison pour vous tapper une séance d'écoute dans votre salon. Mais, bon, le disque n'est pas à votre goût. Vous allumez donc la télé, pour regarder les nouvelles, à LCN. Pendant une pause, on fait une pub du Journal de Montréal. Bombardé par trop d'informations, désirant vous relaxer, vous allez vous louer un film au Superclub Vidéotron du coin. Une journée typique quoi! Et bien, sachez que tous les journaux, revues, stations de télé, clubs vidéo, magasins nommés dans ce post appartiennent à une seule et unique compagnie... Québecor. Rien contre cette grande entreprise québécoise... J'en ai seulement contre les moyens qu'ils utilisent pour nous faire consommer leurs produits. Et ça marche!!! Croyez-moi.
Évidemment, le CRTC ne peut rien faire dans ce cas précis puisqu'il a déjà donné le feu vert à Québecor, ce qui donne ce que nous avons aujourd'hui. Mais j'espère qu'à la lumière des propos que le CRTC aura recueilli auprès de la population, pareille situation ne se reproduise plus. Pour plus d'info, consultez le site de Radio-Canada ici ou écrivez un commentaire au CRTC (le lien vers le CRTC suit l'article). Ce sera ma modeste contribution.
En conclusion, je vous convie à être sélectif lorsque vous consultez un média. Soyez à l'affût de ce qu'on vous offre, de ce que l'on vous propose. Et n'oubliez pas que pour toutes publicités, il y a un émetteur. Vous remarquerez peut-être que certains émetteurs reviennent très souvent. Qu'on fait de la publicité, subtilement, pendant les nouvelles. Tous le font! Mais certains plus que d'autres.
Une vérité qui dérange.
J'ai visionné, hier, le documentaire d'Al Gore sur les changement climatique, An inconvenient truth. D'abord, je m'attendais à voir des images à répétition d'avant/après. Et puis, Al Gore, c'était celui qui s'était présenté contre Bush et qui avait perdu, même s'il avait eu plus de votes. Je trouvais ça intéressant à première vue. Mais c'était surtout un sujet qui m'intéresse. Alors, j'ai regardé.
En gros, ce que ce documentaire nous propose, c'est de visionner, par le biais de votre lecteur DVD, l'une des conférences qu'Al Gore a donné plus de 1000 fois maintenant. En plus d'assister à cette conférence, on nous explique par quelques appartés le parcours politique et social de l'homme qu'est Al Gore. Pendant le documentaire, Al Gore nous explique qu'après avoir fait plusieurs démarches au niveau politique pour faire avancer les choses concernant l'environnement, il s'est finalement rendu compte que ça ne marchait pas. Il s'est buté contre les murs que sont les compagnies pétrolières, les économistes ou d'autres organismes aux idéaux douteux. Il a donc décidé, suite à sa défaite à la présidence des États-Unis, de présenter sa conférence au plus grand nombre de personnes possible, se disant qu'un jour, assez de gens comprendraient pour que ça cesse.
Je n'ai pas appris énormément de choses sur les changements climatiques. Mais je suis quelqu'un qui se renseigne sur le sujet. Je suggère à tout le monde qui n'a pas vu ce documentaire de se louer cette source d'information pertinente. Le sujet des changements climatique n'y est pas seulement traiter au niveau des images... Al Gore nous explique le problème avec des graphiques, des courbes, des citations, des documents. C'est bien fait et bien simplifié. On voit que la conférence est rodée... Bref, je vous le conseille fortement.
Pour ceux qui me connaisse assez bien, vous savez que je suis un passionné de géographie. La météo est aussi quelque chose qui m'intéresse depuis longtemps. Les catastrophes naturelles sont des évènements qui me désolent et qui m'interpellent. Après avoir vu une innondation majeure (Déluge de 96 au Saguenay), quelques tremblements de terre (dont celui de 88 au Saguenay), deux tornades de force 1 (dont une à 50 pieds de distance), je me suis intéressé davantage aux éléments de la nature.
Ainsi, j'observe les images satellites des systèmes météo en Amérique du Nord depuis plus de 10 ans. J'ai parlé de ce que je vais vous entretenir avec quelques rares personnes qui ne comprennaient pas vraiment de quoi je parlais. Car j'ai une inquiétude. À force de visionner les systèmes météo, les nuages autrement dit, on apprend à anticiper leurs trajectoires et les vents dominants. Bref, on finit par mieux comprendre ce qui se passe lorsqu'on nous dit qu'il y a un système en provenance des États-Unis qui nous apportera de la pluie.
Depuis quelques années, j'ai remarqué une chose assez étrange. Les système nuageux qui voyagent habituellement au dessus de nous passaient généralement d'est en ouest sans vraiment en être étranges. À plusieurs reprises cependant, j'ai remarqué que des systèmes passent au-dessus de nous en tournant sur eux-mêmes. Un peu comme un ouragan.
À votre gauche donc, à titre d'exemple, vous avez l'ouragan Wilma. Cet ouragan a frappé la péninsule du Youcatan, au Mexique, en octobre 2005. Il était alors jugé comme le plus dévastateur dans l'Atlantique. Bon, ça fait peur mais on se dit tous que les ouragans ne viennent jamais nous rendre visite, nous, peuple canadien, bien confortablement assis dans notre salon au nord.
Une tempête pour nous, c'est une tempête de neige!!! Merveilleuse image tout de même!
Maintenant, à droite, nous avons un système météo qui s'est développé au sud-ouest des grands lacs. Ne vous en faites pas... il ne s'agit pas d'un ouragan. Mais avouez que la ressemblance est frappante! Et il nous ait passé dessus il y a à peine quelques heures... C'est cette affaire là qui nous a donné de la neige!
La météo devient étrange et change, comme le climat!

mardi 10 avril 2007

Dégringolade

Le civisme! Le respect... Le manque.
Voilà la base des maux de la société, à mon sens. Pendant que j'écoute - contre mon gré - la musique africaine de ma voisine d'en bas (commerce de tresses de cheveux où on vend également... des cartes d'appels!!!), j'écris ici, frustré et impuissant devant le manque flagrant de respect d'autrui de, et c'est ce qui me semble dramatique, beaucoup trop de monde... C'est décousu, j'en conviens, mais permettez-moi de vous demander de relire pour bien comprendre. Parce que peut-être serez-vous pointez dans ce post. Et de grâce, si le chapeau semble vous faire, enlevez-le au plus sacrant!
Je dis manque de civisme, de respect. J'en suis déçu! Électrocuté par les décharges constantes de l'humanité contre elle-même. Par son deni, surprenant et désolant à la fois. Tout, tout commence par là. La guerre, le recyclage, les changements climatiques, les accomodements déraisonnables, la politique, le mauvais voisinage, les clients qui chiâlent, etc. Je suis stupéfait devant ce virus étourdissant qui rend le monde casse! Et n'allez pas trop vite dans vos jugements; j'en suis, je le sais. Mais j'y travaille! Et vous? Et eux? haa... putain.
J'voudrais que toutes mes journées soient cool. Que Bush se convertisse en moine tibétain. Qu'on se mette tous à vraiment recycler, en pensant à nos enfants et aux leurs. Que les grandes compagnies automobiles arrêtent de produire des moteurs à essence et qu'ils virent tous à une technologie qui existe déjà, l'électricité. Que personne ne fasse de prières à la cabane à sucre! Changer notre image pour que nos politiciens changent la leur car ils sont, je le pense souvent, à la notre. J'aurais voulu que ma voisine baisse le volume de sa radio lorsque je lui ai demandé au lieu de le monter (dans quel but fait-on un geste semblable?). Que le client comprenne que c'est pas de ma faute si on a pas le spray net qu'il veut mais que je peux lui en commander. D'arrêter de gueuler après quelqu'un ou de lui faire un doigt d'honneur pour lui décrisser la vie pour se remonter le moral.
Je sais, je chiâle. Peut-être ai-je justement décrisser votre existence aujourd'hui. Mais tous veulent un monde plus juste, plus fraternel. Moi également. Je ne veux plus attendre après les autres. Attendre que Harper fasse telle loi ou que mon propriétaire aille parler avec ma voisine. J'ai envie d'évolution. D'être gentil avec le monde. Pas d'être bête! Parce que j'ai une certaine fierté. Que plusieurs semblent avoir perdue!
Je crois en l'humanité.
Le Saguenay en devient rouge!
Moi également!

lundi 2 avril 2007

Le virus humain.

Sans vous exposez les alinéas de ma santé et de mon emploi du temps, je vous dirais simplement que je reviens d'une fin de semaine de mongole...
Et je suis en attente également. Quand vais-je pouvoir écouter le dernier opus de Daniel Bélanger? Bon, je verrai ça plus tard cette semaine. Après tout, ce n'est qu'un disque. En être obsédé ne me donnerait rien. Et ça parle de société matérialiste, à ce que j'ai lu dans le Voir. Il faudrait pas que je tombe dans le panneau!
Des jours, je me dis que l'humanité a pris une drôle de tangeante, un chemin bizarre et sinueux où on ne voit pas le bout. Je ragarde autour: environnement qui se dégrade, la pauvreté qui fait des ravages, la guerre... Come on, on est en 2007! L'économie et les fluctuation du marché qui nous enlèvent plus d'emplois qu'ils nous en donnent. La politique avec le résultat qu'on connait. Les aînés, qu'on fait chanter «soleil, soleil, soleil» comme dans l'annonce à la télé et qu'on oublie. Les jeunes... J'ai vraiment l'impression que les jeunes ont rien à faire à Mourial. Ils trainent partout avec leurs cellulaires, achalent souvent le monde dans les endroits publiques, manquent de politesse et de civisme, jettent plein de déchets par terre. Et il n'y a jamais personne de cet âge dans le parc au coin de ma rue. À Chicoutimi, le parc en face de chez nous était toujours envahi par les jeunes qui dans la grande majorité des cas s'amusaient. Mais bon, je sais, des flots pas de tête, y'en a partout. Comme des mauvais parents. Je ne peux pas en dire beaucoup sur eux; moi, j'en ai pas encore d'enfant. Et puis, pour vous dire à quel point on est parfois malade comme société, je vous donnerais l'exemple de la belle journée de samedi que nous venons d'avoir, la première belle journée de printemps. Et ben, y'a bien du monde qui se sont dit «ha, je vais aller en profiter pour aller faire des courses». Et, pour profiter de quel soleil, me demanderez-vous?
Sérieusement, je pourrais écrire des heures à décrire les platitudes que je vois. Les moyens que nous avons mais que nous ne nous donnons pas. Les valeurs oubliés, la terre oubliée... l'Afrique oubliée... la famille oubliée. Car si la société est malade, c'est que nous le sommes tous également. Nous sommes la société, le peuple, et c'est nous qui avons le pouvoir de changer les choses, de les transformer ou de les faire évoluer. Nous sommes la première ligne d'action pour l'humanité, nous, chacun que nous sommes. Nous sommes une des rares espèces animales (pour ne pas dire la seule) qui nuit au progrès de son évolution, qui se met des bâtons dans les roues, qui met en péril sa dépendance. Hommes et femmes d'un âge respectable qui avez déjà des enfants, vous vous inquiétez probablement un peu du sort des vôtres en 2025. Mes enfants, si j'en ai un jour, devraient vivre au-delà de 2060. C'est vous dire l'inquiétude! Et leurs enfants, à mes enfants? Et leurs siens? Notre avenir est-il sur Mars?
Bon, lorsque vous aurez terminé de lire ça, vous irez ailleurs et mon blogue vous passera six pieds par dessus la tête et c'est correct! Mais quel défi personnel seriez-vous prêt à relever pour améliorer le tout? Faire plus de recyclage, aller au dépanneur à pied au lieu de prendre la voiture, rendre un service, faire plus de sport?
Je tiens finalement à rendre hommage à tous ceux et celles qui, dans leur quotidien, font des actions pour nous améliorer. Nous ne sommes pas tous laids et il y a du beau. Nous avons certaines raisons d'être fiers...
L'assumer et vivre en conséquence.