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lundi 2 mars 2009

Ben alors, qu'est-ce qu'on fait encore là?

« Mes très chers soldats, je vous souhaite bon courage pour votre mission en Afghanistan. Mais... nous ne gagnerons pas! »

-Stephen Harper

mardi 20 janvier 2009

Parade Avenue

Le temps avance si vite que je n'ai pas réalisé...
Cette année est la dernière d'une décennie, celle des premières années 2000. J'avais bien cru voir du coin de l'oeil, occupé, qu'on faisait portraits, documentaires et rétrospectives sur le sujet. Au début des années 2000, moi, j'ai foutu l'camp. Par fuite, pour faire le ménage, pour les deux, probablement. On finit toujours par s'oublier, les jours où il fait beau. Et on s'occupe de soi, pendant la tempête. Cela ne devrait-il pas être l'inverse?
Quelle aura été mes réalisations pendant tout ce temps, si ce n'est du plan purement personnel? Ho, je ne vous ai pas dit... la première ébauche de mon roman est maintenant complétée. C'est difficile de croire en ce souvenir de ma main qui tappe le mot «fin» après une centaine de pages! Alors voilà, dans la vingtaine, j'aurai écrit.
Que peut-on retirer, au plan collectif, de ces dix dernières années?
Pour ma part, je trouve ces années sombres. Les changements climatiques, le 11 septembre 2001, l'Irak, le front afgan, le pétrole, le hip hop, Bush, l'émergence indéniable de la Chine, le Tsunami, le Darfour, Charest, Israël et le Liban, Israël et Gaza, Katrina, L'hiver surréaliste de l'année dernière, Harper, la fonte dramatique des glaciers, les satellites sur Mars, Guitar Hero, la cellularisation du monde, Facebook, l'agonie d'Haïti, Céline Dion...
Au-delà du fait qu'aujourd'hui, tous jubilent dû au fait qu'un nouveau président ait été assermenté et qu'on semble déjà lui laisser tous les maux du monde sur ses épaules, je m'interroge sur l'avenir de l'humanité pour les dix prochaines années, sur le rôle que nous jouons tous, à chaque jour, dans nos boites de brique enterrées sous la neige givrante de l'hiver de mon Québec, petit dans l'univers que nous avons bâti, depuis des millénaires. Je sais que je n'y penserai peut-être plus demain mais qu'est-ce que moi, ti-Joe Tremblay du coin, je vais faire pour améliorer le sort de ma déscendance?
En fais-je assez?
Serai-je capable de regarder mon enfant sur mon lit de mort et de lui dire que j'aurai tout fait pour lui, sans douter contre moi?

mardi 11 novembre 2008

Brève sur la campagne électorale

TVA récidive une autre fois avec l'Autobus TVA et le chef de leur parti, Jean Lapierre. Quelle idée, vraiment! Prendre un chroniqueur politique, le foutre dans un autobus comme les autres, et aller serrer des mains dans les centres d'achats. Je serais curieux de voir combien de voix il obtiendrait s'il avait son nom sur les bulletins de vote. Je suis convaincu qu'il y en aurait qui, confu, voterait pour lui en pensant que c'est un politicien véritable.
Remarquez comme l'image avec l'hélico est... puissante!

mardi 14 octobre 2008

Political salmigondis

Honnêtement, malgré tout ceux qui pourront me critiquer, j'aimerais vraiment mieux avoir Stéphane Dion comme premier ministre que Stephen Harper. Voilà, c'est dit. Bon, ok, Stephen est un bon leader, pas le plus charismatique mais il semble maître de sa direction. Mais quand tu diriges un parti avec des idées aussi croches à mes yeux, moi, ça vient pas me chercher. C'est comme au hockey. Rivet a beau être le capitaine des Sabres de Buffalo, cette équipe là, je m'en fou! Pour les conservateurs, c'est la même chose. Bon, n'allez pas penser que je me suis caché pendant 28 ans sans rien regarder aux nouvelles ou que j'ai utilisé les journaux uniquement pour m'exercer à récupérer, c'est faux... je l'ai vu et entendu, comme vous, les libéraux nous on fait une crosse et je m'en souviens... Dion a fait des mauvaises déclarations pendant toute sa carrière et Harper aussi. La différence à mes yeux, difficilement explicable, je m'en rends compte, tient surtout au fait que Dion a fait des choses auxquels je ne suis simplement pas du tout en accord alors que Harper, lui, c'est que je n'en digère rien! J'ai voté pour le Bloc. Cette année, ma stratégie a changée. Je ne suis pas un militant. En fait, je le suis, mais dans la plus petite forme de gouvernement qui existe, la famille, ma famille. Voter représente pour moi le pouvoir de dire clairement et en mon nom propre qui est à mes yeux celui ou celle qui peut le mieux représenter mes valeurs et intérêts au parlement. Parfois, j'ai voté pour le candidat, d'autres fois, pour le chef du parti du candidat. En ce sens, j'ai voté pour élire un député ou j'ai voté pour avoir une premier ministre ou un chef d'opposition. On a le choix de mettre notre poid là où l'on croit faire une différence. Alors que les sondages donnaient les conservateurs majoritaires et que le bloc était blessé au Québec, j'ai penché un temps sur le NPD. Pour contrebalancer plus de droite par plus de gauche, je pense, mais je n'étais pas convaincu. Mais dans le contexte de lutte serrée, je me tourne vers le bloc pour le symbole, pour une bonne partie des idées et revendications et pour la souveraineté. Selon moi, bien des choses ont démontrées tout au long de la campagne que nous sommes toujours sur deux planètes! L'engouement pour la souveraineté, c'est un problème de représentativité dont il souffre. Pour moi, oui, mais pas avec n'importe qui! En attendant, je vote au fédéral... Avez-vous entendu la sortie de Pierre Légaré à TLMP au sujet du droit de vote. Il ne vote pas... Ça m'a déçu! Qu'il se donne le pouvoir de critiquer quand même parce qu'il paie des impôts ne l'aidera sûrement pas à en payer moins. En quelques sortes, c'est être toujours à la queue des autres...

vendredi 3 octobre 2008

Attends encore un peu ma belle.

Un autre moment de nostalgie...
J'avais 17 ans. J'étais à la polyvalente. J'étais cool, je pense, pour une bonne partie de la populasse adolescente de mon école. Un vrai Ram Dam... J'avais une blonde, je conduisais, je ne me fesais pas carter dans les bars et je découvrais davantage la sexualité, comme tous les garçons de mon âge ou presque. Tous mes cours m'interessaient, avec différents niveau de motivation, mais je performais bien et j'étais considérer généralement comme un bon élève lors des réunions de parents. Je m'intéressait à l'art dramatique, à l'histoire, à la physique. Les maths, c'était plus compliqué. Mon rapport avec les chiffres n'avait jamais été bon mais mon prof était vraiment hot. Il s'appelait Magella, pour ceux qui s'en souviendront, au Royaume. Et il y avait un cours qui confirmait la règle, l'exception à cette routine régulière de mon cheminement scolaire sans fautes (je ne parle pas ici du latin, au début de mon secondaire!) et ce cours c'était Éconnomie! Une heure à tuer à chuchotter avec son voisin sur la pluie et le beau temps pendant que le prof faisait des triangles en se déplaçant devant le tableau à nous raconter l'histoire envoûtante et dynamique de la loi de l'offre et de la demande. Les rares fois où j'ai écouté mon prof m'ont permis de constater qu'en la matière, il était plutôt compétent. Une condition gagnante pour me confirmer, avant même mon ascencion vers le monde adulte, que l'économie et moi somme deux entités aux parcours inversement proportionnels à nos aspirations. On m'offrait actions et argents mais je ne demandais rien.
En ces jours merveilleux où l'homme canayen a besoin de se pencher sur la proposition à cinq qui s'offre à lui, l'économie devient l'enjeu. J'en dors... Chaque sondage me rappelle qu'ils vont rentrer, peut être majoritaire alors que je ne comprends pas. J'ai tendance à percevoir que plusieurs sont hypocrites et n'assument pas leurs choix. Parce que personne m'a encore fait l'éloge de Harper en buvant une bière ou en mangeant de la lasagne en famille. Personne! C'est peut-être parce que je ne sors pas assez!? Je perçois également une grande différence entre ici et le reste et je me demande ce que mes amis albertains pensent de tout ça. Un autre signe que nous sommes peut-être pas fait pour être ensemble.
L'économie donc. Le libre marché, ce conflit gangrènique entre riche et pauvre. Ce besoin de prendre le cash en adoration comme nos voisins du sud qui vont encore se faire avoir au moment même où je vous écrit pour en donner encore plus aux riches patrons de la haute (mais très basse) finance. 700 milliards de dollars pour dire une autre fois à ce libre marché qu'il peut rouler sa bosse encore, qu'il peut encore compter sur les états-uniens pour payer sans y rien comprendre. De notre côté, on constate lors du débat que Harper s'en lave les mains, que Dion veut aller prendre un café et en jaser alors que les autres ont strictement rien à proposer. Ça me coûte 40 dollars de plus d'essence par mois, sans compter l'épicerie qui a augmenté de 80$ par mois, sans parler de mon loyer qui augmente, de l'hydro qui augmente, de la carte d'autobus qui augmente et que mon salaire reste le même!!!! Facilement un 1000 dollars par année en moins dans mes poches... ce qui constitue une poussière dans le compte en banque de M. Esso.
Notre planète peut bien s'étouffer pendant qu'on parle d'argent. Il en sera de même pour un autre bout de temps. Les gens ne vont pas voter... parce qu'ils veulent y aller pour choisir le meilleur, pas le moins pire des cinq!!!

jeudi 4 septembre 2008

Qui est le meilleur moron?

Pour faire suite à mon dernier billet, les dernières rumeurs veulent que des élections fédérales aient lieu le 14 octobre 2008. Ça fait dix ans que je vote cette année. Mon premier vote, je l'ai fait sur le référendum de 95. Depuis ce temps, j'ai l'impression de voir passer une suite de coq sans cervelle. Or, nous voici donc, fils et fille du 21ième siècle, en 2008, à l'aube d'un nouveau gouvernement canadien. Mais franchement, cette année, la cuvée est désastreuse. Du plus loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu à choisir pour le meilleur moron. J'ai déjà eu à choisir les meilleurs au ballon, des employés au travail ou ce que je vais mettre dans ma sauce à spag mais là, je suis mal barré. Vraiment. Je disais ça, cette semaine, à un confrère de travail, qu'entre Harper et Dion, je me sentais entouré de merde... Il m'a répondu: «Tu ne voteras pas pour Dion!?»... ce à quoi je n'ai pas répondu. Je vais probablement voter Bloc... mais avec total désabusement. Je veux dire, la souveraineté est rangée dans le tiroir jusqu'à la «prochaine fois» et pour le reste, voter Bloc ne sert qu'à faire «bloc», justement. Rien pour l'avancement recherché. Je ne veux pas faire blocus pour le restant de mes jours! Je voterais Layton mais, que voulez-vous, j'ai de la misère avec sa moustache... Ce qu'il cache dedans. Avec Layton comme PM, je me sentirais comme avec un jeune homme de 16 ans qui conduit une voiture pour la première fois sur la 20... Honnêtement, ce que propose Dion avec son tournant vert est tout de même un exercise louable. Ça prenait un certain cran pour se mouiller et la gars l'a fait. La loi sur la clarté, ça m'a fait chier. Que voulez-vous, comme disais Chrétien, moi, j'ai voté oui en 95. Mais, en me faisant l'avocat du diable, je parviens (il faut que j'aille quand même chercher ça loin) à me dire qu'il avait un job à faire et qu'il l'a fait en essuyant le tir. Il s'est gâché l'existence, la crédibilité, la réputation mais il l'a fait, jusqu'au bout et il en récolte encore les conséquences... En ce qui concerne le reste, ses liens avec Chrétien et la corruption de son parti, je n'en tiens pas compte. Tous ont un lien avec un connard et la curruption est dans tous les partis, j'en suis convaincu. Pendant le scandale des commandites, les fins stratèges (sic) des autres partis devaient rire aux éclats et mener une belle vie. Côté conservateur, Harper, je ne suis pas capable. Ce gars-là semble être en poste pour l'unique intérêt des magouilleurs économiques de son cercle d'ami et/ou de connaissances. L'attitude de cet homme sur le plan environnemental nous a rendu «retardés vert» et je crois que ce recul ne sera jamais rattrappé. Pire, l'indifférence de Harper sur ce plan aura eu des conséquences mondiales sur la lutte écologique. Parce qu'on aurait pu montrer l'exemple, comme pour la paix, il y a quelques temps. Et je ne parle pas du reste...
Alors, Harper ou Dion? On pourrait tourner en rond des heures et rester dans l'impasse total. Des fois, je me dis que le parlement devrait être dans une grosse boule en verre avec de la tite neige pis lorsqu'on serait écœuré, on pourrait la brasser et changer tout le monde one shot... L'image vient d'ici

vendredi 29 août 2008

Le PM est peut-être un gros jambon...

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'ai plus vraiment envie de manger du bologne!!! Avec toutes les écoeuranteries que j'entends depuis les derniers jours, je me demande qui a eu la brillante idée de créer une viande du type. Remarquez, ça va un peu comme le monde dans lequel on vit. Des fois, j'aurais envie de me retirer dans le bois et d'y hacher du bois mort le restant de mes jours! Ainsi, notre bon PM a choisit ce moment précis pour nous faire part de son goût de déclenché des élections. Non mais sérieux, on est vraiment mal barré! Des élections pour élire qui au juste? Je sais, je me répète mais j'ai hâte qu'on passe à autre chose. Bof, je sais, ça va pas si mal ici. On chiâle sur la pluie et dans quelques temps, ce sera la neige... Nous vivons des temps gris quoi. Avez-vous des fois cette envie de tout laisser tomber et de partir au Yukon? Moi, des fois, ça me pogne mais bon, j'ai une connaissance qui s'y trouve et elle m'écrit que son hôtel est le plus miteux qu'elle n'a jamais vu... Et une tente au Yukon, ça doit pas être ben chaud! On a beau vouloir se changer les idées en voulant faire le ménage, reste qu'à un moment donné, c'est chiant. Aumoins, avec la neige, on a l'impression de pelleter quelques problèmes, non?

lundi 28 juillet 2008

Le céleri...

Le céleri est un beau légume, sans être superbe. Croquant, rafraîchissant et polyvalent pour ceux qui l'aime. Pratique, on peut le mettre partout et y'a même du sel de céleri. Je veux dire, c'est tout un honneur pour un légume! Même la patate ou la carotte n'a pas son sel. Et la salade?
On peut appeler du céleri du céleri, ce qui est important pour moi là-dedans, c'est que j'aime pas ça. Bof, encore, dans la sauce à spaghetti, ça passe, quand il est finement coupé, mais moi, poigner un céleri dans une salade, ça me lève le coeur! Je vous dis, je pourrais en parler des heures... Qui a eu la brillante idée de mettre une branche de céleri dans un Bloody César? Et puis ceux ou celles qui mangent ça avec du Cheeze Whiz, je ne comprends pas. En bâtonnet, cru... Y'en a qui ont la langue dérangée... Sans parler des ti-bouttes qui reste dans les dents.
C'est un peu la même chose avec Stéphane Dion. Y'a l'air ben beau pis ben rafraîchissant avec son beau manteau vert, je ne peux pas m'empêcher de penser à lui dans sa salade!
Merci, bonsoir!

jeudi 17 juillet 2008

Billet léger à saveur politique et culturelle

Je lisais ce matin les méandres médiatiques du Québec profond et cybernétique lorsque je suis tombé sur cette petite nouvelle divertissante: http://www.cyberpresse.ca/article/20080717/CPSOLEIL/80716194/1019/CPACTUALITES
Pour les paresseux qui ne désirent pas lire, on parle de la venue de Paul McCartney, l'ex-Beatle, sur les plaines à Québec et on parle également des personnalités politiques et publiques qui s'y opposent. Certains se demanderont: s'opposer à quoi au juste? À sa venue! Car tout est politique...
En effet, certains semblent voir en Sir McCartney un symbole clair et fort britannique. Après tout, c'était peut-être le Sergent Peppers Lonely Heart Club Band que commandait Wolfe sur les plaines, à l'époque. On fête les 400 ans d'une ville, la seule francophone en Amérique du Nord, qui a été conquis par les britanniques. Nous le savons tous. Depuis, on s'est démené comme des coureurs des bois à la recherche de notre identité perdue. Mais à la guerre comme à la guerre et quelques soldats en sont encore cinglés aujourd'hui!!! Parce qu'au fond, Paul McCartney n'est pas un symbole, à part celui d'être Beatle. Shania Twain serait venue sur les plaines à sa place et les mêmes personnes auraient probablement criés à l'unjustice, à l'incohérence de voir une canadienne anglophone venir nous casser les oreilles avec son ti cul racing de 40 ans en étant le symbole canadien. En gros, pourquoi s'empêcher d'avoir du plaisir à voir ce type sur scène? Parce qu'il est britannique?! Exemple parfait de récupération politique... Je ne veux pas un pays pour des pensées comme ça.
Brathwaite peut bien appuyer cette pétition, il n'animera pas le show!!!

vendredi 23 mai 2008

«Héééé.... Rapport!»

Le chat est sorti du sac. Le Rapport Bouchard-Taylor est publique. Ho... je m'excuse. Je ne voulais pas les traiter de chat! J'espère que je ne serai pas perçu comme raciste!? Se faire traiter de chat, ce n'est pas si discriminatoire que ça. Un beau gros rapport donc, un «rot» quoi, la vidange d'un trop plein par deux hommes nommés par le gouvernement pour nous dire ce qu'on est, à leurs yeux.
Dès le départ, je n'y croyais pas. D'une part, parce que je trouvais que notre gouvernement laissait encore une fois ses culottes sur la corde à linge plutôt que de les mettre. D'autre part, parce que toutes ces histoires là n'avaient ni queue ni tête. L'histoire de la cabane à sucre, par exemple. Faire sortir des gens de l'endroit pour prier en paix... et demander qu'il n'y ait pas de «bines» avec du porc, je le conçois, c'est pousser fort. Mais qui était le ou les fanatiques qui ont demandés ça? Ils étaient combien? Quelques dizaines, tout au plus, livrés à un «grand chef» peut-être en proie à une crise de supériorité et qui revendiquait, nostalgique de son Arabie natale, le droit de foutre tout le monde dehors pour prier Allah? Nous sommes loin d'une majorité d'une communauté. Et le québécois, était-ce un «Pierre Bruneau» ou un «Maire Gendron»? L'histoire ne nous l'a jamais dit. La télé nous l'a raconté mais avec quels mots? C'est certain, il est facile de dire que les médias ont exagérés. C'est facile... C'est même sûrement vrai. Mais au-delà de leurs exagérations à nous colporter des histoires rafistolés, qu'elles sont nos perceptions? J'ai l'impression que bien des gens boivent le TVA 18h comme un verre de Pepsi sur le patio... D'une traite! Et pourtant, il est de notre responsabilité, en tant qu'individu, de faire la part des choses lorsqu'on lit un journal ou écoute le bulletin d'info. Je ne veux pas faire de «bashing» (j'en fais, je sais... Les citer en exemple est si facile!) mais je sais bien que si je prends mes nouvelles dans un journal dont la première page porte sur le nombre de grains de sel sur les frites de chez Mc Do... je risque peut-être de ne pas avoir un article aussi sérieux que je le voudrais sur la malbouffe! C'est la même chose pour la télé. Si je dis «il faut en prendre et en laisser», j'ai l'impression que ça va encore illuminer quelques personnes... et ça me fait peur!
Et pis, le criss de crucifix! Comment le dire autrement, dans le fond! Car après tout, je trouve ça tellement ridicule. Que le Christ soit en haut du siège du président de l'Assemblée Nationnale, cloué à sa croix en bobette, n'a jamais réussi à forcer le gouvernement à garder les cours de religions à l'école, à ce que nos gouvernements investissent davantage dans la lutte contre la pauvreté, à une aide supplémentaire au Darfour, à une baisse du prix de l'essence, à une victoire au référendum... À mon sens, il ne fait que partie du décor et depuis longtemps. Influence? Laquelle, dites-moi, alors que nos soldats allaient se faire tirer dessus par les talibans? Je mélange les affaires? Oui, et j'adore ça! Qu'on cesse de nous rabbattre les oreilles avec la croix. Le Christ sur sa croix n'a rien fait pour les orphelins de Duplessis non plus. L'enlever ne me dérangerait pas. L'enlever ne changerait rien! Après, il faudrait peut-être mettre un cercle blanc sur le Fleurdelysé au lieu d'une croix? Ou un «X». J'appelle ça une pure perte de temps et d'énergie. Et je passe par dessus la dépense inutile... Ça non plus, le Christ de l'Assemblée n'a rien fait pour ça.
Dans cette foulée bestiale des fuites et de la frénésie du dévoilement du document, j'ai remarqué l'émergence d'un autre débat portant sur le «québécois de souche». Permettez-moi d'abord de rire un bon moment! (...) Je suis d'accord avec Pauline Marois lorsqu'elle fait la comparaison avec Elvis Gratton et cette fameuse scène dans l'avion. Certains trouveraient le terme réducteur. Les commissaires préfèrent le terme «Québécois d'ascendance canadienne-française». Là, je me sens réduit! Réduit de comprendre que j'ai trois nationnalités! À force de s'acharner sur les mots, on fini par se demander si dans quelques années, nous seront comme Voldemort dans Harry Potter et qu'on nous appellera «ceux dont on ne doit pas prononcer le nom».
J'ai fait une belle rencontre dernièrement au travail. Un québécois d'origine africaine. Un chic type, vraiment. J'ai été surpris quand il m'a dit qu'il avait immigré au Saguenay, qu'il recherchait le dépaysement total. Il y a habité pendant des années. Il comprend l'accent du coin, quand je lui parle. On se remémore les côtes à Chicoutimi, ses paysages et son grand air. Ce gars a tout d'un québécois, y'a pas de doute. Il en est un. J'ai travaillé avec des chinois, des vietnamiens, des roumains, des polonais. Je n'y ai vu aucune différence à part la peau, les yeux bridés et l'accent. On se respecte, on est civilisé. Avec ce rapport, je suis toujours aussi stupéfait d'abord qu'on pense que les immigrants ne veulent pas s'intégrer. À mon sens, majoritairement, ils le font tous très bien. Se poser cette question, c'est donné de l'importance aux quelques exceptions qui sont venus ici pour foutre le bordel. Ensuite, je crois que les québécois ont un sérieux problème identitaire qu'ils ont transposé sur les immigrants. La commission aurait dû porter sur notre propre perception plutôt que sur ceux des immigrants.
Bon... Ce rapport n'est pas de la merde. Il existe pour rien, voilà tout. Qu'on recommande de favoriser l'immigration en région, le fancisation des nouveaux arrivants et une meilleure reconnaissance des compétences de ceux-ci sont des choses évidentes à mes yeux et même, aux yeux je crois de la majorité des gens que je connais, de tous âges, de tous lieux. Nous n'avions pas besoin d'un rapport de quelques millions pour ça. Le rapport semble conclure que la «crise» des accomodements raisonnables est l'oeuvre des médias. Pour ma part, je constate que c'est notre gouvernement qui aurait dû simplement mettre le pied à terre.
Une société saine peut se poser la question. Mais ce sont dans les gestes qu'on la reconnait à sa juste valeur. Il est plus que temps de passer à autre chose.

jeudi 15 mai 2008

Endormis au gaz!

Je viens de lire un article sur cyberpresse.ca qui parle d'un changement d'attitude des consommateurs d'essence. (voir ici) Je me souviens personnellement avoir vu l'essence à 0,42¢ le litre dans les années 2000... C'était en Alberta! Quelques années plus tard et c'est l'enfer pétrolier. Personnellement, je trouve qu'on pelte! Oui, chers lecteurs, il n'y a plus de neige mais on cherche à utiliser nos pelles quand même, par habitude peut-être, ou pour se déresponsabiliser, encore. On avance des solutions... Comme s'acheter un véhicule plus économique. Soit, Annette est peut-être «économique» mais ce n'est certainement pas au niveau de l'essence que je dois lui payer. C'est quand même étrange que les voitures «VUS» ou intermédiaires commencent à s'offrir sur le marché en version hybride et que les compactes, comme la Yaris, boudent dans leur coin contre l'électricité!!! Il me semble que si on veut économiser, on devrait miser sur les petits véhicules! En ce qui concerne la technologie, je crois ardemment qu'elle est prête... mais qu'on nous fait languir. Les compactes s'achètent plus que les VUS de nos jours et dans notre coin de pays.
Une autre merveilleuse solution est de prendre les transports en commun. Oui, je veux bien... Mais l'autobus en consomme aussi, du pétrole. Si tout le monde prennait l'autobus, il faudrait en ajouter; ça en ferait moins, oui, mais ça en ferait quand même, des émissions polluantes. Le problème ne serait pas régler. Il serait moins pire! Ça serait déjà ça. Mais alors, où sont les tramways électriques, le métro dans l'est de l'île, le TGV entre Québec et Montréal? Tout cela prend énormément d'investissements. Il me semble que ce serait un beau projet de société, comme la Baie James à l'époque de Bourassa. On s'endetterait, certes, mais ça créerait de l'emploi et donc, de la richesse. On dépenserait moins d'argent à rattrapper le temps perdu et avec un peu de bonne volonté, on en serait capable. Au lieu de se chicaner sur l'absence de Charest à La Rochelle! Le truc avec le transport en commun, c'est qu'il n'offre pas la même souplesse, le même confort, la même liberté. On ne peut donc pas miser uniquement sur ça mais aussi pousser le développement en matière de voitures électriques. Ces choses vont de paires! C'est facile pour Pierre Bruneau de dire à son bulletin d'info de tous se lancer sur les trains de banlieues mais le gars qui habite à La Malbaie en a rien à foutre. Y a-t-il seulement des taxis?
Tout est fait de plastique. Mon ordi, ma télé, ma cafetière, le bout de mes lacets, ma brosse à dents et j'en passe. Si j'ai besoin d'une télé, du jour au lendemain, je suis mal barré si tout ce qu'on m'offre est fait en plastique! Je veux bien acheter une télé faite avec un matériel à base de caca recyclé mais si on ne me l'offre pas, si ça n'existe pas, je vais m'acheter une télé en plastique et vlan... pour l'environnement.
Les gens sont de ce fait dépassés, à mon sens. Quand Esso est plus fort dans la balance que mon premier ministre, que voulez-vous, je me sens piégé. Alors quoi? J'attends après ma mort? La disparition de ma race?

mercredi 30 avril 2008

Quelques silences (...)

Parlons pour jaser. Après tout, il n'y pas grand chose à dire à part parler du Canadiens. C'est peut-être pour ça que ça va bien pour notre bon premier ministre et qu'il a la cote auprès de la populasse. (...) Il y a pourtant bel et bien une crise alimentaire mondiale. L'ONU est sur le coup, Harper a annoncé une bonification de 50 millions des programmes d'aide. Pour ceux qui ne le savait pas, vous êtes au courant! (...) C'est l'essence qui cause tout ça. Remarquez, je ne suis pas assis dans le bureau du skyscraper de ma compagnie de finance. C'est ce qu'on me dit, point. J'ai l'impression qu'on est en train de céer un problème afin d'en éviter un autre. En fait, c'est plus qu'une impression, si je peux être franc. Avec l'éthanol et notre bientôt célèbre plan de rechange, on a fait grimper le prix des céréales, à la base de notre alimentation. L'homme, de la planète terre, en tirera-t-il une autre leçon? (...) Je ne suis pas nécessairement d'accord avec ce plan B. J'ai toujours trouvé que c'était une fuite, l'essence avec du blé d'inde! Des émissions polluantes, ils s'en dégagent également, et le vrai changement aurait été de... changer! (...) Nous sommes en démocratie. Il y a des gens qui représentent nos communautés et qui prennent les décisions «d'équipe» pour nous. J'ai bien beau recyclé, vouloir faire du compost quand j'aurai mon foutu balcon, ménager l'eau, l'électricité et mes déplacements, si le voisin s'en moque, et ben, j'écope. Mais je vais continuer; j'ai un peu d'orgueil quand même. (...) J'écris beaucoup ces derniers temps. À ce rythme, je crois bien que j'aurai terminé mon roman cet automne. Ce n'est pas une promesse... c'est un «si»! C'est pourquoi je blogue moins. Je m'en excuse, chers lecteurs... (...) Certains se trouvent à dire qu'on devrait mettre Halak devant le filet ce soir. Parce que Price n'a pas été fort les derniers matchs. Ridicule! Il n'a pas été si mauvais... Je soupçonne plutôt que le problème est directement lié au mauvais état de la glace du Spectrum, à Philadelphie. La rondelle sautillait, faisait de mauvais bons, et c'est clair qu'il y a des imperfections devant le filet de Biron qui faisaient ricocher la rondelle sur les poteaux. Price n'a rien à voir là-dedans! (...) 2-1, pour le CH. (...)

jeudi 3 avril 2008

Et les réponses, elles?

Je suis désintéressé... C'est ce que je constate. Putain qu'on semble tourner en rond. C'est fou, j'en ai le tournis. Les américains vont venir aider nos soldats en Afganistan! Personne ne l'avait vu venir celle-là... J'aurais dû parier! Là, on est rendu en 2011 pour le retrait des troupes canadiennes. Avec les américains dans le coin, si on se fit à l'Irak, ça va prendre une décennie supplémentaire. Et aller savoir s'ils ne bousilleront pas tout le travail, si minime soit-il, qui a déjà était fait par nos soldats. Misère...
Le Bloc Québécois est-il encore utile? Non, mais, on est en pénurie de question existentielle et/ou politique. Quand il y a eu le scandale des commandites au PLC, on se l'ait jamais demandé pour les libéraux! Avouez que c'est un peu ridicule. Ça sent la remise en question pour n'importe quoi. Les accomodements, l'utilité du Bloc, le référendum au PQ, Dion au PLC, le ministre Blackburn et son rêve de voir la constitution réouverte pour le peuple québécois, la violence au hockey junior, etc. Cri**, on remet même en question notre manière de déneiger!!! Je veux bien croire que c'est sain de se poser des questions mais nous ne sommes pas à un examen pan-canadien du ministère! Dans cette foire aux questions, à mon avis, y'en a quelques unes qui sont plutôt futiles ou qui ont été répondues il y a longtemps.
Je ne veux pas jouer les fouteurs de trouble mais pendant ce temps là, y'a plein de questions importantes qui restent en suspend. Notre planète, par exemple, qui se meurre...

mardi 5 février 2008

Politiqueville, Qc, CA, USA

En ce merveilleux jour de février, au moment même où ces quelques goûtes verglaçantes viennent emprisonner mes essuie-glaces, se passe dans une contrée pas très lointaine une célébration de la démocratie: les primaires. En effet, depuis quelques temps déjà, nous assistons dans les médias à une lutte épique entre les différents clans des différentes tribus. Le tout se fait à grand frais, évidemment, et on est à l'affût des moindres gestes de l'adversaire. Ainsi, de congrès en conférences, de bavarderies en exposés, de discours en slogans, on scande de toute part dans les USA (prononcé avec l'accent de l'Alabama) qu'il est grand le mystère du pouvoir et tous acclament la venue prochaine d'un nouveau messie. Il sera une dame, il sera noir ou il sera un jus... Je prédis un noir, puisque tous l'auront sans doute confondu avec le président Palmer de 24h ! Que voulez-vous, la politique, c'est aussi un gros show. (J'ai dit «aussi»!)
Pendant ce temps, sous les merveilles ancestrales des pensées de nos aïeux, les canayiens s'amusent à la bravade en criant au voisin «mon banc de neige est plus haut que le tiens». Sous les airs trop fréquents de Céline Dion, les habitants de Mourrial et «de la campagne», comme ils disent, s'accrochent à l'idée grotesque d'un projet de loi pour donner de l'argent à l'industrie forestière et manufacturière. Ha, mes chers lecteurs, la politique, c'est aussi conditionner (remarquez le «aussi» aussi!). Car, la politique, c'est aussi gagner, être premier, être les plus nombreux... Et durer, plus longtemps que Chrétien s'il le faut. Après tout, nos amis qui travaillent en ce haut lieu de la décision collective veulent aider les travailleurs... Alors, ils veulent s'aider aussi. Car, mes chers amis, la politique, c'est aussi une entreprise manufacturière. Oui, oui, très concurentielle dans le domaine de la fabrication des lois. On en fait de toutes les sortes, de toutes les couleurs, pour tous les goûts. Ben alors, nos bonnes gens (prononcé «gensse») de la chambre des communes devront voter pour garder le gouvernement s'ils veulent aider les travailleurs. C'est comme ça. Car au risque de me répéter, la politique, c'est aussi «je t'en donne mais donne-moi s'en»!
Pauline Marois, elle, fait dans la maternité. Mère des souverainistes, elle tente de calmer ses gamins. Elle les rassure, leur dit que tout va bien... mais qu'il faut arrêter de gueuler partout dans la maison parce qu'il y a des mononcles pis des matantes qui les trouvent un peu trop énervés! C'est que «maman» a un gros problème avec sa maisonnée... Les autres ont l'air de se moquer de sa famille. Mais Pauline veut que sa famille soit aimé, par le plus de personnes possibles. Mais les autres aiment pas ça les familles énervées. Je veux dire en clair... J'ai envie d'un pays mais pas avec une famille qui est même pas capable de faire consensus! Les enfants de Mme Marois doivent être à l'âge des débats du secondaire...
Car, chers citoyens, chères citoyennes, la politique c'est rendu vraiment très drôle! Un peu trop drôle...

vendredi 25 janvier 2008

«Je veux mon 24!»

Sommes-nous un peuple susceptible? Les québécois et québécoises, que je parle. Évidemment, il y a des choses qui doivent être ditent et dénoncées. Mais il y a aussi la vilaine habitude qu'ont des gens de ma nation de se bomber le torse à la moindre anicroche des anglos plus à l'ouest, à récupérer n'importe quel connerie pour qu'elle tourne en débat constitutionnel. Je sais pas moi, y'a un vétérinaire de l'Alberta qui fait une fouille rectale à une vache dont une tache ressemble à un fleur de lys et y'a un cave de la «belle province» qui va tous nous faire passer pour des paranos en disant que c'est une insulte à la nation québécoise...
Si je vous parle de ce sujet, c'est pour quelques raisons. D'abord, je déteste faire partie d'un groupe de gens qui me fait honte. Je n'affirme pas ici que j'ai honte d'être québécois. J'en suis fier, de notre langue aussi, de notre culture et je veux notre pays mais on est quand même pas seul sur notre planète! Si on devient indépendant comme peuple, nous allons quand même être à côté de l'Ontario! Cependant, quand quelques québécois se font aller le mâche patate sur des niaiseries et nous font passer tous, et qu'importe ce qu'on en pense, pour des fouteurs de bordel, ça me pue au nez.
Par exemple, aujourd'hui, on nous fait état de Poste Canada et de son calendrier où la St-Jean n'y apparait pas. Bon, je pourrais vous dire que j'ai vu cette nouvelle sur TVA et que ça donne à cette nouvelle une épice toute particulère mais comme ils semblent (Quebecor) détenir «le monopole des grands débats de notre société», comme me disait Renart, et bien, il faut lui accorder toute son importance! (sic) Les faits sont à peu près les suivants: Postes Canada a fait imprimer pour ses employés des calendriers. Sur ceux-ci, on retrouve tous les congés que l'on connait, tels que Noël, le jour de l'an ou la St-Valentin. On y retrouve également des fêtes moins connues comme la St-Patrick ou d'autres fêtes religieuses non-catholiques. Mais, la St-Jean-Baptiste n'y apparait pas! Le 24 juin est vide, si ce n'est du nombre «24» qui, seul pendant notre fête nationnale de 2008, prendra sa brosse et ira foutre le bordel sur les plaines d'Abraham en écoutant Kaïn ou je ne sais trop qui.
En effet, dans ledit calendrier, on ne retrouve aucune mention de fêtes provinciales, tant pour le Québec que pour l'Alberta. C'est ce qu'un porte-parole, l'air déconcerté, tente d'expliquer. Or, je suis peut-être dans les vapeurs mais l'Alberta ou l'Ontario n'ont pas de fêtes nationnales... Je n'ai jamais entendu parler de «Ontario Day» ou de «St. Saskatchewan Baptist»! L'excuse est facile, je le concède. Trop! Alors, est-ce un oubli ou un geste politique intentionné? Honnêtement, je m'en balance un peu. Pour moi, ce n'est pas important que les ontariens sachent la date de la St-Jean. Je pense que tous les québécois en grande majorité savent quelle date est notre fête nationnale. Le porte-parole s'excuse... parfait. La prochaine fois, ils sauront que c'est une fête importante, que cette fête n'est pas seulement importante pour les québécois mais aussi pour tous les francophones hors-Québec qui célèbrent nombreux cette fête qui marquait jadis le solstice d'été!
Mais l'histoire continue et prend un sens qui me rend amer. C'est que, non seulement on exige des excuses de la société d'état mais en plus, afin de calmer les quelques québécois pointilleux qui font du nationnalisme soi-disant «sérieux» avec si peu et qui leur demande de recommencer le travaille, Postes Canada décident de réimprimer tous les calendriers avec l'erreur corrigée!
Coût: $20,000 payé par nous
... et un coût environnemental également, car des calendriers, c'est fait avec du papier. Alors, finalement, aurions-nous eu intérêt à nous taire? À mon avis, non, car je crois qu'une faute semblable commise par une société d'état est dénonçable et mérite des excuses. Mais de là à crier au racisme et à tout faire recommencer, il y a une limite. Et à ces québécois nationalistes non-pures mais dures, je dirais ceci. Regardez bien la photo que je publie avec ce billet. Elle montre les traces de la fierté d'être québécois, le lendemain d'un 24 juin sur les plaines d'Abraham, là où Montcalm s'est fait tué. Par chance, nous avons des scouts qui passent derrière nous...
En somme, être bon québécois, c'est avant tout être un bon citoyen de la terre et ce, 365 jours par année!

mercredi 16 janvier 2008

Un milliard de dollars et 1500 humains.

J'ai été heureux de constater, pendant le dernier weekend, que notre cher gouvernement Harper a décidé d'offrir un milliard de dollars aux travailleurs dans le domaine forestier. Après tout, les besoins dans ce secteurs sont criants, surtout depuis l'avènement de l'informatique et de l'écologie ainsi que le refus des états-uniens de vouloir importer notre bois d'oeuvre moyennant une taxe salée. Depuis déjà quelques années, les industries de pâtes et papiers, les scieries et autres ferment une après l'autre devant l'impuissance des compagnies à rivaliser avec la concurence étrangère. Mais, alors, pourquoi attendre un foutu budget pour adopter cette proposition? Attendre, attendre, quoi? La prochaine élection? La prochaine fermeture? La prochaine dépression d'un des nombreux travailleurs? Faire de la politique comme le font les conservateurs, c'est absurde!
J'ai été heureux de constater dans le journal local, à Saguenay, que pour la première année depuis 30 ans, la balance démographique de la métrpole régionnale est positive!?! Oui oui, positive. La population a augmenté de 1500 habitants environ. Cela va à l'encontre de toutes les analyses et prédictions qui prédisaient une extinction lente et constante des gens de la région. Il y aurait donc encore un soupçon d'espoir pour nos régions?

vendredi 26 octobre 2007

Quand les pensées se bousculent.

Le Québec? Qu'est-ce au juste, le Québec? Une province, un pays, un peuple, une nation, un rêve, une utopie, une exception, un mélange de bien des choses aussi.
Hé, qu'on aime donc ça, se chercher. On aime ça, gratter et gratter encore sur les gales de nos bobos du passé. On s'obstine; on est persévérant. On pousse nos réflexions loin, on est à l'avant-garde peut-être même. On est un cas unique et on s'en souvient. Blotti entre l'Ontario et le Golfe du St-Laurent, l'eau de l'Atlantique pénétrant avec ses baleines dans la gueule de notre province, ayant comme nez un Labardor perdu... Nous, les québécois et québécoises, qui disons OUI à l'énergie pure et renouvelable mais qui disons NON à l'éolienne sur la montagne d'en face. Nous, peuple généreux et conquis et qui en a toujours souffert de sa défaite amère, face aux yeux d'une langue qui l'entoure dans tous les sens. Notre nation, fière avec sa fête nationale, sa langue unique, sa pensée épicée au latin. Nous, avec notre autoroute 20, notre pont Jacques Cartier, notre stade olympique qu'on trouve tous laid parce qu'il est justement dans notre cours. Nous, unis dans la langue mais séparé par nos régions qui paraissent si loin aux yeux de l'urbanisé. Nous, qui avons voté Lesage, Lévesques et Charest.
Mais qui sommes-nous, encore, dans notre province au bouclier plutôt canadien? Et l'on cherche, espérant et souhaitant, car nous voulons aller au fond des choses.
Je sais cependant que l'homme, à force de chercher en lui ce qu'il est, fini par devenir fou!

mercredi 3 octobre 2007

Quand la fourmi devient l'éléphant.

Je me suis retenu assez longtemps de parler du maire de Saguenay, Jean Tremblay, et de son discours devant la commission Bouchard-Taylor. Je me suis retenu parce que je viens de l'endroit, que j'ai déjà voté pour lui (au début de sa carrière politique municipale) et que je n'étais pas vraiment en accord avec son propos à la commission. Je m'étais dit que ça passerait dans le beurre, qu'on aurait crier à l'imbécile sans plus.
M. Tremblay a déposé un mémoire qu'il a écrit lui-même. Il porte sur l'importance de la religion dans nos institutions et notre culture. Plusieurs discussions de coulisses semblent avoir eu lieu à l'hôtel de ville et même les conseillers semblent abondés en ce sens. La majorité du conseil municipal endossait la majorité de ses propos... c'est ce qu'il aurait dit. Marina Larouche abonde dans le même sens, elle qui est au conseil depuis bien plus longtemps que le maire Tremblay. Cependant, le mémoire du maire n'a pas passé l'étape officielle de sa validation par tout le conseil pendant une séance du conseil de ville. Or, le mémoire fût déposé à la commission et payé avec l'argent des contribuables. En clair, le maire a déposé un point de vue personnel comme étant celui de toute la population. Or, la population n'est pas totalement d'accord avec lui et a payé $10,000 pour un mémoire qui n'est pas le sien.
Les jours passent et les critiques sortent de toutes parts. Saguenay, la suite d'Hérouxville? Saguenay, terre hostile où le racisme et l'étroitesse d'esprit est l'attraction touristique majeure? Permettez-moi d'en rire!!! D'abord, sachez que les gens sont vieux au Saguenay. Les jeunes comme moi sont partis faire «fortune» à Mourrial, la place où il y a toujours quelque chose à faire... C'est évident que bien des gens, très majoritairement catholique, aient la foi et y accorde de l'importance. Mais la laïcité dans nos institutions, elle? Et les discours pleuvent dans la tempête de micros et des caméras.
Et pourtant, nous, le peuple. Celui qui regarde tout ça sans vraiment y penser. Honnêtement, je crois que prière ou pas avant un conseil municipal, le travail restera le même. Ça fait des décennies qu'on s'en fou et puis là, ça devient le sujet majeur du jour... C'est fou... on entend même pu parler de Cédrika!... Suis-je le seul à trouver que tout ce débat mijote trop pour rien? J'ai l'impression que c'est comme une homellette qu'on fait cuire à 425 celsius au four pendant des jours... Pendant que l'hôtel de ville était pleine, à Chicoutimi, et que le maire Tremblay a fait sa prière avec ses amis, et que la séance a portée des minutes interminables là-dessus... pendant ce temps, les décisions importantes ne se prennent pas! Aussi, pendant ce temps, le gouvernement s'en lave les mains et prépare sa rentrée parlementaire.
À mon avis, le maire Tremblay a fait une erreur monumentale dans ce débat. Il a utilisé des fonds publiques à des fins personnels. En plus de prêter son opinion à sa population, il a volé les deniers publiques. Cela n'est pas un enjeux entourant le débat sur les accommodements raisonnables... C'est le non-respect de ses citoyens, ce qui est plus grave que tous les mémoires qu'il peut déposer. Je me fou qu'on fasse une prière de 30 secondes avant un conseil... Je veux juste que le travail se fasse. Que l'argent de la population serve la population et non son maire. Parlons-en, du Maire Tremblay, avec ses là là, et dépoussièrons ses convictions religieuses. Pendant ce temps là, des gens attendent, des organismes communautaires, des équipes sportives, des HLM, des parcs, d'un citoyen simple, d'une rue à refaire ou d'un pont, des fonctionnaires pour faire le budget... Voilà, pour moi, l'exemple d'un petit problème qu'on remplace par un plus gros.

mercredi 26 septembre 2007

Déconfiture...?

Je veux revenir ici sur le résultat des dernières élections fédérales partielles dans trois comtés du Québec.
Je trouve que l'interprétation des résultats par la majorité des gens et des médias est biaisé. Personnellement, je crois d'abord qu'il faut prendre les trois comtés un à un. Dans Outremont, c'est Thomas Mulcair qui a remporté, sous la bannière du NPD. M. Mulcair, pour les moins informés, était ministre de l'environnement sous le gouvernement Charest et s'est opposé à la ligne du parti voulant que le parc du Mont Orford soit privatisé en partie. De fil en aiguille, il s'est retrouvé à démissionné de son poste de député et beaucoup, dans la population québécoise, ont appuyé M. Mulcair. On se souviendra qu'une majorité de citoyens étaient contre le projet de privatisation. Ayant acquis non-seulement une meilleure exposition publique, donc plus de popularité, mais ayant également une crédibilité face aux citoyens (en partie), sa victoire résulte majoritairement de ces facteurs... Sans Mulcair, le NPD n'aurait probablement pas fait élire de député dans Outremont. L'interprétation de la déconfiture des libéraux est hâtive, bien que vraissemblable. Dans Outremont, on a voté pour le gars, pas pour le parti.
Du côté de Roberval, M. Lebel, maire sortant de Roberval, qui jouissait d'un bon taux de satisfaction, s'est fait élire non pas à cause d'un ralentissement (bien que lui aussi vraissemblable) du Bloc mais parce qu'il avait également une bonne crédibilité locale. Qui plus est, la bannière conservatrice est alléchante pour la population dont la région tourne au ralenti. Quand on sait que le ministre Blackburn est juste à côté, dans Jonquière, je comprends les gens du comté de Roberval d'avoir fait ce choix. Les gens n'ont pas voté conservateur pour les idées... mais parce qu'ils sont au pouvoir.
Il n'y a finalement qu'à St-Hyacinthe qu'on peut avoir un résultat qui peut être analyser tangiblement.

mardi 11 septembre 2007

Le billet de la rentrée d'Amérique.

Bon! Disons que pour l'instant, Huguette (ou Hugo, c'est selon...) semble tenir le coup. Je peux donc m'adonner à nouveau au plaisir d'écrire sur mon blogue. Comme vous vous en êtes peut-être rendu compte, je n'ai pas écrit beaucoup cet été... Pis? J'en ai profité et vous en avez sûrement fait autant. Je vais donc tenté, là, maintenant, sous vos yeux rivés à votre écran, de faire de cet été rempli un savoureux condensé, un peu comme une soupe en canne dans laquelle on doit ajouter de l'eau...
Le JP d'Amérique. Je tiens ce blogue depuis quelques mois déjà. Je dois admettre que je suis toujours aussi satisfait de mon expérience, bien que ma blonde soit meilleur dans ce domaine... (la satisfaction!) Surtout, j'ai été agréablement surpris de constater qu'on me lise! Je sais que je suis loin d'être un «célibataire urbaine» (est-elle morte ou vivante?) au niveau «je suis un blogueur cool et aimer de beaucoup de gens», ce que je ne recherche pas nécessairement, mais plusieurs personnes m'ont commenté... On m'a dit qu'on était accro., qu'on attendait mon prochain billet avec impatience, à quelques reprises. On m'a aussi dit que j'avais une très belle plûme. Plusieurs se demandaient ce qui se passait depuis quelques semaines et j'ai constaté de visu un bon nombre de mes lecteurs, anonymes, qui ne laissent pas de traces de leur passage.
Je tiens à vous dire merci. Ce blogue est pour moi une expérience bien personnelle et vous la partager me fait sentir comme une fleur en plein milieu du couchant de juillet. Avec les papillons, en plus.
Les vacances d'Amérique.
J'ai eu de superbes vacances. Nous sommes allés dans Charlevoix, au parc des Grands Jardins, dans le but de faire du camping, de relaxer et de faire l'ascension du Mont du lac des Cygnes, qui culmine à 980m. d'altitude. À partir de Montréal, nous avons fait fi des autoroutes! Nous avons pris la 138 jusqu'à Trois-Rivières où nous avons traverser le pont Laviolette, sur lequel je n'étais jamais passé. On a ensuite pris la 132 jusqu'à Québec pour ensuite retourner sur la 138 jusque dans Charlevoix. Je vous conseille d'ailleurs cet itinéraire. Il n'y a pas de trafic, c'est paisible et les paysages valent cent fois ceux de Drummondville, St-Hyacinthe ou le Madrid réunis!
Côté température, nous avons eu le combo moitié-moitié. Mais le soleil fût là aux bons moments et cela nous a permis de découvrir des paysages majestueux, un peu comme si l'Irlande s'était amouraché du Québec, le temps d'une journée ou deux. Comme une image vaut milles mots...
Le long du fleuve

Le Mont Ste-Anne, la tête dans les nuages

St-Urbain et le Mont du lac des Cygnes en arrière-plan

La montagne en question

La vue d'en haut

L'île aux Coudres Et moi, gallopant sur le bord de la route, haha!

Je tiens à remercier ma Bibitte qui a pris autant de cliché que moi! Et je n'oublie pas Annette, la voiture Argentée, qui en a sué un coup!

Le conventum.

J'ai finalement eu un véritable et merveilleux conventum où j'ai pu serrer la main des ennemis de jadis ainsi que des vieux amis d'antan. On aura fait quelque chose de bien avec tout ça, finalement. Sur le plan personnelle, ce fût la soirée des ex. La première personne à arriver après moi (qui était le deuxième) fût Marie-Claude. J'ai eu une histoire d'amour adolescente, tout ce qu'il y a de plus Watatatow, avec elle alors que j'avais 15 et 16 ans. Plus tard, je vis arriver Annie, ma première blonde, en première année, qui m'avait laissé parce que ma mère m'avait obligé à aller magasiner pour des vêtements au lieu de me laisser m'amuser avec cette fille... Au souper, j'étais assis à une table de huit où était assise également Julie, premier grand amour (j'avais 13 ans) et Manon, que j'ai aimé aveuglément mais qui m'a laissé pour un cadet.

Ouais, c'était étrange mais rigolo à la fois. On a eu du fun, on a rit de nos trips d'ado! C'était un peu comme revivre notre bal, dix ans plus tard. Mais, à mon bal, j'étais accompagné de Nathalie, qui avait pris du soleil pendant la journée pour avoir un beau teint bronzé et qui était arrivé au bal rouge comme un homard. À 23h, elle était partie! Mais Nathalie était plus jeune que moi. Elle ne faisait pas partie de cette promotion. Ça aurait été drôle de la voir également, non!?

À la fin de la soirée, mes bons vieux amis me tètent pour sortir au bar où nous allions à l'époque - «envoye!, ils vont tous être là!» - et qui était un pub nommé Le Guinness. Mais en 2007, c'était maintenant un bar lounge nommé Le Bao... et ça ne me disait vraiment rien! Mais comme mes amis sont persévérants... Nous nous sommes finalement rendu au Bao. Et c'est à cet endroit, dans le plus pur des hasards, que j'ai fait la rencontre surprise de Nathalie, la fille qui, il y a dix ans, était ma copine et rouge comme un homard! Plutôt capoté, hein?!

Je dois en parler, de Cédrika

Quel drame! Bon, vous connaissez toute l'histoire. Mais là, le cellulaire à Poirier, c'est beurré épais en svp! Comme je le disais précédemment, ne manque que l'hélico et les commentaires de Denise Bombardier. Et pis, Frank qui a vu un camion rouge dans un stationnement à Mourrial... Bon, peut-être qu'il n'a rien fait, figé par ce qu'il voyait. C'est correct, je peux comprendre, mais au moins deux chiffres de la plaque aurait suffit putain! Et pis la police qui attend un mois avant de donner une description du véhicule et du suspect. Y'a dû en faire du millage, le gars, pendant tout ce temps... pas fort.

Brian Mulroney

J'ai regardé l'entrevue, étant curieux politique professionnel. Mais il y a quelque chose dans cette histoire qui reste nébuleux. Brian a ben beau dire qu'il l'a laissé tombé alors qu'il en avait besoin, il m'a donné l'impression qu'il y avait anguille sous roche!

Les feux de forêts en Grèce

... suivis par des innondations. Faut pas être trop chanceux. La nature ne se contrôle pas comme un gun! Voilà un autre exemple.

La guerre aux talibans en Afghanistan

Sortez-nous de là, calvaire. Allons au Darfour, tant qu'à faire. On serait sûrement plus utiles!

Le 11 septembre 2001

Il y a de cela six ans, près de 3000 personnes sont mortes à cause de 19 personnes. La vie ne tient vraiment qu'à un fil. Et depuis... Ground Zero est toujours vide, l'Irak toujours instable, les talibans courent toujours et Ben Laden fait toujours dans la vidéo amateur.

Bonne journée à tous et à bientôt!