J'ai trouvé dans le cosmos de ma cervelle la sensation immortelle de ma main touchant ta peau. Sans attendre, prenant les secondes en les consommant de toi, j'accélère le pas sur le chemin de ton iris. Car après tout, la route est longue lorsqu'on se retrouve dans les ficelles de ta vision. On sent l'infini plus près, vivace dans le creux de ton regard vert. Je chasse la lumière, en quelque sorte, qui me sépare de toi pendant l'après-midi...
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jeudi 22 janvier 2009
jeudi 8 janvier 2009
#2
La nuit de janvier est toujours longue. Y'a toujours un moment pour se pogner le beigne, on dirait. Quand t'es là, c'est trop vite. Le temps, j'veux dire. J'ai l'impression que la grande aiguille a le feu au cul. Je le réalise uniquement quand t'es pas là, c'est con hein!? Mais quand t'es pas là, notre jardin est vide et les plantes n'oxygènent personne. Rien ne fleuri en ton absence. Ton pouce est vert et tu ne le sais même pas. Je ne t'écris pas assez souvent...
vendredi 18 janvier 2008
#1
Amortir l'oubli.
Faire qu'il ne tombe pas trop violemment.
Le dorloter tendrement.
Dans sa chute intemporelle.
Dormir, essayer, en vain, sans te dire
Que la vie s'endort sans toi.
Et crier très fort et sans bruit.
Que cela ne semble plus rien valoir.
Amortir le temps.
Qui s'étire et soupir à venir.
Pour chasser ton regard bleu
Suave et chaud qui s'attarde.
Repousser par devant le toucher.
Faire apparaître ta peau d’étoile.
Et chasser de mon esprit troublé
Les saveurs exquises de ta nuque astrale…
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