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mardi 23 juin 2009

«Chapeau l'été!»

Chers lecteurs et charmantes lectrices,
Oui, ho oui, nous sommes le 23 juin, veille de la fête de toutes les fêtes... Bon, j'exagère mais dans le top cinq des fêtes nationales les plus célébrées, le Québec doit y être aux côtés des états-uniens et des français. Étrange quand même car ça renvoie à toutes sortes de questions ou de comparaisons. Mais je ne m'éterniserai pas sur le sujet, l'ayant fait dans le passé avec les billets Je mets ma St-Jean en boite!, La St-Jean... ainsi que «Je veux mon 24!» . Je ne suis toujours pas retourné sur les plaines et je suis convaincu que ça sera un autre dépotoir qui suivra les célébrations de ce soir. Les deux gros shows de Québec et Mourrial seront encore des shows de télé et cette année, les facteurs se souviennent de leur fête nationale grâce à leur beau calendrier tout beau corrigé.
J'en viens donc au fait du pourquoi de ce que j'écris...
Comme à chaque été, je prends des vacances de blogues. Anyway, vous avez remarqué que j'ai commencé depuis quelques semaines... je sais... je laisse souvent trop aller les choses. Je ne suis pas un top de TLMEB et je ne suis pas hébergé par Canoë ou Cyberpresse. J'écris, je publie avec quelques fautes, je pars, je reviens, je mets une photo et on ne me lit plus pendant des semaines. C'est mon côté blogueur underground! Je dois le travailler (BdR)!
Pour me reprendre, votre blogueur préféré vous réserve pour l'automne plus de photos et plus de vidéos... c'Est souvent moins long qu'écrire... je blague, je blague...
Bon été les pots de l'ordino! Reposez-vous, prenez du soleil et, pitié, restez cool!
Yo! (ça, c'est mon côté chill)

mardi 14 avril 2009

Panneau-Parking

Un congé de Pâques, ce n'est pas toujours totalement joyeux. Je vous dit ça de façon totalement détendue...
Mon séjour à Saguenay, cette ville que personne n'ose encore nommée, a été fort agréable. On s'est fait gâter, on a mangé de belles et bonnes choses, passés de bons moments et j'ai même fait faire un tour à Annette, la voiture Argentée, dans ces majestueuses côtes qu'elle semblent tant apprécier... bon je sais, je parle d'un char mais, que voulez-vous, me semble qu'en y parlant, j'ai moins de problème avec... un char, c'est un peu comme une femme. (Je n'élaborerai pas!)
Vous n'êtes peut-être pas sans savoir que de gros travaux ont lieu présentement dans le Parc des Laurentides afin de faire, comme les députés le disent, une «route à 4 voies divisées»... ce que moi j'appelle une «autoroute pas finie»! Les mastodontes de la voirie pronvinciale s'exécutent généralement jour et nuit afin de bitûmer ce chemin dont cette région a bien besoin. La chose est plutôt impressionnante, je vous le dis, et ceux qui connaissent la route auront sans doute remarqué l'ouverture sur le paysage, qu'on ne voyait pas sur cette route enclavée dans la forêt de jadis. Au même moment où les travaux ont débutés, le MTQ a installé deux grosses affiches lumineuses aux deux entrées de la 175, une à Québec et l'autre à Saguenay. Cette installation fût une saga pour tous les habitués... des années ce sont écoulées entre leur arrivée et leur mise en fonction, récente de quelques années elle aussi maintenant. Sur ces affiches, on nous indique des informations utiles aux voyageurs... On nous dit qu'il y a des travaux, on nous annonce la «présence d'orignaux», celle des carribous également ou, comme ce dernier week end, on rappelle aux camionneurs que c'est la «période de dégel, zone 2». Des informations pertinentes pour la sécurité et la tranquilité d'esprit de ceux qui empruntent cette route légendaire... surtout pour ces accidents.
J'arrive à mes 30 ans... la route 175, je l'ai fait des tonnes de fois... je l'ai fait alors que c'était fermé avec ma tite Accent manuelle... Et je ne comprends pas pourquoi on écrit rien de météorologique sur ce foutu panneau de merde! Je veux dire, à un moment donné, il faut se dire les vraies affaires pis revoir nos priorités. En quelque part, on le sait tous qu'il y a des travaux dans le parc (ça fait des années que ça dure). Avec le nombre de petits panneaux jaunes qui indique la présence de bêtes de toutes sortes, on pourrait pas oublier le temps d'une soirée les cervidés sur cet insigne digne de Las Vegas et dire aux gens «Attention, y'a du verglas plus loin». Me semble que ce serait logique, non! Le camionneur qui est pris dans la côte avec son camion et qui se dit «avoir su, j'aurais fait une sieste à Québec avant de prendre le parc» se la roule pas mal serrée l'information qu'on est en «dégel zone 2»!!! Au bas mot, faire de quoi de cohérent avec ces deux grosses télés extérieures qui semblent avoir été érigées dans le seul but de «flashé».
Vraiment mais... vraiment dans un tout autre ordre d'idée, je suis allé visité ma grand-mère dans son «manoir pour mourir». Ma grand-mère souffre d'alzheimer (orthographe!). On le sait depuis un temps déjà. Un an peut-être. Et je peux vous le dire, quelle maladie!? On est vraiment impuissant face à ça. La dernière fois que je l'avais vu, elle était à l'hôpital, en attente d'une place pour une centre de soin de longue durée. C'était aux fêtes. Elle allait particulièrement bien cette journée là. Elle m'avait reconnu tout de suite. Mais il y a quelques jours, je suis descendu de mon nuage... Elle m'a pris pour mon cousin. C'est la barbe, sans doute. Je lui ai dit mon nom... elle a dit me reconnaître... mais elle ne semblait pas avoir piger. Nous lui avons fait faire le tour de l'immeuble pour la faire bouger un peu. Ce qu'elle dit ne tient pas. Elle semble heureuse comme jamais tout en ne se souvenant pas de savoir pourquoi elle est heureuse... C'est assez difficile à expliquer mais bon, la seule chose qui me vient en tête, c'est qu'elle avait l'air gelée comme une balle! Je trouve ça immonde de dire ça avec tout mon sérieux en parlant de ma grand-maman.
Je trouve ça bien qu'elle semble être heureuse. Je la trouve forte, malgré tout. Forte parce qu'elle est seule... Vraiment très seule. Mon père est le seul de ses trois enfants à la visiter. Des deux soeurs, l'une est morte et l'autre se confond en excuse de toutes sortes. Je trouve ça un peu fucké... Je suis sur Facebook et je vois des photos d'elle par mes cousins cousines en train de festoyer avec une coupe à la main. Vous allez me dire que je ne peux pas me fier à quelques photos sur internet pour me faire un jugement et vous aurez raison. Pas obligé d'arrêter de vivre pour une mère qui ne vous reconnait plus... Même les petits enfants ne vont pas la voir alors qu'ils habitent dans la même ville... À part une cousine, je suis probablement celui qui l'a visité le plus souvent alors que j'habite à Longueuil!!! Pourtant, je les comprends totalement, en un sens. Parce qu'on m'a presque tordu un bras pour y aller. Parce que j'ai peur! Parce que je me sens incapable de rien faire. J'aurais juste envie de la brasser et de lui dire «hey, reviens comme t'étais».
Cela ravive en moi le débat du parking des vieux. Socialement, nous avons un problème avec nos aînés. C'est comme si on les voulaient de plus en plus vieux pour de moins en moins leur apporter d'attention. J'espère que mes cousins et cousines vont me lire aujourd'hui. Ceux que ça concerne. Et leur descendance! Qu'on se souvienne. Du moulin, de la rivière aux Sables, du sucre à la crème et des courses folles autour du chalet. J'espère qu'ils lèvront la tête et qu'ils honnoreront leurs souvenirs. Et je le dis avec tout mon amour pour eux, en m'incluant dans le bateau...

dimanche 11 janvier 2009

Bouillie médiatique

Bon, je ne sais pas pour vous mais l'histoire du Bye Bye 2008/09, je trouve ça complètement ridicule. Je l'ai écouté le Bye Bye et j'ai trouvé ça drôle, en somme.
D'abord, qu'est-ce qu'on souhaite? Je veux dire, quelles sont nos attentes face à ce show? Rire? Se divertir?
Ou qu'on y parle des enjeux majeurs de notre société et qu'on en parle sérieusement? Parce qu'il faut comprendre qu'un Bye Bye, c'est pas un documentaire sur le racisme, sur Obama ou sur les deux solitudes. C'est un show pour faire rire, pour déconner quoi, donner un punch final à la télé au jour de l'an. C'est tout.
Y'a seulement au Québec où on peut faire un débat de cet empleur pour un show de télé... Règlons tout de suite le cas des commentaires de Mercier «le gros cave»... Moi, je me suis bidonné! Quand il a parlé des anglos, il a dit tout haut ce que d'autres ont dit tout haut de l'autre côté lorsqu'ils ont vu le Bloc faire front commun avec les libéraux et les néo-démocrates. Souverainistes ou non, nous sommes deux peuples. Pas un, deux! Ce n'était qu'une manifestation de plus de cet évidence. J'ai trouvé qu'il marchait sur des oeufs de le dire à la télé nationnale canadienne mais bon, j'ai trouvé ça légal. Des propos souverainistes, il y en a souvent à TLMP et ça dérange personne... Et puis Don Cherry n,a pas fait de conférence de presse pour s'excuser! En ce qui concerne le manager de notre star mondiale, je ne dirai rien... Ça ne vaut pas la peine. Côté Obama, je l'avais «catché» moi, le double sens. On riait de Denis Lévesques... pas du président élu... miné! Que voulez-vous, Denis Lévesques, c'est comme Jean Chrétien. Personne l'aimait mais beaucoup ont voté pour lui. Je ne suis pas un intellectuel nécessairement mais son show, scusez, c'est de la boullie. Il fait de l'excellente bouillie. Je le félicite. Il est bon... c'est vrai!... pour faire de la bouillie. Son entrevue avec McCartney, c'était de la bouillie! Vous êtes libre d'aimer la bouillie, vous savez! Et puis, Nathalie, c'est deux choses. D'une part, de la part de Véro, c'était un conflit d'intérêt. Ça aurait pris de la retenue. Mais si cela avait été RBO les animateurs, ou d'autres... Je pense qu'on aurait du en parler, de sa pseudo-fuite dans le sud.
Est-ce que nous n'assistons pas plutôt à la guerre des «canals»... Moi, c'est ce que je pense. Les médias sont tannés de parler du drame de Saguenay... Y'avait pas d'autres mauvaises nouvelles à raconter!!!
Je le remarque souvent, vous savez. Mais nous avons un «star système de l'information» pour 7 millions de personnes. À un moment donné, ils n'ont rien à nous dire. Parce que les bonnes nouvelles de paient pas. On le sait...

mercredi 7 janvier 2009

On respire par le nez...

N'exagérons rien! Ça, ce n'est pas une tempête! Il neige, c'est tout. Depuis quand est-ce que 15 centimètres deviennent une tempête? On est loin de la grosse histoire là là...
N'empêche, c'est une toute autre dynamique quand il neige. Je n'ai jamais vu autant de gens dans ma rue en même temps!

mardi 14 octobre 2008

Political salmigondis

Honnêtement, malgré tout ceux qui pourront me critiquer, j'aimerais vraiment mieux avoir Stéphane Dion comme premier ministre que Stephen Harper. Voilà, c'est dit. Bon, ok, Stephen est un bon leader, pas le plus charismatique mais il semble maître de sa direction. Mais quand tu diriges un parti avec des idées aussi croches à mes yeux, moi, ça vient pas me chercher. C'est comme au hockey. Rivet a beau être le capitaine des Sabres de Buffalo, cette équipe là, je m'en fou! Pour les conservateurs, c'est la même chose. Bon, n'allez pas penser que je me suis caché pendant 28 ans sans rien regarder aux nouvelles ou que j'ai utilisé les journaux uniquement pour m'exercer à récupérer, c'est faux... je l'ai vu et entendu, comme vous, les libéraux nous on fait une crosse et je m'en souviens... Dion a fait des mauvaises déclarations pendant toute sa carrière et Harper aussi. La différence à mes yeux, difficilement explicable, je m'en rends compte, tient surtout au fait que Dion a fait des choses auxquels je ne suis simplement pas du tout en accord alors que Harper, lui, c'est que je n'en digère rien! J'ai voté pour le Bloc. Cette année, ma stratégie a changée. Je ne suis pas un militant. En fait, je le suis, mais dans la plus petite forme de gouvernement qui existe, la famille, ma famille. Voter représente pour moi le pouvoir de dire clairement et en mon nom propre qui est à mes yeux celui ou celle qui peut le mieux représenter mes valeurs et intérêts au parlement. Parfois, j'ai voté pour le candidat, d'autres fois, pour le chef du parti du candidat. En ce sens, j'ai voté pour élire un député ou j'ai voté pour avoir une premier ministre ou un chef d'opposition. On a le choix de mettre notre poid là où l'on croit faire une différence. Alors que les sondages donnaient les conservateurs majoritaires et que le bloc était blessé au Québec, j'ai penché un temps sur le NPD. Pour contrebalancer plus de droite par plus de gauche, je pense, mais je n'étais pas convaincu. Mais dans le contexte de lutte serrée, je me tourne vers le bloc pour le symbole, pour une bonne partie des idées et revendications et pour la souveraineté. Selon moi, bien des choses ont démontrées tout au long de la campagne que nous sommes toujours sur deux planètes! L'engouement pour la souveraineté, c'est un problème de représentativité dont il souffre. Pour moi, oui, mais pas avec n'importe qui! En attendant, je vote au fédéral... Avez-vous entendu la sortie de Pierre Légaré à TLMP au sujet du droit de vote. Il ne vote pas... Ça m'a déçu! Qu'il se donne le pouvoir de critiquer quand même parce qu'il paie des impôts ne l'aidera sûrement pas à en payer moins. En quelques sortes, c'est être toujours à la queue des autres...

vendredi 3 octobre 2008

Attends encore un peu ma belle.

Un autre moment de nostalgie...
J'avais 17 ans. J'étais à la polyvalente. J'étais cool, je pense, pour une bonne partie de la populasse adolescente de mon école. Un vrai Ram Dam... J'avais une blonde, je conduisais, je ne me fesais pas carter dans les bars et je découvrais davantage la sexualité, comme tous les garçons de mon âge ou presque. Tous mes cours m'interessaient, avec différents niveau de motivation, mais je performais bien et j'étais considérer généralement comme un bon élève lors des réunions de parents. Je m'intéressait à l'art dramatique, à l'histoire, à la physique. Les maths, c'était plus compliqué. Mon rapport avec les chiffres n'avait jamais été bon mais mon prof était vraiment hot. Il s'appelait Magella, pour ceux qui s'en souviendront, au Royaume. Et il y avait un cours qui confirmait la règle, l'exception à cette routine régulière de mon cheminement scolaire sans fautes (je ne parle pas ici du latin, au début de mon secondaire!) et ce cours c'était Éconnomie! Une heure à tuer à chuchotter avec son voisin sur la pluie et le beau temps pendant que le prof faisait des triangles en se déplaçant devant le tableau à nous raconter l'histoire envoûtante et dynamique de la loi de l'offre et de la demande. Les rares fois où j'ai écouté mon prof m'ont permis de constater qu'en la matière, il était plutôt compétent. Une condition gagnante pour me confirmer, avant même mon ascencion vers le monde adulte, que l'économie et moi somme deux entités aux parcours inversement proportionnels à nos aspirations. On m'offrait actions et argents mais je ne demandais rien.
En ces jours merveilleux où l'homme canayen a besoin de se pencher sur la proposition à cinq qui s'offre à lui, l'économie devient l'enjeu. J'en dors... Chaque sondage me rappelle qu'ils vont rentrer, peut être majoritaire alors que je ne comprends pas. J'ai tendance à percevoir que plusieurs sont hypocrites et n'assument pas leurs choix. Parce que personne m'a encore fait l'éloge de Harper en buvant une bière ou en mangeant de la lasagne en famille. Personne! C'est peut-être parce que je ne sors pas assez!? Je perçois également une grande différence entre ici et le reste et je me demande ce que mes amis albertains pensent de tout ça. Un autre signe que nous sommes peut-être pas fait pour être ensemble.
L'économie donc. Le libre marché, ce conflit gangrènique entre riche et pauvre. Ce besoin de prendre le cash en adoration comme nos voisins du sud qui vont encore se faire avoir au moment même où je vous écrit pour en donner encore plus aux riches patrons de la haute (mais très basse) finance. 700 milliards de dollars pour dire une autre fois à ce libre marché qu'il peut rouler sa bosse encore, qu'il peut encore compter sur les états-uniens pour payer sans y rien comprendre. De notre côté, on constate lors du débat que Harper s'en lave les mains, que Dion veut aller prendre un café et en jaser alors que les autres ont strictement rien à proposer. Ça me coûte 40 dollars de plus d'essence par mois, sans compter l'épicerie qui a augmenté de 80$ par mois, sans parler de mon loyer qui augmente, de l'hydro qui augmente, de la carte d'autobus qui augmente et que mon salaire reste le même!!!! Facilement un 1000 dollars par année en moins dans mes poches... ce qui constitue une poussière dans le compte en banque de M. Esso.
Notre planète peut bien s'étouffer pendant qu'on parle d'argent. Il en sera de même pour un autre bout de temps. Les gens ne vont pas voter... parce qu'ils veulent y aller pour choisir le meilleur, pas le moins pire des cinq!!!

jeudi 17 juillet 2008

Billet léger à saveur politique et culturelle

Je lisais ce matin les méandres médiatiques du Québec profond et cybernétique lorsque je suis tombé sur cette petite nouvelle divertissante: http://www.cyberpresse.ca/article/20080717/CPSOLEIL/80716194/1019/CPACTUALITES
Pour les paresseux qui ne désirent pas lire, on parle de la venue de Paul McCartney, l'ex-Beatle, sur les plaines à Québec et on parle également des personnalités politiques et publiques qui s'y opposent. Certains se demanderont: s'opposer à quoi au juste? À sa venue! Car tout est politique...
En effet, certains semblent voir en Sir McCartney un symbole clair et fort britannique. Après tout, c'était peut-être le Sergent Peppers Lonely Heart Club Band que commandait Wolfe sur les plaines, à l'époque. On fête les 400 ans d'une ville, la seule francophone en Amérique du Nord, qui a été conquis par les britanniques. Nous le savons tous. Depuis, on s'est démené comme des coureurs des bois à la recherche de notre identité perdue. Mais à la guerre comme à la guerre et quelques soldats en sont encore cinglés aujourd'hui!!! Parce qu'au fond, Paul McCartney n'est pas un symbole, à part celui d'être Beatle. Shania Twain serait venue sur les plaines à sa place et les mêmes personnes auraient probablement criés à l'unjustice, à l'incohérence de voir une canadienne anglophone venir nous casser les oreilles avec son ti cul racing de 40 ans en étant le symbole canadien. En gros, pourquoi s'empêcher d'avoir du plaisir à voir ce type sur scène? Parce qu'il est britannique?! Exemple parfait de récupération politique... Je ne veux pas un pays pour des pensées comme ça.
Brathwaite peut bien appuyer cette pétition, il n'animera pas le show!!!

mardi 15 juillet 2008

Vive le sud!

Plusieurs fois avant de venir habiter la Vire-Sud, je me disais que j'aimais bien cette idée d'habiter à côté de la cité, de la voir sans être dedans. Après tout, quand on regarde les gratte-ciel de la 132, force est de constater que le temps des villages de tentes amérindiennes sur ces terres magnifiques de l'Amérique est révolu.
Je me rends compte que j'ai perdu un peu de mes repères en étant dedans, en y vivant le présent de trop de jours. Je ne sais pas si c'est ma lubie, si c'est de la folie ou une sorte d'agoraphobie mais cette ville me faisait mal. Je me rends compte qu'elle était à l'opposé même de mes valeurs, de mes principes. Partir d'une maison sur une colline d'herbe dans un paysage fantastique et aller se foutre dans le bordel des métros et des autobus aux deux minutes était peut-être drastique pour moi. J'aurais dû avoir la clairvoyance de louer avec un balcon...
En fait, je n'ai rien contre Montréal. Vous pouvez en prendre bonne note. Me citer, même! Ce n'est juste pas fait pour moi, cette affaire-là. J'ai besoin de vent, de vert et d'oiseaux autre que des pigeons ou des mouettes. J'ai besoin de sentir l'herbe qui agrippe la chaleur sous mes pieds plutôt que le béton qui me la renvoie, d'entendre le silence se tailler une place dans le matin des rosées, comme celui d'aujourd'hui et de voir des gens... qui ne courrent pas. Chacun ses goûts.
Chers lecteurs, je parle de moi... j'ai un nombril de blogueur gros comme ça! Mais c'est l'été et je fais léger. Entre un coup de perceuse et un coup de balai, je me foue un peu qu'Harper ne veuille pas aller en Chine. Aller... sortez et profitez-en. Dans quelques mois, -40 degrés celsius!

vendredi 11 juillet 2008

L'Opération Déménagement 2008 terminée... ou presque.

Tout semble revenir tranquillement à la normale. Il ne reste que quelques boîtes, à peine une dizaine, surtout des cossins de bureau. Nous avons été chanceux. J'avais un doute au niveau de la salubrité de mon nouveau logis... mais la locataire avant nous à fait venir une femme de ménage pour nettoyer avant notre arriver. Ça nous a aider beaucoup.
Lors de mon prochain déménagement, qui sera dans quelques années, je l'espère, je prendrai une semaine de vancances. Parce que faire ça en travaillant, je vais vous dire, c'est du stock! Deux boites par ci, un coup de perceuse par là, le marteau dans la poche... On sent qu'on ne s'en sortira pas avant Noël.
Nos plantes ont passé l'épreuve du tunnel et de la 132 les fenêtres ouvertes. En fait, je crois que ça leur a donné un boost parce qu'elles sont superbes ici. Voyant tant d'enthousiasme de la part de mes amies vertes, je suis allé en racheter deux autres!!! Nous sommes donc 22 à habiter notre 4 et demi mais la coexistence est merveilleuse. J'ai acheté un fraisier pour accrocher sur notre merveilleux balcon... et nous l'avons appelé Banane.
J'avais appris à dire «merci» en chinois au gars du dépanneur à Mourrial... En allant au dépanneur au coin de ma nouvelle rue, j'ai demandé au gars s'il était chinois lui aussi. Il m'a répondu qu'il était sud-coréen et dire merci en sud-coréen est un peu plus compliqué!
Les nuits sont belles ici. Le bruit est petit. On entend les grands arbres qu'on voit de mon balcon se faire aller à la pluie et au vent.
Ma tante est toujours hospitalisé. Son état est stable et elle est toujours souffrante et inconsciente.
Je me permets un dernier point. Si je pogne le tawin qui a décrété que le déménagement se fait le 1er juillet au Québec, je le massacre avec ma drill!!!! Je sais pas si il voulait être original avec son idée ou donné plus d'argent aux compagnies de location et de déménagement mais c'est une abbération monumentale.

vendredi 23 mai 2008

«Héééé.... Rapport!»

Le chat est sorti du sac. Le Rapport Bouchard-Taylor est publique. Ho... je m'excuse. Je ne voulais pas les traiter de chat! J'espère que je ne serai pas perçu comme raciste!? Se faire traiter de chat, ce n'est pas si discriminatoire que ça. Un beau gros rapport donc, un «rot» quoi, la vidange d'un trop plein par deux hommes nommés par le gouvernement pour nous dire ce qu'on est, à leurs yeux.
Dès le départ, je n'y croyais pas. D'une part, parce que je trouvais que notre gouvernement laissait encore une fois ses culottes sur la corde à linge plutôt que de les mettre. D'autre part, parce que toutes ces histoires là n'avaient ni queue ni tête. L'histoire de la cabane à sucre, par exemple. Faire sortir des gens de l'endroit pour prier en paix... et demander qu'il n'y ait pas de «bines» avec du porc, je le conçois, c'est pousser fort. Mais qui était le ou les fanatiques qui ont demandés ça? Ils étaient combien? Quelques dizaines, tout au plus, livrés à un «grand chef» peut-être en proie à une crise de supériorité et qui revendiquait, nostalgique de son Arabie natale, le droit de foutre tout le monde dehors pour prier Allah? Nous sommes loin d'une majorité d'une communauté. Et le québécois, était-ce un «Pierre Bruneau» ou un «Maire Gendron»? L'histoire ne nous l'a jamais dit. La télé nous l'a raconté mais avec quels mots? C'est certain, il est facile de dire que les médias ont exagérés. C'est facile... C'est même sûrement vrai. Mais au-delà de leurs exagérations à nous colporter des histoires rafistolés, qu'elles sont nos perceptions? J'ai l'impression que bien des gens boivent le TVA 18h comme un verre de Pepsi sur le patio... D'une traite! Et pourtant, il est de notre responsabilité, en tant qu'individu, de faire la part des choses lorsqu'on lit un journal ou écoute le bulletin d'info. Je ne veux pas faire de «bashing» (j'en fais, je sais... Les citer en exemple est si facile!) mais je sais bien que si je prends mes nouvelles dans un journal dont la première page porte sur le nombre de grains de sel sur les frites de chez Mc Do... je risque peut-être de ne pas avoir un article aussi sérieux que je le voudrais sur la malbouffe! C'est la même chose pour la télé. Si je dis «il faut en prendre et en laisser», j'ai l'impression que ça va encore illuminer quelques personnes... et ça me fait peur!
Et pis, le criss de crucifix! Comment le dire autrement, dans le fond! Car après tout, je trouve ça tellement ridicule. Que le Christ soit en haut du siège du président de l'Assemblée Nationnale, cloué à sa croix en bobette, n'a jamais réussi à forcer le gouvernement à garder les cours de religions à l'école, à ce que nos gouvernements investissent davantage dans la lutte contre la pauvreté, à une aide supplémentaire au Darfour, à une baisse du prix de l'essence, à une victoire au référendum... À mon sens, il ne fait que partie du décor et depuis longtemps. Influence? Laquelle, dites-moi, alors que nos soldats allaient se faire tirer dessus par les talibans? Je mélange les affaires? Oui, et j'adore ça! Qu'on cesse de nous rabbattre les oreilles avec la croix. Le Christ sur sa croix n'a rien fait pour les orphelins de Duplessis non plus. L'enlever ne me dérangerait pas. L'enlever ne changerait rien! Après, il faudrait peut-être mettre un cercle blanc sur le Fleurdelysé au lieu d'une croix? Ou un «X». J'appelle ça une pure perte de temps et d'énergie. Et je passe par dessus la dépense inutile... Ça non plus, le Christ de l'Assemblée n'a rien fait pour ça.
Dans cette foulée bestiale des fuites et de la frénésie du dévoilement du document, j'ai remarqué l'émergence d'un autre débat portant sur le «québécois de souche». Permettez-moi d'abord de rire un bon moment! (...) Je suis d'accord avec Pauline Marois lorsqu'elle fait la comparaison avec Elvis Gratton et cette fameuse scène dans l'avion. Certains trouveraient le terme réducteur. Les commissaires préfèrent le terme «Québécois d'ascendance canadienne-française». Là, je me sens réduit! Réduit de comprendre que j'ai trois nationnalités! À force de s'acharner sur les mots, on fini par se demander si dans quelques années, nous seront comme Voldemort dans Harry Potter et qu'on nous appellera «ceux dont on ne doit pas prononcer le nom».
J'ai fait une belle rencontre dernièrement au travail. Un québécois d'origine africaine. Un chic type, vraiment. J'ai été surpris quand il m'a dit qu'il avait immigré au Saguenay, qu'il recherchait le dépaysement total. Il y a habité pendant des années. Il comprend l'accent du coin, quand je lui parle. On se remémore les côtes à Chicoutimi, ses paysages et son grand air. Ce gars a tout d'un québécois, y'a pas de doute. Il en est un. J'ai travaillé avec des chinois, des vietnamiens, des roumains, des polonais. Je n'y ai vu aucune différence à part la peau, les yeux bridés et l'accent. On se respecte, on est civilisé. Avec ce rapport, je suis toujours aussi stupéfait d'abord qu'on pense que les immigrants ne veulent pas s'intégrer. À mon sens, majoritairement, ils le font tous très bien. Se poser cette question, c'est donné de l'importance aux quelques exceptions qui sont venus ici pour foutre le bordel. Ensuite, je crois que les québécois ont un sérieux problème identitaire qu'ils ont transposé sur les immigrants. La commission aurait dû porter sur notre propre perception plutôt que sur ceux des immigrants.
Bon... Ce rapport n'est pas de la merde. Il existe pour rien, voilà tout. Qu'on recommande de favoriser l'immigration en région, le fancisation des nouveaux arrivants et une meilleure reconnaissance des compétences de ceux-ci sont des choses évidentes à mes yeux et même, aux yeux je crois de la majorité des gens que je connais, de tous âges, de tous lieux. Nous n'avions pas besoin d'un rapport de quelques millions pour ça. Le rapport semble conclure que la «crise» des accomodements raisonnables est l'oeuvre des médias. Pour ma part, je constate que c'est notre gouvernement qui aurait dû simplement mettre le pied à terre.
Une société saine peut se poser la question. Mais ce sont dans les gestes qu'on la reconnait à sa juste valeur. Il est plus que temps de passer à autre chose.

lundi 21 avril 2008

Le septième joueur.

J'en reviens donc... Il n'y a rien de plus stimulant que de conquérir un nouvel espace de travail. C'est du moins dans cette veine que je tente depuis une semaine de me faire une place dans cette nouvelle pharamacie, sur la rive-sud. À chaque jour où je me dirige vers mon travail, je fais un petit détour en passant devant mon nouvel appartement dont nous prendrons les clés en juillet. Je regarde les balcons, les arbres qui bourgeonnent et je ne peux m'empêcher de rêver que j'y suis déjà.
Je me suis rendu compte que là où je travaillais, à Mourrial, c'était une vraie job de cinglé! Bon, je serais tenté de dire que c'était dans une ville de cinglés mais je ne veux pas mettre tout le monde dans le même panier et puis... je suis encore une habitant de cette ville! Sérieusement, c'est fou de constater à quel point le rythme de vie d'une population peut changer d'une rive à une autre. Les gens semblent plus tranquilles, plus courtois, moins pressés. Je peut travailler vraiment et non pas seulement «patcher» les trous en «rushant» comme un débile, si vous voyez ce que je veux dire. C'est rassurant, c'est sécurisant. J'ai travaillé pendant 6 ans en donnant mon 100% dans un endroit où les patrons ne m'ont jamais donné de tape dans le dos. En une semaine, j'en ai eu deux de mon nouveau patron! Alors, au diable les regrets, si j'en ai eu.
Je reviens sur le rythme de vie. Je suis allé profiter de la belle fin de semaine en allant faire un tour avec un ami au parc Lafontaine. Nous n'étions pas les seuls à y avoir pensé. Il y avait plein de monde. On s'est assis au soleil sur un banc de parc et on a regarder le décor dont le blanc se liquéfiait et dont le vert s'étallait sous les cris des passants. C'était rudement bon. C'était tranquillement bon. À l'aube de la trentaine, je me pose des questions. Mon ami est dans le même bateau. Peut-être que le chiffre 30 nous force à réfléchir ou peut-être est-ce une chose normale faisant partie intégrante de notre évolution.
Avons-nous perdu le contrôle? Je ne ressens pas avoir le contrôle sur l'économie, l'environnement, le prix de l'essence, la crise alimentaire... Seul, je suis limité. Et il me semble que la solidarité est une autre chose que je ne contrôle pas. Partout, on parle de mondialisation mais il me semble que l'humanité ne se mondialise pas. Elle ne se «collectivise» pas. Au bout du compte, on se ramasse seul et poussière. Quand la seule chose qui semble ralier les gens est le CH, on ne peut que se demander où sont nos grands projets? L'année dernière, plus de la moitié des gens qui vont regarder le match de ce soir se disaient que c'étaient des gros jambons! Vous ne trouvez pas ça ridicule un peu, vous? Sans rien enlever à cette équipe à laquelle on souhaite le meilleur et qu'on encourage, je me demande ce que vaut ce septième joueur dans la vie de tous les jours? Parce qu'à part au Centre Bell, on ne le voit pas nul part...

mardi 8 avril 2008

L'aide au devoir.

J'ai passé la fin de semaine dans ma belle famille. La soeur de ma Bibitte étudie et obtiendra sous peu son diplôme en enseignement. Et fin de session oblige, ça sentait l'étude dans la maison. Ma belle-soeur nous partage donc quelques points de sa connaissance sur notre belle langue, le français.
C'était hier encore, me semble-t-il, alors que j'étais assis dans la salle de classe de Lafontaine, ma polyvalente, que j'étais en train d'apprendre les conjonctions de coordinations à l'aide d'une petite comptine. Je me souviens encore de ces devoirs monstrueux où je devais séparer mes phrases en groupe (sujet, verbe, complément) et ça me rendait fou cette idée de creuser dans l'abysse d'une phrase qui n'en restait pas moins la même avec tout son sens. Et c'est sans parler du fameux (oui, fameux) participe passé avec avoir qui me donne encore, je dois bien l'admettre, du fil à retordre.
Ma belle-soeur, taquine à ses heures, nous posait quelques colles grammaticales et se régalait de nous voir pantois devant ses «c'est pu pareil, maintenant», ses «on ne nomme plus ça comme ça» ou la dévastatrice «ça fait longtemps que ça n'existe plus!». La conversation a même dévié sur les mathématiques et les «nouveaux» noms des prismes...
À la suite de cet après-midi là, j'ai un peu la trouille. Car lorsque j'aurai des enfants, qui me dit que je ne saurai plus? Que ma connaissance sera dépassée? Que ma connaissance ET mon expérience seront dépassées? Qu'adviendra-t-il de mon enfant lorsqu'il me dira « maintenant papa, «quelque chose» s'écrit «quequechoz»?

jeudi 3 avril 2008

Et les réponses, elles?

Je suis désintéressé... C'est ce que je constate. Putain qu'on semble tourner en rond. C'est fou, j'en ai le tournis. Les américains vont venir aider nos soldats en Afganistan! Personne ne l'avait vu venir celle-là... J'aurais dû parier! Là, on est rendu en 2011 pour le retrait des troupes canadiennes. Avec les américains dans le coin, si on se fit à l'Irak, ça va prendre une décennie supplémentaire. Et aller savoir s'ils ne bousilleront pas tout le travail, si minime soit-il, qui a déjà était fait par nos soldats. Misère...
Le Bloc Québécois est-il encore utile? Non, mais, on est en pénurie de question existentielle et/ou politique. Quand il y a eu le scandale des commandites au PLC, on se l'ait jamais demandé pour les libéraux! Avouez que c'est un peu ridicule. Ça sent la remise en question pour n'importe quoi. Les accomodements, l'utilité du Bloc, le référendum au PQ, Dion au PLC, le ministre Blackburn et son rêve de voir la constitution réouverte pour le peuple québécois, la violence au hockey junior, etc. Cri**, on remet même en question notre manière de déneiger!!! Je veux bien croire que c'est sain de se poser des questions mais nous ne sommes pas à un examen pan-canadien du ministère! Dans cette foire aux questions, à mon avis, y'en a quelques unes qui sont plutôt futiles ou qui ont été répondues il y a longtemps.
Je ne veux pas jouer les fouteurs de trouble mais pendant ce temps là, y'a plein de questions importantes qui restent en suspend. Notre planète, par exemple, qui se meurre...

vendredi 28 mars 2008

«Le JP d'Amérique, un 450...!?!»

Me revoici donc, après que le temps ait passé sous mes pieds, dont les pas chancelants m'ont fait danser au court des derniers jours.
Car j'ai sauté.
C'était ça mon dernier billet, au fond. Affirmer une décision, le genre «grosse décision», vous savez sûrement de quoi je parle! Mais au-delà de la décison, il y a le geste, l'action, le moment où l'on cogne à l'intérieur de notre poitrine, qu'on sent sa tête vaciller et nos sens prendre un envol, à l'affût, juste avant de mettre le pied devant et de se dire: «c'est bon, j'y vais». Et d'avancer, dans le geste tangible, ou plonger dans la Mer des Conséquences. Remettre les jambes au vide. Et trouver notre appartement.
En fait, on a fait ça a deux, au fond, avec ma Bibitte, et je me rends compte en l'écrivant que c'est vraiment la première fois que je me choisissais un «chez-nous» avec la fille que j'aime. Et c'est rafraîchissant pour un couple... ça nous met la tête aux projets. Ça nous met à l'épreuve pour un temps... notre dynamique de couple. Parler aux proprios, leur dire qui nous sommes, ensemble, et montrer un parfaite harmonie. Honnêtement, j'ai de la veine! Je me considère prévilégié...
Et donc, nous avons enfourché Annette, notre monture Argentée, qui a cadrillé pour nous cette ville de l'autre côté du pont. Qu'a cela ne tienne, nous étions là, en cet après-midi, et les gens ont répondus à nos questions redondantes. Après un nombre d'appels suffisant pour changer la carte de notre cellulaire (sic), nous nous sommes arrêtés devant cette maison. Un duplex, avec une affiche noir et orange fluo! Je prends le téléphone, j'appelle, je ris avec la dame, je prends rendez-vous, le premier. Puis, nous avons continué à fouiner, sans relâche, jouant avec la transmission et chantant des chansons pour la chance sur cette première visite... le «running gag» de la journée.
Nous avons trouvé en ce haut de duplex des camions de pompiers devenus silence. Les lumières de la sation-service en face de mon appartement se sont fermées, deux balcons ont poussé en dehors des murs, et de gros arbres se sont enracinés sur un coin de la terre que je pouvais désormais voir, alors qu'il était bitûme. Les enfants courraient dans la rue, le soleil brillait et le mât du stade était encore au bout du boulevard. Les gens nous ont souris pendant toute la journée et j'ai senti presque le plaisir de chercher notre trésor, celui qu'on a trouvé.
Et le bail est signé!
Alors notre pied se dépose, sur la surface de l'avenir, sur ce nouveau chemin blanc et vierge du futur. Et j'avance... nous avoncons. On s'émerveille devant l'inconnu. On se gonfle une balloune qui à nos yeux ne se dégonflera pas. Respirer, entendre le coeur dire «ouf» et sentir nos mains se détendre... et enfin me dire: «c'est fait!»
Je ressentais le besoin de l'écrire. J'ai senti le printemps et je me suis emporté.
Merci à AleksTrep pour l'inspiration via un disque!

vendredi 25 janvier 2008

«Je veux mon 24!»

Sommes-nous un peuple susceptible? Les québécois et québécoises, que je parle. Évidemment, il y a des choses qui doivent être ditent et dénoncées. Mais il y a aussi la vilaine habitude qu'ont des gens de ma nation de se bomber le torse à la moindre anicroche des anglos plus à l'ouest, à récupérer n'importe quel connerie pour qu'elle tourne en débat constitutionnel. Je sais pas moi, y'a un vétérinaire de l'Alberta qui fait une fouille rectale à une vache dont une tache ressemble à un fleur de lys et y'a un cave de la «belle province» qui va tous nous faire passer pour des paranos en disant que c'est une insulte à la nation québécoise...
Si je vous parle de ce sujet, c'est pour quelques raisons. D'abord, je déteste faire partie d'un groupe de gens qui me fait honte. Je n'affirme pas ici que j'ai honte d'être québécois. J'en suis fier, de notre langue aussi, de notre culture et je veux notre pays mais on est quand même pas seul sur notre planète! Si on devient indépendant comme peuple, nous allons quand même être à côté de l'Ontario! Cependant, quand quelques québécois se font aller le mâche patate sur des niaiseries et nous font passer tous, et qu'importe ce qu'on en pense, pour des fouteurs de bordel, ça me pue au nez.
Par exemple, aujourd'hui, on nous fait état de Poste Canada et de son calendrier où la St-Jean n'y apparait pas. Bon, je pourrais vous dire que j'ai vu cette nouvelle sur TVA et que ça donne à cette nouvelle une épice toute particulère mais comme ils semblent (Quebecor) détenir «le monopole des grands débats de notre société», comme me disait Renart, et bien, il faut lui accorder toute son importance! (sic) Les faits sont à peu près les suivants: Postes Canada a fait imprimer pour ses employés des calendriers. Sur ceux-ci, on retrouve tous les congés que l'on connait, tels que Noël, le jour de l'an ou la St-Valentin. On y retrouve également des fêtes moins connues comme la St-Patrick ou d'autres fêtes religieuses non-catholiques. Mais, la St-Jean-Baptiste n'y apparait pas! Le 24 juin est vide, si ce n'est du nombre «24» qui, seul pendant notre fête nationnale de 2008, prendra sa brosse et ira foutre le bordel sur les plaines d'Abraham en écoutant Kaïn ou je ne sais trop qui.
En effet, dans ledit calendrier, on ne retrouve aucune mention de fêtes provinciales, tant pour le Québec que pour l'Alberta. C'est ce qu'un porte-parole, l'air déconcerté, tente d'expliquer. Or, je suis peut-être dans les vapeurs mais l'Alberta ou l'Ontario n'ont pas de fêtes nationnales... Je n'ai jamais entendu parler de «Ontario Day» ou de «St. Saskatchewan Baptist»! L'excuse est facile, je le concède. Trop! Alors, est-ce un oubli ou un geste politique intentionné? Honnêtement, je m'en balance un peu. Pour moi, ce n'est pas important que les ontariens sachent la date de la St-Jean. Je pense que tous les québécois en grande majorité savent quelle date est notre fête nationnale. Le porte-parole s'excuse... parfait. La prochaine fois, ils sauront que c'est une fête importante, que cette fête n'est pas seulement importante pour les québécois mais aussi pour tous les francophones hors-Québec qui célèbrent nombreux cette fête qui marquait jadis le solstice d'été!
Mais l'histoire continue et prend un sens qui me rend amer. C'est que, non seulement on exige des excuses de la société d'état mais en plus, afin de calmer les quelques québécois pointilleux qui font du nationnalisme soi-disant «sérieux» avec si peu et qui leur demande de recommencer le travaille, Postes Canada décident de réimprimer tous les calendriers avec l'erreur corrigée!
Coût: $20,000 payé par nous
... et un coût environnemental également, car des calendriers, c'est fait avec du papier. Alors, finalement, aurions-nous eu intérêt à nous taire? À mon avis, non, car je crois qu'une faute semblable commise par une société d'état est dénonçable et mérite des excuses. Mais de là à crier au racisme et à tout faire recommencer, il y a une limite. Et à ces québécois nationalistes non-pures mais dures, je dirais ceci. Regardez bien la photo que je publie avec ce billet. Elle montre les traces de la fierté d'être québécois, le lendemain d'un 24 juin sur les plaines d'Abraham, là où Montcalm s'est fait tué. Par chance, nous avons des scouts qui passent derrière nous...
En somme, être bon québécois, c'est avant tout être un bon citoyen de la terre et ce, 365 jours par année!

mardi 22 janvier 2008

Les sons d'âges...

On parle beaucoup ces jours-ci des générations. Du «choc» des générations. Effectivement, mon journal préféré (sic), Le JdeM, s'est transformé en gros questionnaire la semaine dernière afin qu'il y ait le plus de répondants possibles. Résultat: 5000 personnes ont répondu. Le temps de compiler les résultats et hop!, on fait la une au TVA Édition 24h. C'est vrai que c'est si pertinent de faire parler les gens de leurs conflits inter-générationnels. C'est important. Nous, les québécois, avions besoin de ce sondage pour nous donner une idée précise de notre bonne vieille société. Et ben alors...
Je suis un «Y». Avec une mentalité de «X». Parce que même si je suis un «Y», j'ai écouté Passe-Partout. Ce qui fait de moi un homme totalement différent. Oui, oui, ma blonde vous le dira! J'ai vu le référendum de '80... j'avais 4 mois! Personne ne peut prétendre que je n'ai pas été témoin de ce fait historique. C'est seulement que je ne m'en rappelle pas!
Alors, où suis-je véritablement dans ce foutoir? Comment moi je vois les choses? Je n'ai pas répondu au sondage. J'en ai entendu parler vaguement, la semaine dernière, mais j'avais de la vaisselle à faire. Que voulez-vous, je vis comme tout le monde. Parce que c'est un peu ça, ce sondage, encore. Gratter le bobo... On sait tous que les boomers se font critiquer par les deux générations montantes et on sait tous que les X & Y se font critiquer par les boomers. Je généralise... mais ne parle-t-on pas de sondage après tout?! Toujours est-il qu'on a tous notre vie à vivre, nous les poussières de l'évolution magique du monde. Nous évoluons... Les temps changent, s'éternisent parfois et avec un peu de chance, vous en avez déjà profiter, lors d'un baiser qui vous a semblé comme une vie. Le monde change. Nous en sommes le principal bouleversement, en un sens. Le monde change beaucoup à cause de nous, voilà tout. Ce n'est pas toujours intentionnel; après tout, qui sommes-nous pour pouvoir prétendre diriger la masse? Mes parents n'ont pas le même passé que moi, ça c'est certain. À leur naissance, il n'y avait pas de télé dans le salon. Je n'ai pas le même passé que les jeunes non plus. À ma naissance, il n'y avait pas de magnétoscope (vidéo) dans le salon...
Ou alors vivons-nous dans des mondes parallèles? Le monde des boomers étant somme toute différent des «X». À chaque génération son monde, il me semble. Mais alors, qu'est-ce qu'un monde? La planète, le temps ou la vie?
Aujourd'hui, à Mourrial, il neige. La ville est devenue sourde, les gens moins pressés. Dans le métro, station Square Victoria, un homme de mon âge met la faute des problèmes environnementaux sur les boomers. Et que pense-t-il de la révolution industrielle du début du siècle dernier avec son charbon à la mégatonne? Nous avons Charest, ce qui est ni le meilleur ni le pire, et les boomers ont eu Duplessis. C'est que tout est relatif, en fin de compte. Tout dépend dans quel monde on vit!
Finalement, comme vous l'avez lu, je n'ai ni participé au sondage ni lu un article du JdeM là-dessus. J'ai vu un reportage au show des nouvelles hier... L'histoire des piscines publiques, les accomodements raisonnables et le choc des générations... Vous ne trouvez pas que ça sent le déjà-vu? Allons-nous assister à une guerre assasine entre l'ADQ et les Libéraux sur les boomers? Allons-nous créer une commission sur le faussé entre les vieux et les jeunes? Sommes-nous maso? Ou est-ce seulement une compagnie médiatique qui nous montre une réalité comme étant un problème afin de s'attirer un public?
La photographie noir et blanc provient d'ici

vendredi 26 octobre 2007

Quand les pensées se bousculent.

Le Québec? Qu'est-ce au juste, le Québec? Une province, un pays, un peuple, une nation, un rêve, une utopie, une exception, un mélange de bien des choses aussi.
Hé, qu'on aime donc ça, se chercher. On aime ça, gratter et gratter encore sur les gales de nos bobos du passé. On s'obstine; on est persévérant. On pousse nos réflexions loin, on est à l'avant-garde peut-être même. On est un cas unique et on s'en souvient. Blotti entre l'Ontario et le Golfe du St-Laurent, l'eau de l'Atlantique pénétrant avec ses baleines dans la gueule de notre province, ayant comme nez un Labardor perdu... Nous, les québécois et québécoises, qui disons OUI à l'énergie pure et renouvelable mais qui disons NON à l'éolienne sur la montagne d'en face. Nous, peuple généreux et conquis et qui en a toujours souffert de sa défaite amère, face aux yeux d'une langue qui l'entoure dans tous les sens. Notre nation, fière avec sa fête nationale, sa langue unique, sa pensée épicée au latin. Nous, avec notre autoroute 20, notre pont Jacques Cartier, notre stade olympique qu'on trouve tous laid parce qu'il est justement dans notre cours. Nous, unis dans la langue mais séparé par nos régions qui paraissent si loin aux yeux de l'urbanisé. Nous, qui avons voté Lesage, Lévesques et Charest.
Mais qui sommes-nous, encore, dans notre province au bouclier plutôt canadien? Et l'on cherche, espérant et souhaitant, car nous voulons aller au fond des choses.
Je sais cependant que l'homme, à force de chercher en lui ce qu'il est, fini par devenir fou!

mercredi 3 octobre 2007

Quand la fourmi devient l'éléphant.

Je me suis retenu assez longtemps de parler du maire de Saguenay, Jean Tremblay, et de son discours devant la commission Bouchard-Taylor. Je me suis retenu parce que je viens de l'endroit, que j'ai déjà voté pour lui (au début de sa carrière politique municipale) et que je n'étais pas vraiment en accord avec son propos à la commission. Je m'étais dit que ça passerait dans le beurre, qu'on aurait crier à l'imbécile sans plus.
M. Tremblay a déposé un mémoire qu'il a écrit lui-même. Il porte sur l'importance de la religion dans nos institutions et notre culture. Plusieurs discussions de coulisses semblent avoir eu lieu à l'hôtel de ville et même les conseillers semblent abondés en ce sens. La majorité du conseil municipal endossait la majorité de ses propos... c'est ce qu'il aurait dit. Marina Larouche abonde dans le même sens, elle qui est au conseil depuis bien plus longtemps que le maire Tremblay. Cependant, le mémoire du maire n'a pas passé l'étape officielle de sa validation par tout le conseil pendant une séance du conseil de ville. Or, le mémoire fût déposé à la commission et payé avec l'argent des contribuables. En clair, le maire a déposé un point de vue personnel comme étant celui de toute la population. Or, la population n'est pas totalement d'accord avec lui et a payé $10,000 pour un mémoire qui n'est pas le sien.
Les jours passent et les critiques sortent de toutes parts. Saguenay, la suite d'Hérouxville? Saguenay, terre hostile où le racisme et l'étroitesse d'esprit est l'attraction touristique majeure? Permettez-moi d'en rire!!! D'abord, sachez que les gens sont vieux au Saguenay. Les jeunes comme moi sont partis faire «fortune» à Mourrial, la place où il y a toujours quelque chose à faire... C'est évident que bien des gens, très majoritairement catholique, aient la foi et y accorde de l'importance. Mais la laïcité dans nos institutions, elle? Et les discours pleuvent dans la tempête de micros et des caméras.
Et pourtant, nous, le peuple. Celui qui regarde tout ça sans vraiment y penser. Honnêtement, je crois que prière ou pas avant un conseil municipal, le travail restera le même. Ça fait des décennies qu'on s'en fou et puis là, ça devient le sujet majeur du jour... C'est fou... on entend même pu parler de Cédrika!... Suis-je le seul à trouver que tout ce débat mijote trop pour rien? J'ai l'impression que c'est comme une homellette qu'on fait cuire à 425 celsius au four pendant des jours... Pendant que l'hôtel de ville était pleine, à Chicoutimi, et que le maire Tremblay a fait sa prière avec ses amis, et que la séance a portée des minutes interminables là-dessus... pendant ce temps, les décisions importantes ne se prennent pas! Aussi, pendant ce temps, le gouvernement s'en lave les mains et prépare sa rentrée parlementaire.
À mon avis, le maire Tremblay a fait une erreur monumentale dans ce débat. Il a utilisé des fonds publiques à des fins personnels. En plus de prêter son opinion à sa population, il a volé les deniers publiques. Cela n'est pas un enjeux entourant le débat sur les accommodements raisonnables... C'est le non-respect de ses citoyens, ce qui est plus grave que tous les mémoires qu'il peut déposer. Je me fou qu'on fasse une prière de 30 secondes avant un conseil... Je veux juste que le travail se fasse. Que l'argent de la population serve la population et non son maire. Parlons-en, du Maire Tremblay, avec ses là là, et dépoussièrons ses convictions religieuses. Pendant ce temps là, des gens attendent, des organismes communautaires, des équipes sportives, des HLM, des parcs, d'un citoyen simple, d'une rue à refaire ou d'un pont, des fonctionnaires pour faire le budget... Voilà, pour moi, l'exemple d'un petit problème qu'on remplace par un plus gros.