Aucun message portant le libellé Capoté. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Capoté. Afficher tous les messages

vendredi 13 février 2009

Rabat-joie

Je suis de ceux qu'on dit qu'ils sont «bonasses ». Dans le dictionnaire, on dit: qui est faible, d'une bonté excessive par simplicité d'esprit, par peur des conflits (Le petit Bob). Les gens me lancent ces mots avec un ton si léger... S'ils avaient conscience de ce qu'ils disent, le ton serait au moins différent. Je ne crois pas que tous savent qu'ils me traitent de faible!!! :P
Après tout, bonasse ne peut pas être un atout? On dit «bonté excessive»... et moi je dis pourquoi pas. Qu'on me traite de rabat-joie de vouloir le bonheur de tous, je trouve qu'être contre, c'est du pessimisme excessif et être malasse, si vous voyez ce que je veux dire. Comment peut-on souffrir de bonté excessive dans un monde comme le nôtre? Je vous le dit avec toute mon humilité d'homme bonasse qui a peur des conflits, on pourrait presque dire que les «bonasses» sont des héros!!! Ils veulent changer le monde avec leur pouvoir d'être trop fin... Mais bon... revenons à la réalité... un bonasse, ce n'est pas un héro, loin de là...
...Bon...
Trop bon...
La suite... et bien... La définition continue par «simplicité d'esprit, par peur des conflits».
Monsieur le JP d'Amérique, je m'excuse de vous dérangez, vous êtes coupable d'être trop bon. Le petit Bob dit que ça vous rend simple d'esprit alors, vous êtes condamnés mon vieux. On va devoir vous incarcérer afin de ne pas être exposé au danger de votre trop de bonté... Et qu'on lui donne une couverture de plus également, pour la pitié de tous...
Heu... j'aime pas les conflits... heu... quoi?... je m'excuse? (le point d'interrogation est important, n'oubliez pas de le lire!)
Moi, la chicane, ça m'énarve. Je me sens tout croche quand je me chicane. Ça me fait chier, j'aime pas ça. Je suis fait de même. J'arrive à dire mon opinion pis à avoir mes limites, peut-être plus molles que celle des autres, mais ça ne regarde que moi, après tout. Je suis bonasse, ça me fait une belle jambe, quand on veut avoir la belle vie devant soi. Bah... je fais pas dans la dentelle. Je crée des conflits quand même! Oui, oui. Malgré ma volonté parfois. Je fuis le conflit, qu'on me tue, devrais-je peut-être dire? Mais je devrais me réconforter dans les jours gris parce qu'on m'a dit que j'étais bonasse!!!....
malasse: (adj.) Qui est faible, d'une rage excessive par simplicité d'esprit, par envie des conflits. (Le p'tit moi)
On n'a pas toujours le contrôle de sa destiné. Moi, je suis bonasse...

mercredi 7 janvier 2009

On respire par le nez...

N'exagérons rien! Ça, ce n'est pas une tempête! Il neige, c'est tout. Depuis quand est-ce que 15 centimètres deviennent une tempête? On est loin de la grosse histoire là là...
N'empêche, c'est une toute autre dynamique quand il neige. Je n'ai jamais vu autant de gens dans ma rue en même temps!

dimanche 28 décembre 2008

Et si je dormais une semaine complète!

Honnêtement, je cherche encore les mots pour raconter les dernières bêtises que 2008 m'a envoyé. J'essaie de ne pas y penser, de laisser à mon imagination le soin de bien rêver pour la nouvelle année qui s'annonce.
D'abord, qui a parlé de «congé des fêtes»? Est-ce un virus, une maladie sournoise qui adopte notre corps chaque lundi pécédent la fête de Nouel? Ou est-ce une sorte de mascotte qui, au même titre que Papa Nouel, vient faire son tour afin d'égayer la galerie? Personnellement, je ne sens pas de repos dans ma cabane corporelle. Je m'apprête littéralement à avoir une semaine de mon-go-le...
Les célébrations dans mon royaume se sont pourtant bien déroulées. Le petit Olivier a été gâté, la petite Amélia était adorable, ma mère a fait sa tourtière (écoeurante!P) et ma tante Francine a bu du Porto. Mais c'est lorsqu'est venu le temps de partir que tout s'est mis à aller tout croche! D'abord, notre chère Annette, La Voiture Argentée, s'est mise à toussoter et à nous dire «check l'engine» alors que nous venions, moi et ma Bibitte, de quitter le cocon familial afin de nous rediriger vers notre Vire-Sud adorée... Deux heures de retard sur l'itinéraire pour poser comme diagnostique: le gaz a gelé! Mon père, dans toute sa bonté légendaire, nous a suivis de Chicoutimi à Longueuil, au cas où Annette s'avèrerait plus malade que nos estimations. Bilan de ce dernier 500 km... Rien. Elle a roulé comme un charme.
Le lendemain, mon père reprend la route en sens inverse afin de regagner sa terre natale du bleuet et du «cuter» (prononcé quotteur). À Drummondville, un de ses pneus éclate.
Le surlendemain, hier donc, je m'adonne tout bonnement à visionner les habs lorsque j'entends une goûte... et une autre... et encore... et encore... et ENCORE! Je me lève, l'oreille telle celle du renard pour me rendre compte que mon toit fuit, lentement, doucement, une goûte au 5 secondes. Je mets un sceau. Quelques minutes plus tard, c'est une goutte à la seconde et un autre endroit se met à dégoutter. Je vcais voir le proprio en bas. Je remonte... C'est le déluge. Cinq sceau jonche mon plancher. Nous perçons un trou à l'aide de ma drill... Ça ne dégoutte plus, ça pisse littéralement.
Aujourd'hui, le toit est réparé. Annette a fermé le «Check Engine».
J'attends les autres épreuves...

mardi 16 septembre 2008

«Pen» d'amour.

Vous avez probablement entendu parler de cette histoire au Parc des îles de Boucherville où il se passe des choses à caractère sexuel disons, pour le moins, surprenantes. Comme le disait ce cher Claude Poirier à matin dans ma télé, ceci n'est pas un cas isolé. Chaque ville a son parc où se déroule des activités du genre. J'avais 17 ans. C'était une nuit de juin, à Chicoutimi. J'étais allé au Guinness, un pub, avec des amis, et après quelques bières, je m'étais retrouvé à danser sur les colonnes de son. Je vous le dis, je dansais comme un dieu à l'époque... Un dieu étrange et en sueur, certes, mais bon, je faisais de mon mieux! Sur la piste, à côté de la colonne, il y avait une blonde qui me regardait avec insistance. Honnêtement, c'était nouveau pour moi. Mon rapport avec les filles dans ce bar était médiocre. Aux antipodes de l'étalons, un dieu des bécosses, quoi! Voyant qu'elle était perspicace, je suis resté sur la colonne assez longtemps. J'avais une touche, pour la première fois, et je bombais le torse en tentant de démontrer toute ma virilité adolescente. Vers les 2h30, la fille est finalement venue me rejoindre sur mon pied d'estale et nous avons frotté nos bassins quelques minutes; son parfum me rendait complètement dingue! À 2h45, l'heure des «slows». On ne s'entend pas, la musique est forte. Elle m'invite à descendre, pour danser coller avec elle. Nous dansons, serrés. Je sens son parfum dans ses cheveux bouclés. Je retrouve les joies d'avoir une femme dans mes bras, de sentir la douceur de la peau crèmée. 3h00... La musique s'arrête mais l'endroit est bondé. On ne s'entend pas plus. Elle s'approche de mon oreille et j'entends: «tu m'embrasseras pas, hein!?» J'ai rétorqué par un baiser. Elle fût plutôt surprise. Deux semaines plus tard, la relation se termine. Rien de si grave. En fait, c'est sa meilleure amie qui me téléphone pour me le dire. Elle me dit aussi que dans mon oreille ce soir là, elle m'avait plutôt dit: « Tu m'replaces pas, hein!?»... On avait fait de l'impro ensemble, elle était dans une autre équipe. Je ne l'avais jamais remarquée. Bref, je me sentais con. Épris d'un élan de honte et de tristesse, ce fameux soir de juin, je décide de sortir de chez moi, à 23h30, et d'aller marcher un peu. Je m'arrête finalement dans un parc, le parc Rosaire Gauthier. Il est minuit. Je suis seul. Assis à une table de pique-nique, je grave «Sandra» sur les planches avec les clés de la maison. Un homme arrive, derrière moi. Un vieux monsieur, à l'air sympathique, avec une barbe blanche. Il me demande: «Est-ce que je peux m'asseoir?». J'ai toujours été un peu naïf; je lui dit oui. Il me demande si je vais bien. Il a dû constater que j'avais un air de cul! Je ne veux pas en parler... Je lui dit que ma blonde m'a laisser et que j'avais besoin de prendre l'air. Je le laisse à la table, seul, en lui souhaitant une bonne soirée. Je vais m'asseoir plus loin, sur un banc de parc, à l'autre bout et je rumine encore quelques instants. Au bout d'un temps, le monsieur revient et s'assoit sur mon banc. Il met son bras derrière moi... Là, j'ai eu un doute. Je le regarde, un point d'exclamation dans le front; il enlève son bras. Je regarde au loin... Je me pose des questions mais je ne veux juste pas croire ce qui est en train de m'arriver. Il met son bras sur ma cuisse et me demande: «veux-tu aller faire une tour dans mon char?» Je me lève, d'un bond. Je saisis désormais ce qu'il a derrière la tête. Je m'enfuis. Le bonhomme, lui, est resté sur son banc. Je traverse la rue, triste et complètement déconcerté devant ce qui vient de se produire. Non seulement Sandra s'était foutu de moi, il n'y avait que les vieux bonhommes qui s'intéressaient à ma personne... J'emprunte la piste cyclable, en direction du poste de police, à quelques centaines de mètres de là. «Il n'aura pas l'audace de me suivre!». Je marche... Je pense tout croche... Je me trouve complètement ridicule et la situation aussi. Après cinq minutes, je fais demi-tour et je décide de retourner chez moi. De retour à la rue, à la fin de la piste cyclable, un monsieur marche vers ma direction. J'ai peur un instant... mais je me rends compte que ce n'est pas le gars du parc. Je me répète que les gens ne sont pas tous des gros vicieux et qu'il est impossible qu'on m'aborde deux fois en une soirée. Je ne suis pas aussi «chanceux»... Je croise le monsieur. Je me tasse à gauche, pour qu'il passe à droite... Il se tasse à gauche. Je me tasse à droite, il se tasse à droite. Le gars se pogne le zoui zoui... Il me demande: «Veutuimesuche?»... Ce à quoi je réponds par un gros «HEIN?»... « Veux-tu me sucer?»... Je l'ai tassé et je suis rentré à la maison, estomaqué. laissant le gars se la pogner tout seul... Le lendemain, je prends le journal. À la une, «Table de concertation sur les gais et lesbiennes au Parc Rosaire Gauthier». Je ne suis pas homophobe et si ça se trouve, ces deux hommes se trouvaient là par hasard... mais la coïncidence était quand même frappante.
Le parc Rosaire Gauthier, de nuit, pour moi, c'est barré!

dimanche 7 septembre 2008

Anticiper les dépenses

Ma mère m'a téléphoné tantôt. Elle voulait que je fasse ma liste de cadeau de Noël!!! Une sorte de tradition familiale que je prends un peu trop à la légère au goût de ma mère, de ma marraine, de ma blonde. Ce n'est pas une question de luxe. Ces listes, d'années en années, n'ont jamais été l'occasion de demander l'impossible mais plutôt de donner des suggestions pour les petits budgets. J'ai déjà écrit des choses inimaginables et dispendieuses mais c'était pour faire le niaiseux. Toujours est-il que me retrouver à nouveau devant cette page où je dois écrire ce que je veux et que je n'ai pas, ça me bloque. C'est comme lorsqu'on m'offre n'importe quel resto, je ne sais jamais lequel choisir (généralement, j'aime mieux la bouffe à la maison anyway!) Je ne m'interroge pas sur le côté commercial de la fête ou sur la propension que nous avons à faire tripler les ventes des magasins année après année. La réunion familiale proprement dite à toujours été l'élément le plus important dans l'histoire et c'est encore ce qui compte à mes yeux. Mais putain que c'est tôt... Laissez-moi me déguiser pour l'Halloween avant... S'en suit les questionnements traditionnels: l'endroit du réveillon, quel jour, aurai-je droit à des congés, fera-t-il tempête dans le parc ou encore qui fera le Père Noël? Aucune célébration n'accapare autant l'attention pendant si longtemps... Bon, d'accord, je vous fou les blues avec mon Noël au mois de septembre. Soit, moi, j'ai hâte que l'hiver commence. Avec la pluie qu'on a eu, je ne serais pas surpris de voir plus de neige que l'an dernier. J'en serais comblé! Faire du ski, pelleter... N'avez-vous pas hâte?

jeudi 4 septembre 2008

Qui est le meilleur moron?

Pour faire suite à mon dernier billet, les dernières rumeurs veulent que des élections fédérales aient lieu le 14 octobre 2008. Ça fait dix ans que je vote cette année. Mon premier vote, je l'ai fait sur le référendum de 95. Depuis ce temps, j'ai l'impression de voir passer une suite de coq sans cervelle. Or, nous voici donc, fils et fille du 21ième siècle, en 2008, à l'aube d'un nouveau gouvernement canadien. Mais franchement, cette année, la cuvée est désastreuse. Du plus loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu à choisir pour le meilleur moron. J'ai déjà eu à choisir les meilleurs au ballon, des employés au travail ou ce que je vais mettre dans ma sauce à spag mais là, je suis mal barré. Vraiment. Je disais ça, cette semaine, à un confrère de travail, qu'entre Harper et Dion, je me sentais entouré de merde... Il m'a répondu: «Tu ne voteras pas pour Dion!?»... ce à quoi je n'ai pas répondu. Je vais probablement voter Bloc... mais avec total désabusement. Je veux dire, la souveraineté est rangée dans le tiroir jusqu'à la «prochaine fois» et pour le reste, voter Bloc ne sert qu'à faire «bloc», justement. Rien pour l'avancement recherché. Je ne veux pas faire blocus pour le restant de mes jours! Je voterais Layton mais, que voulez-vous, j'ai de la misère avec sa moustache... Ce qu'il cache dedans. Avec Layton comme PM, je me sentirais comme avec un jeune homme de 16 ans qui conduit une voiture pour la première fois sur la 20... Honnêtement, ce que propose Dion avec son tournant vert est tout de même un exercise louable. Ça prenait un certain cran pour se mouiller et la gars l'a fait. La loi sur la clarté, ça m'a fait chier. Que voulez-vous, comme disais Chrétien, moi, j'ai voté oui en 95. Mais, en me faisant l'avocat du diable, je parviens (il faut que j'aille quand même chercher ça loin) à me dire qu'il avait un job à faire et qu'il l'a fait en essuyant le tir. Il s'est gâché l'existence, la crédibilité, la réputation mais il l'a fait, jusqu'au bout et il en récolte encore les conséquences... En ce qui concerne le reste, ses liens avec Chrétien et la corruption de son parti, je n'en tiens pas compte. Tous ont un lien avec un connard et la curruption est dans tous les partis, j'en suis convaincu. Pendant le scandale des commandites, les fins stratèges (sic) des autres partis devaient rire aux éclats et mener une belle vie. Côté conservateur, Harper, je ne suis pas capable. Ce gars-là semble être en poste pour l'unique intérêt des magouilleurs économiques de son cercle d'ami et/ou de connaissances. L'attitude de cet homme sur le plan environnemental nous a rendu «retardés vert» et je crois que ce recul ne sera jamais rattrappé. Pire, l'indifférence de Harper sur ce plan aura eu des conséquences mondiales sur la lutte écologique. Parce qu'on aurait pu montrer l'exemple, comme pour la paix, il y a quelques temps. Et je ne parle pas du reste...
Alors, Harper ou Dion? On pourrait tourner en rond des heures et rester dans l'impasse total. Des fois, je me dis que le parlement devrait être dans une grosse boule en verre avec de la tite neige pis lorsqu'on serait écœuré, on pourrait la brasser et changer tout le monde one shot... L'image vient d'ici

vendredi 18 juillet 2008

Manipulation féline...

Il était environ 22h23 lorsque j'ai quitté mon travail, hier soir, dans la nuit humide à l'horizon sombre et orangé foncé. J'avais 7 minutes à moi, 7, calculée préalablement pour mon moment de solitude quotidien. Enfilant ma musique sur mes oreilles, je déambulé dans les rues de mon quartier vers mon nouveau chez-moi. Après déjà 1 minute, je sentais le parfum inquietant d'une moufette lointaine; j'étais à la fin de la nappe de parfum, là où ça pue finalement.
Imitant mon chanteur favoris dans le silence noir, j'ai eu la peur de ma vie lorsque j'ai apperçu un jeune chat noir et blanc venir gambader à mes pieds.
«P'tit casse de bain!!!», lui-ai-je dit, tout bêtement, en continuant ma route.
Je m'étais remis à peine dans ma chanson qu'il arriva à mes pieds une autre fois, me faisant inévitablement sursauté à nouveau. J'avais donc affaire à un petit chat sournois et manipulateur, me miaulant près des chaussures d'un air pauvre et triste.
«Arrête de faire ça et retourne à tes poubelles, jeune blanc bec!»
J'arrivais au coin de la rue et la musique était belle lorsque monsieur le chat espiègle me passa une autre fois entre les jambes; l'odeur de moufette était toujours perceptible! J'ai enlevé mes écouteurs. J'étais à deux minutes de chez moi et j'étais là, dans une rue vide près du dépanneur du coin, en train de converser avec un chat rusé!
J'ai continué ma route en ne le lâchant pas des yeux et il répéta son manège deux autres fois, l'air triste et pitoyable. Arrivé à la maison, j'ai monté les escaliers, me disant qu'il devait lui rester un restant de gêne ou quelque chose d'animale s'apparentant à ce trait de personnalité... mais c'était sous-estimé ce petit coquin.
J'entre en vitesse à la maison, laissant la tache gémir sur la dale de béton au bas des marches. Je raconte brièvement l'histoire à ma blonde qui comme moi, se laisse attendrir, avant même de l'avoir vu. Nous sortons à l'extérieur... Le chat était sur le balcon; il n'était pas gêné finalement. Ma blonde le flatte, le cajole un peu. Elle est allergique et donc, il est clair que nous n'aurons pas ce chat sans collier dans notre appartement, oh non! Après quelques instants, nous réussissons à retourner dans l'appartement sans qu'il nous suive, alors qu'il se frotte sur le garde du balcon.
Cinq minutes plus tard, nous l'avions oublié.
Dix minutes plus tard, nous entendions toujours des miaulements provenant de la porte d'entrée. Nous osons regarder... mais le chat n'était pas là. Nous l'entendions tout de même et alors, nous le voyons sur le toit du balcon d'en bas. Le bonhomme a sauté et... pauvre petit, il était prisonnier des airs et ne pouvait plus redescendre. On s'organise. Nous sommes allés sur l'autre balcon, derrière, qui est à un mètre du toit en question. Le chat semblait affolé un peu et semblait chercher une voix de sortie. À l'aide d'une planche, je lui ai fait une passerelle mais, rien à faire, il ne me trust pas! Au dessus du petit toit, nous avons une fenêtre. Je m'y suis présenté, le chat me regarde et miaule sans cesse. Et tout d'un coup, il saute vers la fenêtre.
«Il n'est aucunement question qu'un chat, si beau soit-il, puisse entrer dans mon appartement tout beau tout neuf avec ses poils de merde et ses redoutantes griffes.»
Je ferme le moustiquaire et le chat se retrouve sur le cadre de la fenêtre, en équilibre, dehors. Il était jeune, un an max, et tentait de rester percher sur le cadre en titubant et miaulant. Voilà! Je n'avais pas le choix. Je devais le prendre, le faire entrer dans mon appartement pour le faire ressortir sur le balcon arrière, juste à côté. Piler sur mon orgueuil et le faire voir l'espace de deux secondes ce à quoi ressemblait la demeure où il souhaitait passer la nuit me fît suer... mais bon, ce n'était que deux secondes pour sauver un chat.
Je l'ai donc amené sur le balcon et nous l'avons reconforté un peu... le sacrement! Parce qu'au moment d'entrer à nouveau dans l'appartement, le chat lui, il avait déjà vu et, pas cave, il trouvait ça pas pire pantoute!!! Alors, il nous a passé entre les jambe et est allé reconnaître les lieux lui-même. Nous l'avons poursuivi quelques instants et l'avons repris dans la chambre d'amis... Il n'y a que dans le salon où il n'est pas allé! Nous l'avons laissé dehors, victime d'une bête d'une livre, et nous sommes retournés au salon, indifférent au miaulements excessifs de Monsieur Ritalin! Nous l'avons revu plus tard sur le terrain, en bas, en train de faire de l'exploration.
Ce matin, en me levant, je vais voir au balcon arrière pour voir si notre ami est toujours repu sur une chaise en train de se lécher... non. Hourra, me dis-je, amer sans le savoir. Parce qu'il est revenu un peu plus tard gémir à nouveau.
«Peut-être est-il coincé dans la cour arrière, entourée d'une clôture?»
Nous reprenons Garfield numéro 2 et lui faisons voir l'intérieur une autre fois pour le ramener sur le balcon de devant, là où tout a commencé. Quelques minutes plus tard, il retourne sur le petit toit du balcon d'en dessous... câliss!!! Non mais tsé, y'a un boutte à toute putain de bordel de merde. Nous décidons donc de le laisser se débrouiller tout seul.
Et ben imaginez-vous que notre chat a réussis a sauté du toit à notre balcon arrière!!! Je me voyais encore en train de lui faire une passerelle avec la planche, tabarnac! À l'heure actuelle, il est couché sur une chaise, la mienne bâtard, et il se liche les pattes depuis des heures. Il doit se dire que la victoire est proche car après tout, l'arrière est clôturé et donc, il sait que je n'aurai pas le choix de le reprendre et de le faire entrer une autre fois dans mon appartement. Au pire, il s'en ira.
Par contre, ce que moi je sais, c'est que la cour arrière est côturée... pour ne pas que Rosco, le berger allemand de ma proprio, se sauve lorsqu'il est dehors...

lundi 30 juin 2008

Je n'ai pourtant pas casser de miroir!?

Faits marquants de l'opération déménagement 2008:
  • Date prévue: 1er fucking juillet 2008

Vendredi dernier:

  • Mes parents et ma marraine sont arrivés à Mourrial le soir.
  • Confirmation de la venue de mes beaux-parents ainsi qu'un ami... nous serons donc 8.
  • Travail toute la journée.

Samedi dernier:

  • Une tante, la soeur de ma mère, entre à l'hôpital de Chicoutimi pour des douleurs aux côtes. Ma mère et ma marraine sont inquiètes. La maraine est également la soeur de ma mère.
  • Nous faisons des boites et nottoyons ce qui reste.
  • Magasinage, sans rien acheter, pour des meubles.
  • Dans la soirée, l'inquiétude monte d'un cran. Ma tante à l'hôpital est hospitalisée pour observation. On juge son état satisfaisant et on prévoit la renvoyer dimanche, le lendemain.
  • On dort mal, il fait chaud, l'appartement a l'air vide.

Dimanche (hier):

  • On fait d'autres boites, d'autre ménage.
  • Ma tante à l'hôpital est intubée et mise en état d'inconscience. On la transfère aux soins intensifs. On ne sait pas ce qu'elle a, qu'on nous dit.
  • Ma marraine décide de partir en autobus vers le Saguenay dans l'après-midi, pour aller aux chevets de sa soeur. Nous serons donc 7.
  • Ma mère commence à péter les plombs d'inquiétudes.
  • Achats des meubles en avance, avant le déménagement, pour prendre une certaine avance en prévision que la situation si elle s'aggrave.
  • En soirée, on apprend que ma tante est atteinte d'une infection rare (du genre streptocoque... désolé pour les fautes, mon dico est en boite!!!!) Taux de mortalité à prendre en considération...
  • Ma marraine, en autobus, transfère à Ste-Foy au lieu de Québec... et manque rater son autobus...
  • On pleure, on stress, on capote. En désespoir de cause et voyant ma mère, je la renvoie au Saguenay avec mon père car ma mère ne conduit pas. Nous serons donc 5...
  • Avant de me coucher, je renverse le verre d'eau de ma blonde sur la plancher de la chambre. (!!!)

Aujourd'hui:

  • Mes parents sont partis ce matin, inquiet... pour moi cette fois-ci.
  • J'écris ici, pour me libérer, me souvenir... qu'importe...
  • Retour dans la blogosphère dans deux semaines.
  • Je vais faire des boites...

!!! À coeur vaillant, rien d'impossible !!!

mardi 22 avril 2008

Le septième joueur... vandale?

Nous l'avons finalement eu, cette victoire contre les Bruins de Boston. Je me souviens encore du moment où j'étais debout dans mon salon, samedi soir, alors que Bouillon venait de faire 4-4 à la fin de la troisième période. J'étais tellement crinqué, criant des slogans seul comme un rat dans mon appartement, le sac de chips BBQ évantré sur mon divan, que ma voisine d'en haut me donnait des coups de talons. Oui, j'étais encore debout, alors que le match continuait et qu'on s'est fait «scorer» par Boston, deux minutes avant la fin. Je me suis assis... J'étais en tabarnichtouit! Le match s'est terminé, je suis allé me chercher un verre de jus et j'ai écouté les nouvelles avant d'aller me coucher.
Hier soir, je travaillais. Mon nouveau patron a troqué la radio satellite de sa chaîne de pharmacie pour mettre le match de hochey. Mon ancien patron n'aurait jamais fait ça!!! Étrangement, après chaque but, nous recevions 4 appels en même temps au téléphone. Chaque conjoint et conjointe appelait pour donner la nouvelle d'un nouveau but marqué. Ma Bibitte y a même participé. Après le match. ça klaxonnait en tous sens, ça criait des «olé». Une belle soirée victorieuse où on célèbre avec joie s'annonçait à Mourrial...
Il y a être fan, il y a également être un fan fini. Il y a aussi être un grand fan et il y a aussi être un ostie de cave. Quand je buvais mon café à matin et que j'ai entendu la belle Marie-Claude à la télé me dire qu'il y a avait eu 16 arrestations et des voitures de police incendiées au centre-ville cette nuit, je me suis étouffé. Bon, je n'étais pas vraiment surpris... Mais quand même, il m'était permis de rêver, de penser, en tant que fan, que cette ville donnerait une fête joyeuse et sans tracas à cette équipe qui, au bout du compte, a gagné. C'était ce que tout le monde voulait non!? Démontrer sa joie en allant foutre le bordel dans un magasin de chaussure, c'est de la «bullshit»!!! Rapidement, une voiture de police, ça coûte combien? 40 000? 50 000? Qui va payer les 200 000 balles pour en racheter des neuves? Vous et moi...
Mourrial, c'est un peu ça. Il y a trop de monde... et donc, trop de cons! À tous problèmes, cependant, il y a des sous-questions... Était-ce des gens en état d'ébriété? Était-ce réellement des «fans» ou plutôt des fouteurs de trouble qui ont saisis la bonne occasion? Quelle image cela renvoit-il à un ti bonhomme de huit ans qui écoutait le match avec son père et qui adore Koivu?

mardi 8 avril 2008

L'aide au devoir.

J'ai passé la fin de semaine dans ma belle famille. La soeur de ma Bibitte étudie et obtiendra sous peu son diplôme en enseignement. Et fin de session oblige, ça sentait l'étude dans la maison. Ma belle-soeur nous partage donc quelques points de sa connaissance sur notre belle langue, le français.
C'était hier encore, me semble-t-il, alors que j'étais assis dans la salle de classe de Lafontaine, ma polyvalente, que j'étais en train d'apprendre les conjonctions de coordinations à l'aide d'une petite comptine. Je me souviens encore de ces devoirs monstrueux où je devais séparer mes phrases en groupe (sujet, verbe, complément) et ça me rendait fou cette idée de creuser dans l'abysse d'une phrase qui n'en restait pas moins la même avec tout son sens. Et c'est sans parler du fameux (oui, fameux) participe passé avec avoir qui me donne encore, je dois bien l'admettre, du fil à retordre.
Ma belle-soeur, taquine à ses heures, nous posait quelques colles grammaticales et se régalait de nous voir pantois devant ses «c'est pu pareil, maintenant», ses «on ne nomme plus ça comme ça» ou la dévastatrice «ça fait longtemps que ça n'existe plus!». La conversation a même dévié sur les mathématiques et les «nouveaux» noms des prismes...
À la suite de cet après-midi là, j'ai un peu la trouille. Car lorsque j'aurai des enfants, qui me dit que je ne saurai plus? Que ma connaissance sera dépassée? Que ma connaissance ET mon expérience seront dépassées? Qu'adviendra-t-il de mon enfant lorsqu'il me dira « maintenant papa, «quelque chose» s'écrit «quequechoz»?

mardi 11 mars 2008

Mon flocon dans la tempête.

Je me sens un peu confu. Après tout, je suis un de ces joyeux imbéciles qui a décidé de prendre la route samedi pour se diriger vers les Cantons de l'Est. La sale affaire, vous vous dites?! Non, pas du tout!
Hier soir, je pitonnais sur mes 6 postes de télé (je n'ai pas le câble), à la recherche d'un «sac de chips médiatique» à me mettre sous la dent, le temps que ma Bibitte prenne sa douche. Je suis tombé sur cette émission de Denis Lévesque, à TVA. Le gars m'énarve! Le décor m'énarve! Le rythme m'énarve! Les sujets m'énarvent! Mais bon, on parlait de cette tempête «historique» et il n'y avait rien d'autre alors, je me suis dit, «pour une fois». L'animateur s'entretennait avec un journaliste de Mourrial qui a couvert l'évènement en direct, avec le journaliste de l'hélicoptère qui a regardé le tout d'en haut dimanche matin et un caméraman de Québec qui a aussi couvert l'évènement de son côté, le fameux soir de samedi, alors que tout est devenu blanc et aveugle. Bon, vous avez sûrement vu les images tout comme moi; je ne reviendrai pas là-dessus. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est devenu le bordel très rapidement. Je regarde les images, trouve ça pas mal intense, et ma Bibitte vient me rejoindre sur le divan. Le caméraman de Québec se met à raconter un bout de son aventure. Je ne sais trop ce qui lui ait arrivé mais sa voiture était inutilisable... il a vu un motoneigiste passé et lui a demandé s'il pouvait le prendre avec lui, vers l'oeil de la tempête, parce qu'il voulait avoir des images du bordel sur l'autoroute. Le gars du «ski-doo» lui aurait dit quelque chose du genre «ben oui, embarque, j'ai justement un autre casque...» et ils sont partis prendre leurs images pour TVA. Ma Bibitte m'a alors fait remarqué quelque chose. «Au lieu de l'embarquer, pourquoi n'a-t-il pas dit non pour plutôt prêter le casque vide à quelqu'un en difficulté dans sa voiture, plus loin?» Et j'étais d'accord avec elle.
Pour aller prendre des images de quoi au juste? On ne voyait pas grand chose anyway!!! Et pis, on l'a tous vu, dans notre salon, la tempête, non? Elle est passée d'est en ouest! Pourquoi cette folie de l'image? Oui, le caméraman a dit que c'était une aventure inoubliable avec un «rush» d'adrénaline intense mais j'ai pas trouvé ça très altruiste. Vous me direz peut-être que c'était juste une toute petite place sur une motoneige mais ça aurait fait une place de plus!
Nous devions aller chez mes beaux-parents en fin de semaine. On annonçait une tempête... Samedi matin, j'ai fait mes devoirs et je suis allé voir les cartes satellites, voir comment ça se dessinait et j'ai pris la décision de partir parce que j'ai jugé qu'on aurait le temps. Je suis un passionné de météo; j'arrive presque à faire mes bulletins moi-même. Et on a eu le temps. Lorsqu'on est arrivé à destination, il n'y avait pas encore un flocon dans le ciel. C'est qu'en quelques sortes, j'ai pris mes responsabilités. J'ai écrit plutôt cette semaine: «est-ce parce que les gens ne savent plus s'arrêter, le temps de laisser passer le mauvais temps?» . Ces gens qui sont partis dans la nuit affreuse, leurs bambins sur la banquette arrière, n'ont pas eu de conscience ou avait le courage mal placé, il faut croire. Et pourquoi n'a-t-on pas fermé les routes?
Et je suis désolé de l'affirmer mais les gens de la grande ville se prennent pour des vrais cowboys!!! Je viens du Saguenay, du Nord, comme on dit ici. Des tempêtes, j'en ai vu passé, pas autant que dans les maritimes, mais j'en ai vu. Pour moi, elle n'avait rien d'historique. Mais je savais aussi à quoi m'attendre. Ici, à l'ombre du Mont Royal tourmenté de blanc, ce n'est pas ce que je constate.
La voiture de notre société va beaucoup trop vite, en quelque sorte. Lorsqu'arrive la tempête, elle est difficile à ralentir, qu'elle soit 4x4 ou non.

vendredi 7 mars 2008

Apperçu à Mourrial...

Qu'importe que la marmotte ait vu ou non son ombre cette année, j'ai vu hier soir une moufette faire sa petite randonnée sur les bancs de neige de la rue Beaubien!

jeudi 6 mars 2008

Le département des plaintes

Les gens se plaignent généralement beaucoup trop au sujet de la température. Est-ce parce que les gens ne savent plus s'arrêter, le temps de laisser passer le mauvais temps? L'année dernière, l'hiver a été ridicule. En fait, nous n'en avons pas eu, à Mourrial. Nous sommes passé lentement de l'automne au printemps... Et les gens se plaignaient aussi. «Maudit hiver poche», «j'en ai marre de la slush» et «maudit temps de merde» étaient des ritournelles communes qu'on me servait un peu partout. Cette année, le changement est surprenant, j'en conviens mais j'entends toujours les mêmes phrases! Est-ce la tristesse grisante du syndrôme de la dépression hivernale? En déneigeant, on se fait invectiver de tous les noms parce qu'on met la neige en face de la cour du voisin. Et eux, la neige, où la mettent-ils? Devrais-je la mettre sur ma voiture pour aller la déposée ailleurs, bon sang! J'entends les gestionnaires de la ville nous dirent que le budget est dépassé... Et l'argent économisé l'année dernière, lui, en avons-nous entendu parler?
Personnellement, j'aime bien l'hiver. Il me fait apprécié davantage l'été! Ce sont les plaignards qui me font suer!... et pelleter...

mardi 26 février 2008

Les putes...

Il y a «critiquer». Il y en a qui le font de façon intelligente et d'autres qui le font pour le plaisir ou pour s'attirer la «cote de lecture», puisque nous sommes ici sur une infîme partie de la blogosphère. Car dans ce monde du blogue, oui, il y a des putes. J'ose le dire. C'est qu'un blogueur n'a pas toujours le contrôle sur les idées des autres, sur leurs façons de s'exprimer, sur leurs sens du respect et de l'ouverture d'esprit. On peut toujours modéré le commentaire en question et ne pas le publié mais, honnêtement, on désire surtout le publier pour mieux répliquer. C'est bien pour dire... Des «casses de bains», on en retrouve partout! Ne t'en fais pas, cher lecteur, tu n'en es pas un. Les casses de bains ne viennent pas ici... pas encore. C'est un instant que je redoute un peu. Pas mal en fait.
Car je blogue avant tout pour le plaisir et non pour me faire chier ou me faire chier dessus. Je ne me le souhaite pas. Ardemment. En petite boule dans mes bobettes ben serrés sur moé! Quand je lis des étourderies sur les autres blogues que j'aime, je ressens toujours un malaise. Je me dis toujours «il n'a rien compris, ce minable» mais je n'invective jamais en commentaire. C'est entre autre pour ça que je n'écris pas tout ce que je pense, que je me retiens. Certains diront peut-être que je manque de couille... À la bonne heure! Oui, j'en manque... mais j'en ai assez pour ce dont j'ai besoin et picosser des niaiseries à gauche et à droite sur le blogue de quelqu'un, ce n'est pas ma tasse de jus.
Je trouve ça tellement incohérent de prendre du temps dans sa vie pour s'asseoir devant son ordi pendant un après-midi à «cacasser» sur n'importe qui ou sur n'importe quoi au nom de la liberté d'expression ou au nom d'une idéologie «x». Je veux dire, y'en a qui ont un intérêt marqué pour chier sur le monde et moi, ça, je ne le comprends pas. Vraiment pas.
Après la pollution par le bruit ou la pollution lumineuse, vient la pollution par le ridicule. C'est relatif... c'est certain. Mon ridicule à moi n'est pas nécessairement comme le tiens. Mais il me semble que lorsque je lis quelque chose sur un blogue qui ne m'intéresse pas, je passe mon tour. Daniel Pennac disais, dans ses «droits du lecteurs» qu'on avait aussi le droit de ne pas lire. Me semble que c'est pas difficile à comprendre.
Tu remarques sûrement que je ne pointe personne directement... C'est que, vois-tu, ce genre de blogueur ne mérite pas de publicité, ne mérite pas d'être cité.
En attendant mon premier pollueur...

mardi 15 janvier 2008

Dame Nature et la «nature» québécoise.

J'étais parti. Quelques jours dans mon nord. En fait, je suis descendu au Saguenay avec Bibitte et Annette, la voiture Argentée. Quatre jours pour se refaire, avant de recommencer. Aller célébrer mon anniversaire avec ma famille. Je dois avouer que j'en avais vraiment besoin. «Un repos bien mérité», que je me disais, la tête en lune et les yeux plissés par le labeur. Je n'ai pas eu deux semaines de congé pendant les fêtes... J'ai travaillé. Non avions si hâte de partir que nous avons décidé de quitter Mourrial mercredi soir plutôt que jeudi matin, afin de ne pas perdre une demi-journée de nos quelques jours de vacances. Mais... je ne me suis pas vraiment reposer. En fait, j'ai gagné le gros lot! Non, je n'ai pas gagné le million à Célébration 2008 ni un voyage vers Cuba. Loin de là!
Mercredi soir.
Étant un passionné de la météo, évidemment, j'ai regardé sur internet tout ce qui concernait la météo entre Mourrial et le Saguenay. Si vous vous rappelez bien, mercredi soir, il y avait du vent... Beaucoup de vent! Mais bon, le vent, le vent, c'est pas une raison pour ne pas partir. Pour le reste, la neige était passée et une masse nuageuse semblait inoffensive au nord de la Mauricie. On annonçait rien d'important, pas de tempête, pas de précipitation et les conditions routières étaient bonnes. On est parti! Nous avons fait la 20 et, il ventait, beaucoup, mais ça roulait très bien et la vue était dégagée. Nous nous sommes arrêtés avant Québec, à St-Nicolas, pour un café Tim et pour que je prenne le volant. En partant, j'ai bu une première gorgée de mon brun liquide et je me souviens que je l'ai trouvé particulièrement bon. Tout allait bien et nous avions le bonheur près de nous... mais il nous a laissé avant qu'on prenne le pont Pierre Laporte!
À notre arrivée sur la structure suspendue, on nous annonce qu'il y a un «incident» et non un «accident» sur le pont. Pas de problème... il n'y pas beaucoup de circulation. Nous avons ralenti, ralenti jusqu'à s'arrêter près de l'incident... Un camion renversé sur le côté par le vent. On ne trouvait la chose pas trop annormale... Il ventait fort, c'était bien vrai, et sur le pont, il ventait pas mal fort (110 km/h). Mais, lorsqu'on s'est arrêté, nous avons eu un doute. C'est que la voiture bougeait, même arrêtée! Elle ne bougeait pas de côté, comme lorsque le vent frappe une voiture de côté... Non! Elle bougeait de haut en bas. Nous avons vite réalisé que ce n'était pas la voiture qui bougeait mais bel et bien le pont lui-même. Je ressentais la même chose dans mon abdomen que dans les montagnes russes. G positif; G négatif... Les câbles d'acier bougeaient même et balottaient au vent. Je savais bien que nous étions sur un pont SUSPENDU mais comme nos infrastructures québécoises sont en mauvais état, je me suis dit que le pont souffrait peut-être aussi de sous-financement. Lorsque la voie s'est dégagée, je peux-tu vous dire que j'ai pesé sur le champignon!!! Vive la terre ferme!
Remis à peine de nos émotions, moi et ma Bibitte, on descend l'autoroute Henri IV en se réconfortant à l'idée que le pire est passé. Mais c'était sous-estimé Dame Nature qui avait décidé, ce soir-là, de m'en donné pour mon argent. Sur l'autoroute de la Capitale, il se met à neiger. Beaucoup... Je revois dans ma tête l'image satellitaire et la jolie dépression au nord de la Mauricie... Et je savais dès lors qu'elle n'était plus en Mauricie. J'ai bu une autre gorgée de café en me disant que le chemin entre Québec et Saguenay allait être enneigé. Rien de dramatique... Le vent semblait s'être calmé. Nous prennons la 73, direction plein nord, et j'appelle mes parents pour leur dire que je serai un peu retarder à cause de la neige. Puis, la 73 devenant la 175, nous roulons, dans la tourmente de l'hiver québécois, dans la poudrerie qui devient de plus en plus forte à mesure que l'on prend de l'altitude dans les montagnes derrière la Capitale. Arrivé au Relais du Nord, un espèce de relais pour camionneur, dernier restaurant avant le noir complet, un camion de Transports Québec nous fait signe de sa grosse flèche jaune de se stationner au restaurant. «Ça y est, que je me dis, ils ont fermé le parc!» Après avoir parlé avec un camionneur et le responsable de Transports Québec, j'apprends que c'est fermé uniquement pour le transport lourd. Au même moment, un gratte passe. J'ai donc décidé, sans attendre, de partir en suivant la gratte, chose qu'on m'a appris avant même que je conduise, afin de rouler en toute sécurité par temps extrême. Mais, honnêtement, j'aurais dû dormir à Québec!
La gratte roulait à environ 80 km/h et moi, avec ma petite Annette, à 60km/h. La route est devenue de plus en plus enneigée et j'ai finalement dû laissé un camion passer pour qu'il me fasse des traces. La photo montre un moment de ce périple qui nous a pris 1h30 de plus à faire qu'en temps normal. Nous n'avons pas croisé plus de 5 voitures pendant les 200 km.
Jeudi.
C'était ma fête!
Vendredi.
On mange encore comme des gros cochons.
Samedi.
On se rend compte qu'Annette est malade. Problèmes électriques; les lumières du tableau de bord n'allument plus. S'en suit une inspection des fusibles... rien, tout parait beau.
Dimanche.
Je me rends au garage, pour faire vérifier la voiture. On me dit qu'on ne fait pas dans l'électrique le dimanche. Putain! Nous décidons donc de partir plus tôt, afin de rouler de jour et de nous arrêter dans les Cantons de l'est, chez mes beaux parents, pour aller voir notre garagiste lundi matin.
Lundi.
Le garagiste ne peut rien pour la voiture et doit se renseigner avant d'en faire davantage. Il me rappellera, qu'il me dit. Bon, alors, on part pour Mourrial, sous la neige et la poudrerie, encore! Nous sommes sur la 20, la route est sur le bîtume... notre vitesse moyenne est de 110-120 km/h. Arrivé à St-Hyacinthe, nous arrivons sur les lieux d'une sortie de route. Une dame a fait un tête-à-queue avec sa minifourgonnette dans une courbe et est allé atterir dans le terre-plein central. Elle fait des signes mais on ne la distingue pas vraiment à cause de la poudrerie. Mais nous, nous la voyons. Nous arrêtons sur le bord de la route car nous sommes secouristes et que nous avons un cellulaire. La dame en question était là depuis 15 minutes... et personne n'est arrêté pour lui porter secours. PERSONNE! Nous étions les premiers à arrêter et les premiers à avoir appelé les services d'urgence. Je tiens donc ici à faire une petite parenthèse:
(Je trouve personnellement complètement absurde et abérant que pArsonne ne se soit arrêté ou est deigné appeler en passant. Au nombre de cellulaire sur les routes, les camionneurs et tous les autres moyens de communications que nous avons, il me semble que 15 minutes, c'est vraiment mauvais comme délai. Ce temps aurait pû coûter la vie à cette dame et ces deux enfants de 6 mois et 2 ans. Osti de tabarnak, les gens sont vraiment nombrilistes et je trouve ça tellement répugnant comme reflet de notre société. Dégueulasse! Scusez!)
Mais ce n'est pas tout! Savez-vous combien de temps cela a-t-il pris avant de voir apparaître un premier répondant? Devinez? Une heure et demi! La madame et ses enfants sont restés là pendant 1h30 bâtard! J'ai dû rappeler le 911 pour leur demander ce qu'il faisait. La madame du 911 me rétorque qu'il y a beaucoup de sortie de route au même moment. Je lui réponds tout de go que ce n'est pas le towing que j'attends mais un policier ou une ambulance criss. Ou juste un camion du ministère des transports. La route est glacée, nous sommes dans un virage, et ça fait une heure qu'on voit le monde rouler et dérapper devant nous. Une minute plus tard, une ambulance était sur les lieux! Bravo. Heureusement, personne n'a été blessé.
Aujourd'hui, ben, j'ai mal à la tête, c'est certain. L'écrire m'a fait du bien.

mercredi 21 novembre 2007

Je doute!

Parfois, je vire un peu parano dans ma tête. J'ai une imagination fertile, libre de bouillonnement et il arrive parfois que ça monte un peu trop. Je ne parle pas de colère mais d'idées plus ou moins inquiétantes, voir douteuses. En fait, voilà, en peu de mots, ce que je fais: je doute. Je doute dans un café, je doute au travail ou dans le metro, je doute en faisant l'épicerie ou juste avant de m'endormir. Oui. Je doute!
Ces derniers temps, je doute sur les changements climatiques. Je ne vous parlerez pas de recyclage cette fois-ci, ou de compost ou des habitudes maladroites de l'homme. Non... Simplement vous exposer mon imagination, mes images cervicales. Ainsi, en parlant de changements climatiques, je me demande ce que deviendrait le monde si la nature se bouleversait de bout en bout. Bon, je peux vous donner quelques références cinématographiques tels que "Le jour d'après", "Waterworld"ou "Le facteur". Vous verrez probablement dans votre écran plasma intérieur quelques images qui, vous aussi, vous ferons douter...
Bon. Imaginons une ère de glaciation qui débute. Le Québec ensevelli sous... 100 mètres de neige en 4 jours. Tout s'arrête. Les voitures ne servent plus à rien, les camions, les trains et les gros avions. Les pays plus au sud, voyant l'urgence, essaient tant bien que mal de nous apporter de l'aide mais ils sont en même temps au prise avec de gros problèmes d'immigrations... l'exode des gens du nord, fuyant la tempête qui débute.
Au Québec, on compte les morts par centaines. Des gens ensevellis vivant dans leurs maisons ou morts de froid car il fait -45 degrés celsius à l'extérieur. Plusieurs centre de réfugiés deviennent innopérationnels ou pire, disparaissent sous le couvert blanc, écrasant. À Montréal et à Québec, des centaines, des milliers de personnes ont envahis les quelques tours à bureau, fuyant la neige qui s'accumule en montant les étages avec elle.
La tempête s'arrête. Tout est blanc et désert. On distingue vaguement la position du Mont-Royal grâce surtout aux antennes des tours à bureau, juste à côté. On essaie de reprendre le dessus. Quelques hélicoptères et avion à patins tentent de porter secours mais ne trouve que de la neige. Les gens se promènent en ski de fond ou en raquette... Vous tentez de retrouver votre famille. Vous participez à des expéditions de sauvetage pour la simple et unique raison que vous avez survécu et que c'est tout ce qu'il vous reste à faire...
Heureusement, nous n'avons eu que deux centimètres.

mardi 23 octobre 2007

Révélation poubelle

J'étais bien assis sur mon divan hier au dîner et j'écoutais les nouvelles en mangeant un bon grand bol de céréale. Mais mes Rice Kripies ont volés en éclats lorsque je me suis étouffé après avoir entendu la dernière nouvelle sur un ami de lecture, M. Albus Dumbledore lui-même.
En fait, j'ai été informé que le magique personnage de la série Harry Potter, dont je lis présentement les tomes (j'en suis au 5ième), est gai! C'est une révélation canon que nous a fait l'auteure alors qu'elle faisait une lecture publique. Je l'ai trouvé bien bonne celle-là!
Surtout, je m'en moque. Les amours du directeur de Poudlard, ça je m'en fiche un peu. Son orientation également. Il aurait pu être aux poules que ça m'aurait pas fait grand chose. Est-ce que je veux vraiment savoir si le prof Dumbledore a couché avec Rogue ou McConnagall? Mais pourquoi donc révélé cet élément, qui, finalement, ne sert pas du tout à l'histoire. Pour sensibiliser les jeunes? Ouais, ben, dans cet optique, pourquoi ne pas choisir un personnage principal au lieu du directeur dont les histoires amoureuses dans le récit sont... inexistantes!? Et si c'était simplement un coup de marketing?
Ou peut-être simplement que l'auteure a eu une surdose d'imagination?

mardi 11 septembre 2007

Le billet de la rentrée d'Amérique.

Bon! Disons que pour l'instant, Huguette (ou Hugo, c'est selon...) semble tenir le coup. Je peux donc m'adonner à nouveau au plaisir d'écrire sur mon blogue. Comme vous vous en êtes peut-être rendu compte, je n'ai pas écrit beaucoup cet été... Pis? J'en ai profité et vous en avez sûrement fait autant. Je vais donc tenté, là, maintenant, sous vos yeux rivés à votre écran, de faire de cet été rempli un savoureux condensé, un peu comme une soupe en canne dans laquelle on doit ajouter de l'eau...
Le JP d'Amérique. Je tiens ce blogue depuis quelques mois déjà. Je dois admettre que je suis toujours aussi satisfait de mon expérience, bien que ma blonde soit meilleur dans ce domaine... (la satisfaction!) Surtout, j'ai été agréablement surpris de constater qu'on me lise! Je sais que je suis loin d'être un «célibataire urbaine» (est-elle morte ou vivante?) au niveau «je suis un blogueur cool et aimer de beaucoup de gens», ce que je ne recherche pas nécessairement, mais plusieurs personnes m'ont commenté... On m'a dit qu'on était accro., qu'on attendait mon prochain billet avec impatience, à quelques reprises. On m'a aussi dit que j'avais une très belle plûme. Plusieurs se demandaient ce qui se passait depuis quelques semaines et j'ai constaté de visu un bon nombre de mes lecteurs, anonymes, qui ne laissent pas de traces de leur passage.
Je tiens à vous dire merci. Ce blogue est pour moi une expérience bien personnelle et vous la partager me fait sentir comme une fleur en plein milieu du couchant de juillet. Avec les papillons, en plus.
Les vacances d'Amérique.
J'ai eu de superbes vacances. Nous sommes allés dans Charlevoix, au parc des Grands Jardins, dans le but de faire du camping, de relaxer et de faire l'ascension du Mont du lac des Cygnes, qui culmine à 980m. d'altitude. À partir de Montréal, nous avons fait fi des autoroutes! Nous avons pris la 138 jusqu'à Trois-Rivières où nous avons traverser le pont Laviolette, sur lequel je n'étais jamais passé. On a ensuite pris la 132 jusqu'à Québec pour ensuite retourner sur la 138 jusque dans Charlevoix. Je vous conseille d'ailleurs cet itinéraire. Il n'y a pas de trafic, c'est paisible et les paysages valent cent fois ceux de Drummondville, St-Hyacinthe ou le Madrid réunis!
Côté température, nous avons eu le combo moitié-moitié. Mais le soleil fût là aux bons moments et cela nous a permis de découvrir des paysages majestueux, un peu comme si l'Irlande s'était amouraché du Québec, le temps d'une journée ou deux. Comme une image vaut milles mots...
Le long du fleuve

Le Mont Ste-Anne, la tête dans les nuages

St-Urbain et le Mont du lac des Cygnes en arrière-plan

La montagne en question

La vue d'en haut

L'île aux Coudres Et moi, gallopant sur le bord de la route, haha!

Je tiens à remercier ma Bibitte qui a pris autant de cliché que moi! Et je n'oublie pas Annette, la voiture Argentée, qui en a sué un coup!

Le conventum.

J'ai finalement eu un véritable et merveilleux conventum où j'ai pu serrer la main des ennemis de jadis ainsi que des vieux amis d'antan. On aura fait quelque chose de bien avec tout ça, finalement. Sur le plan personnelle, ce fût la soirée des ex. La première personne à arriver après moi (qui était le deuxième) fût Marie-Claude. J'ai eu une histoire d'amour adolescente, tout ce qu'il y a de plus Watatatow, avec elle alors que j'avais 15 et 16 ans. Plus tard, je vis arriver Annie, ma première blonde, en première année, qui m'avait laissé parce que ma mère m'avait obligé à aller magasiner pour des vêtements au lieu de me laisser m'amuser avec cette fille... Au souper, j'étais assis à une table de huit où était assise également Julie, premier grand amour (j'avais 13 ans) et Manon, que j'ai aimé aveuglément mais qui m'a laissé pour un cadet.

Ouais, c'était étrange mais rigolo à la fois. On a eu du fun, on a rit de nos trips d'ado! C'était un peu comme revivre notre bal, dix ans plus tard. Mais, à mon bal, j'étais accompagné de Nathalie, qui avait pris du soleil pendant la journée pour avoir un beau teint bronzé et qui était arrivé au bal rouge comme un homard. À 23h, elle était partie! Mais Nathalie était plus jeune que moi. Elle ne faisait pas partie de cette promotion. Ça aurait été drôle de la voir également, non!?

À la fin de la soirée, mes bons vieux amis me tètent pour sortir au bar où nous allions à l'époque - «envoye!, ils vont tous être là!» - et qui était un pub nommé Le Guinness. Mais en 2007, c'était maintenant un bar lounge nommé Le Bao... et ça ne me disait vraiment rien! Mais comme mes amis sont persévérants... Nous nous sommes finalement rendu au Bao. Et c'est à cet endroit, dans le plus pur des hasards, que j'ai fait la rencontre surprise de Nathalie, la fille qui, il y a dix ans, était ma copine et rouge comme un homard! Plutôt capoté, hein?!

Je dois en parler, de Cédrika

Quel drame! Bon, vous connaissez toute l'histoire. Mais là, le cellulaire à Poirier, c'est beurré épais en svp! Comme je le disais précédemment, ne manque que l'hélico et les commentaires de Denise Bombardier. Et pis, Frank qui a vu un camion rouge dans un stationnement à Mourrial... Bon, peut-être qu'il n'a rien fait, figé par ce qu'il voyait. C'est correct, je peux comprendre, mais au moins deux chiffres de la plaque aurait suffit putain! Et pis la police qui attend un mois avant de donner une description du véhicule et du suspect. Y'a dû en faire du millage, le gars, pendant tout ce temps... pas fort.

Brian Mulroney

J'ai regardé l'entrevue, étant curieux politique professionnel. Mais il y a quelque chose dans cette histoire qui reste nébuleux. Brian a ben beau dire qu'il l'a laissé tombé alors qu'il en avait besoin, il m'a donné l'impression qu'il y avait anguille sous roche!

Les feux de forêts en Grèce

... suivis par des innondations. Faut pas être trop chanceux. La nature ne se contrôle pas comme un gun! Voilà un autre exemple.

La guerre aux talibans en Afghanistan

Sortez-nous de là, calvaire. Allons au Darfour, tant qu'à faire. On serait sûrement plus utiles!

Le 11 septembre 2001

Il y a de cela six ans, près de 3000 personnes sont mortes à cause de 19 personnes. La vie ne tient vraiment qu'à un fil. Et depuis... Ground Zero est toujours vide, l'Irak toujours instable, les talibans courent toujours et Ben Laden fait toujours dans la vidéo amateur.

Bonne journée à tous et à bientôt!

jeudi 5 juillet 2007

Le code de la route

Ce soir, j'ai fait de la voiture. Moi et Anette, la voiture Argentée, nous nous sommes payés deux petites incursions dans les tours, là-bas, au centre-ville. J'en ai vu de toute les sortes...
  • La klaxonnite aigüe: Il existe de ces gens (prononcé gensse) qui pensent, dans la routine de leur temps à eux ainsi que dans la quiétude des autres, qu'il est de bonne augure de klaxonner pour des niaiseries. On voit un piéton sur le coin de la rue, on klaxonne... au cas où... Un bonhomme est dans la voie de droite et va à 30km/h. On klaxonne, on l'injure puis, on change de voie. La pollution par le bruit, ça vous dit quelque chose...
  • L'amputation des flasheurs: Cette opération brève, indolore et très efficace vous permet de ne pas mettre votre clignotant. Il est aussi possible de se faire faire la demie opération... Vous mettrez votre clignotant... mais en tournant.
  • Le mirage des passages piétonniers: T'en qu'à ne pas les respecter, je propose l'abolition. Cela permettrait au piéton de prendre 20 minutes de plus à traverser la rue Beaubien, ce qui leur permettraient de profiter pleinement des joies du soleil et de la chaleur, et les automobilistes n'y verraient aucun changement... La majorité ne les voient pas de toute façon. En passant, lorsque j'étais en Alberta, je n'avais qu'à me présenter au coin de la rue et les voitures s'arrêtaient gentiement.
  • La lumière orange: Je propose l'ajout d'un lumière de couleur orange aux feux de circulation. Pour les taxis surtout...
  • Qui est Pie-IX: On sait tous que c'est un pape... Et pis? Je suggère à la ville de Mourrial d'étendre le circuit Gilles Villeneuve jusqu'à Pie-IX. Cela permettrait au touriste de mieux s'y retrouver lorsqqu'ils vont au GP et pis... Anyway, ça roule aussi vite...
  • STM polluante?!?: Il est conseillé à tous les écolos de prendre le transport en commun du fait que cela produit moins de gazs... mais un autobus qui ronronne à minuit au feu rouge en face de ta fenêtre ouverte, c'est polluant au bruit en osti !!!
  • Centre-ville enrhumé: Ou congestionné. Je propose le retour à grande échelle de la calèche dans tout le centre-ville et interdiction d'y conduire une voiture. Résultat: Encore de la congestion mais à cheval, on se dira que c'est normal de rouler à 10km/h. En ce qui concerne les émissions de gazs à effet de serre, je suis partagé... Il faut calculer le métanne émanant des flatulences des étalons!

J'adore conduire, tout de même...

mercredi 23 mai 2007

Hold up !

Hier, j'ai été témoin d'un hold up. Mon deuxième... À la pharmacie où je travaille. Le premier, je ne l'avais pas vraiment vu. J'étais juste là, entre deux rangées, et j'ai su après que le voleur soit parti. Mais hier, il était devant moi, à 5 ou 6 mètres, avec son foulard monté sur la bouche, en train de mettre le contenu d'une caisse dans un sac de poubelle.
Je l'ai regardé, 2 ou 3 secondes, et mon coeur s'emplissait déjà d'adrénaline. Mes poings se resserraient, mes dents poussaient les unes contres les autres, la rage dans l'émail. Je suis parti à la course vers l'arrière de la pharmacie, dans une longue allée où le voleur aurait eu tout le temps de me voir. L'homme était armé; une balle et j'aurais pu y rester. J'ai appelé le 911... Ils m'ont mis en attente, tabarnak! Pendant 20 secondes, alors que le vol ne faisait que commencer. Les policiers sont arrivés environ 20 secondes trop tard!!!