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mardi 11 septembre 2007

Le billet de la rentrée d'Amérique.

Bon! Disons que pour l'instant, Huguette (ou Hugo, c'est selon...) semble tenir le coup. Je peux donc m'adonner à nouveau au plaisir d'écrire sur mon blogue. Comme vous vous en êtes peut-être rendu compte, je n'ai pas écrit beaucoup cet été... Pis? J'en ai profité et vous en avez sûrement fait autant. Je vais donc tenté, là, maintenant, sous vos yeux rivés à votre écran, de faire de cet été rempli un savoureux condensé, un peu comme une soupe en canne dans laquelle on doit ajouter de l'eau...
Le JP d'Amérique. Je tiens ce blogue depuis quelques mois déjà. Je dois admettre que je suis toujours aussi satisfait de mon expérience, bien que ma blonde soit meilleur dans ce domaine... (la satisfaction!) Surtout, j'ai été agréablement surpris de constater qu'on me lise! Je sais que je suis loin d'être un «célibataire urbaine» (est-elle morte ou vivante?) au niveau «je suis un blogueur cool et aimer de beaucoup de gens», ce que je ne recherche pas nécessairement, mais plusieurs personnes m'ont commenté... On m'a dit qu'on était accro., qu'on attendait mon prochain billet avec impatience, à quelques reprises. On m'a aussi dit que j'avais une très belle plûme. Plusieurs se demandaient ce qui se passait depuis quelques semaines et j'ai constaté de visu un bon nombre de mes lecteurs, anonymes, qui ne laissent pas de traces de leur passage.
Je tiens à vous dire merci. Ce blogue est pour moi une expérience bien personnelle et vous la partager me fait sentir comme une fleur en plein milieu du couchant de juillet. Avec les papillons, en plus.
Les vacances d'Amérique.
J'ai eu de superbes vacances. Nous sommes allés dans Charlevoix, au parc des Grands Jardins, dans le but de faire du camping, de relaxer et de faire l'ascension du Mont du lac des Cygnes, qui culmine à 980m. d'altitude. À partir de Montréal, nous avons fait fi des autoroutes! Nous avons pris la 138 jusqu'à Trois-Rivières où nous avons traverser le pont Laviolette, sur lequel je n'étais jamais passé. On a ensuite pris la 132 jusqu'à Québec pour ensuite retourner sur la 138 jusque dans Charlevoix. Je vous conseille d'ailleurs cet itinéraire. Il n'y a pas de trafic, c'est paisible et les paysages valent cent fois ceux de Drummondville, St-Hyacinthe ou le Madrid réunis!
Côté température, nous avons eu le combo moitié-moitié. Mais le soleil fût là aux bons moments et cela nous a permis de découvrir des paysages majestueux, un peu comme si l'Irlande s'était amouraché du Québec, le temps d'une journée ou deux. Comme une image vaut milles mots...
Le long du fleuve

Le Mont Ste-Anne, la tête dans les nuages

St-Urbain et le Mont du lac des Cygnes en arrière-plan

La montagne en question

La vue d'en haut

L'île aux Coudres Et moi, gallopant sur le bord de la route, haha!

Je tiens à remercier ma Bibitte qui a pris autant de cliché que moi! Et je n'oublie pas Annette, la voiture Argentée, qui en a sué un coup!

Le conventum.

J'ai finalement eu un véritable et merveilleux conventum où j'ai pu serrer la main des ennemis de jadis ainsi que des vieux amis d'antan. On aura fait quelque chose de bien avec tout ça, finalement. Sur le plan personnelle, ce fût la soirée des ex. La première personne à arriver après moi (qui était le deuxième) fût Marie-Claude. J'ai eu une histoire d'amour adolescente, tout ce qu'il y a de plus Watatatow, avec elle alors que j'avais 15 et 16 ans. Plus tard, je vis arriver Annie, ma première blonde, en première année, qui m'avait laissé parce que ma mère m'avait obligé à aller magasiner pour des vêtements au lieu de me laisser m'amuser avec cette fille... Au souper, j'étais assis à une table de huit où était assise également Julie, premier grand amour (j'avais 13 ans) et Manon, que j'ai aimé aveuglément mais qui m'a laissé pour un cadet.

Ouais, c'était étrange mais rigolo à la fois. On a eu du fun, on a rit de nos trips d'ado! C'était un peu comme revivre notre bal, dix ans plus tard. Mais, à mon bal, j'étais accompagné de Nathalie, qui avait pris du soleil pendant la journée pour avoir un beau teint bronzé et qui était arrivé au bal rouge comme un homard. À 23h, elle était partie! Mais Nathalie était plus jeune que moi. Elle ne faisait pas partie de cette promotion. Ça aurait été drôle de la voir également, non!?

À la fin de la soirée, mes bons vieux amis me tètent pour sortir au bar où nous allions à l'époque - «envoye!, ils vont tous être là!» - et qui était un pub nommé Le Guinness. Mais en 2007, c'était maintenant un bar lounge nommé Le Bao... et ça ne me disait vraiment rien! Mais comme mes amis sont persévérants... Nous nous sommes finalement rendu au Bao. Et c'est à cet endroit, dans le plus pur des hasards, que j'ai fait la rencontre surprise de Nathalie, la fille qui, il y a dix ans, était ma copine et rouge comme un homard! Plutôt capoté, hein?!

Je dois en parler, de Cédrika

Quel drame! Bon, vous connaissez toute l'histoire. Mais là, le cellulaire à Poirier, c'est beurré épais en svp! Comme je le disais précédemment, ne manque que l'hélico et les commentaires de Denise Bombardier. Et pis, Frank qui a vu un camion rouge dans un stationnement à Mourrial... Bon, peut-être qu'il n'a rien fait, figé par ce qu'il voyait. C'est correct, je peux comprendre, mais au moins deux chiffres de la plaque aurait suffit putain! Et pis la police qui attend un mois avant de donner une description du véhicule et du suspect. Y'a dû en faire du millage, le gars, pendant tout ce temps... pas fort.

Brian Mulroney

J'ai regardé l'entrevue, étant curieux politique professionnel. Mais il y a quelque chose dans cette histoire qui reste nébuleux. Brian a ben beau dire qu'il l'a laissé tombé alors qu'il en avait besoin, il m'a donné l'impression qu'il y avait anguille sous roche!

Les feux de forêts en Grèce

... suivis par des innondations. Faut pas être trop chanceux. La nature ne se contrôle pas comme un gun! Voilà un autre exemple.

La guerre aux talibans en Afghanistan

Sortez-nous de là, calvaire. Allons au Darfour, tant qu'à faire. On serait sûrement plus utiles!

Le 11 septembre 2001

Il y a de cela six ans, près de 3000 personnes sont mortes à cause de 19 personnes. La vie ne tient vraiment qu'à un fil. Et depuis... Ground Zero est toujours vide, l'Irak toujours instable, les talibans courent toujours et Ben Laden fait toujours dans la vidéo amateur.

Bonne journée à tous et à bientôt!

jeudi 31 mai 2007

Budget et conventum

Chicannes d'ado?
Les nombreux sillages de ma mémoire cervicale me ramènent aujourd'hui au 27 mars dernier. J'affichais un sourire percutant à la vue et à l'écoute des gens autour qui étaient tous surpris de ce qui était arrivé la veille. Estomaqués devant la division des québécois aux dernières élections, on me disait «comment y vont faire runner ça, eux autres?» ou encore «Charest, Boisclair, moé, je les trouve poches fec j'ai pas voté» ou encore, la célèbre «moi, j'ai voté pour Dumont... Le candidat avait le même nom de famille que moé!» Et les journalistes, tous aussi surpris que nous, avaient tous des gros points d'interrogations dans le front en nous disant rien de plus que le fait qu'ils ne savaient pas où ça allait nous mener. Dans les jours qui suivirent cette journée d'élection mémorable, nous avons vu (en tout cas, moi, oui!) cette belle parade des hommes politiques, sourires en coin, avec leur bôoooo veston et leu belle cravate nous dire «ha... et bien... il va faloir trouver une façon de faire fonctionner cette assemblée. Après tout, c'est ce que les québécois veulent...»
Deux mois plus tard, le fameux budget. Le budget Jérôme-Forget, le budget Charest! Et on a tous peur que, finalement, ça ne marchera pas, cette affaire là. Comme si c'était un accident. Prenons les partis un à un. Libéral. Ils nous ont promis des baisses d'impôts que nous n'avons jamais eu. Ils sont allés en élection, s'excusant de ne pas avoir réalisé cette promesse. Puis, coup d'éclat. Le fédéral envoie de l'argent! 900 millions de beaux huards tous neufs. «Mais qu'allons-nous faire avec ce beau trésor, en pleine campagne», s'exclamait sûrement un conseiller de Charest, dans le coin de son salon. Ils choisirent de prendre le tas et de l'utiliser pour ces baisses d'impôts qu'ils n'avaient pû donner. Les québécois se sont méfiés. Ils les ont élus minoritaires. «Nous comprennons le message de la population. Nous seront un gouvernement ouvert!» proclame Charest 1er, le grand homme. Et tous s'exclament devant cette belle morale, cette belle leçon que le Québec à donné à ses politiciens. Et puis, maintenant, l'ouverture prend le bord. «C'est le meilleur budget du Québec», s'illumine Monique, la ministre.
Action Démocratique. Vous le savez. Je ne suis pas un adéquiste. Leurs idées ne me correspondent pas. C'est clair et y'a rien à ajouter. Mais en tant qu'observateur, Dumont à mener, à mon sens, une excellente campagne. Ce gars-là a l'air «groundé»... L'est-il? Qui peut le savoir. Accomodements raisonnables, personnes âgées, classe moyenne, de gros thèmes simples auxquels une majorité de québécois pensent beaucoup. Il a profité de l'impopularité de Boisclair et de la mauvaise campagne de Charest. Le soir du scrutin, on nous dit, plein de fierté, «nous formerons une opposition forte et nous ferons ce qu'il faut pour faire fonctionner cette assemblée». Du moins, c'est ce que ça voulait dire. Deux mois plus tard, le budget. Il n'est même pas encore déposé que l'opposition nous dit qu'ils voteront contre! Les libéraux, forts de leur nouveau capital from Ottawa, tel que prévu, annoncent des baisses d'impôts pour la classe moyenne, la préférée de Mario. Mais non. Ils sont l'opposition. Ils voteront contre. Ils nous donnent leu tites raisons... «Il faut mettre l'argent sur la dette», que M. Taillon nous dit, l'air paternel.
Parti Québécois. Le petit parti, assis présentement au fond de l'assemblée nationnale. Boisclair décide de rester à la tête du parti, malgré son impopularité et la défaite. La main sur le coeur devant quelques partisans, il nous dit le soir du 26 mars «nous allons être une opposition forte et une balance du pouvoir responsable». Mais bon, le parti continue de se chicaner même si l'élection est terminée (ils sont acharnés et perspicaces, que voulez-vous) et Boisclair s'en va pour laisser la place à Pauline. Et le PQ, qui faisait la morale aux libéraux sur leur oubli de baisser les impôts, n'en veut plus, finalement. «Non, non, on préfère que l'argent soit investis en santé et en éducation», chante haut et fort M. Gendron, doyen.
Mon avis. Les libéraux savaient que les baisses d'impôts qu'ils avaient promis étaient leur talon d'Achille. Dans ce contexte minoritaire, ils savent qu'ils ne peuvent commettre un autre «oubli». Ils se disent surtout que ça bouche l'ADQ, puisque c'est pour la classe moyenne et qu'ils voteront contre parce qu'ils sont l'opposition. Libéraux 1, ADQ 0, qu'ils se disent. L'ADQ se dit qu'il faut voter contre pour montrer, d'abord, qu'ils sont une bonne opposition et non pas un club de scout rookie qui vient de débarquer en politique. Ils veulent paraître compétents. D'un autre côté, ils se disent qu'avec un peu de chance, si le budget n'est pas adopté, ils pourront tapper sur la tête des libéraux parce qu'ils n'auront toujours pas donné leurs fameuses baisses d'impôts. Ils se disent ADQ 1, Libéral 0. Le PQ se fait surprendre par son chef qui démissionne. Il en est tout autant lorsqu'ils se rendent compte que ce sera Pauline, et pas Duceppe, qui le remplacera parce que Pauline est vraiment très populaire selon le dernier sondage. Le PQ, voyant la popularité de sa future chef, se disent qu'au mieux, ils pourront négocier quelques clauses péquistes aux libéraux ou que sinon, au pire, il déclenchent une élection, en prenant bien soin de dire que c'est de la faute au libéraux, ce qui n'est pas totalement faux ni vrai, et que Pauline aurait des chances de refaire surgir du noir le PQ. Ils croient: PQ 1, Libéral 0.
Je vous prédis, dans le contexte actuel, une élection cet été. Parce que tous pensent qu'ils peuvent en profiter. Le pointage, selon moi, est Libéral 0, PQ 0 et ADQ 0. Pourquoi...? Parce qu'ils devaient nous donner un gouvernement stable et que ça ne s'est pas produit encore. Ça fait deux mois qu'on se renvoie la balle sans arrêt. La politique québécoise pue de plus en plus. Cela devait être une formidable leçon d'humilité pour tous les partis. Il n'en est rien. En bon français, je serais tenter de croire qu'ils s'organisent pour se faire haïr toute la gang!
Qu'est-ce qu'il faudra faire pour faire comprendre à nos politiciens qu'on en a jusqu'on sait où de leurs petits jeux qui dégoûtent? Je propose une solution risquée mais bon, qui n'essaie rien n'a rien. Même une nation entière. Je propose que s'il y a des élections cet été, on aille voter tous. Ça nous prendrait un taux de participation record, genre! Et on annule tous nos votes. J'entends déjà: «utopiste, rêveur, grand parleur, petit faiseur, anarchiste ou nické de la tête!» Et bien oui, je persiste et signe. Imaginons seulement qu'une majorité de votes ait été annulée à ce scrutin. Un message qui dit: nous sommes allés voté, parce que c'est important et, du même coup, nous vous disons que ce n'est pas pour ça que nous voulons voter. Ça serait simple et efficace. Enfin, qu'en pensez-vous?
Conventum de Dom...
Le comité a maintenant une vitrine sur le web. Le lien est à droite. C'est une excellente idée qu'ils ont eu car ils pourront ainsi répondre à certaines questions des «élèves» de 1997. Pour ma part, une question s'est posée... Devrais-je inviter ma conjointe? J'en ai discuté avec elle et elle désirait y être. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser à mon bal, en 1997, alors que Nathalie, ma copine de l'époque, m'avait accompagné. Pendant cette journée du bal, elle désirait être coquette alors, elle s'est fait bronzer un peu en après-midi. Arrivée au bal, elle avait l'air d'un homard, pauvre elle. J'ai dû m'occuper d'elle pendant une partie de la soirée puis elle est finalement partie à 11h15 je crois. Bref, je voulais qu'elle soit là. Je l'aimais après tout et même beaucoup... mais ma soirée a été un peu monotone pour cette raison. Mais elle n'a rien gâché, je tiens à le dire.
Après mûres réflexions, j'ai dit à ma Bibitte que je préférais qu'elle ne vienne pas. Ce n'est surtout pas parce que je veux me retapper mon ex qui y sera ou pour frencher avec n'importe qui toute la soirée. Je veux juste être libre, m'occuper uniquement de ma personne pendant cette soirée. Je crois qu'elle a compris, même si elle est déçue. J'admire sa compréhension. Après tout, sans avoir de grosses attentes, j'ai envie de faire tout un party et cette occasion sera la seule pour revoir tout ce monde.

mercredi 25 avril 2007

Deux ennemis, deux amis.

Dans une toute nouvelle série de billets, je vous raconte quelques souvenirs du secondaire, question de souligner le conventum de mon ancienne polyvalente.
En arrivant en secondaire 4, je considérais que je devais remonter la pente au plan académique. Ma situation n'était pas jojo... ma moyenne était passée de 85% à 72%. J'étais, à l'époque, dans les dernières vagues de ma crise d'adolescence, qui s'éternisait depuis plus d'un an. J'étais résolu à changer les choses. Évidemment, ma déception (et celle, encore plus grande, de ma mère) la plus importante fût celle d'avoir été refusé en math forte. Comme prix de consolation, j'avais cependant réussis à me placer dans un cours d'anglais fort.
Ce cours fût d'abord extrêmement pénible. Particulièrement chiant, en fait. Pour la simple et unique raison que tous les cons de la ville s'y étaient retrouvés. Tout était en place pour une année d'enfer, je me souviens bien. D'abord, cette gang de gars, une dizaine environ, qui se payait la tête des quelques intellos du groupe (j'avais énormément de difficultés à me départir de cette image... mes notes étaient inférieurs à la majorité de ces gars et pis, putain, je me sentais pas comme ça, le nez planté dans mes livres). Ils se payaient même la tête du prof. Ils ont dû le remplacer et le remplaçant, lui, a fait un burnout! En plus, les quelques étudiants, victimes d'insultes, de mauvaises blagues, de recevoir des boules de papiers, étaient placés dans la première rangée de la classe, placée en ordre alphabétique. Puis, il y avait ces filles qui riaient souvent avec les gars, complices.
Un des gars était particulièrement direct. Il ne se gênait pas pour invectivé n'importe qui et il n'était pas rare qu'il envoie pêtre quelqu'un en plein milieu d'un cours, brisant le silence d'une théorie anglophone peu dynamique. Acerbe, il était ZE guitariste du band de l'école et il jouait à la vedette rock, à l'image des membres du groupe Metallica, sauf que c'était à plus petite échelle, évidemment. C'était le gars que les filles aimaient bien mais qui ne lui disaient jamais, éffrayées par l'image rebelle qu'il se donnait, probablement.
Un jour, le gars, appelons-le Tabasco Ranch, tiens... il se reconnaîtra!!! Toujours est-il qu'un jour, Tabasco Ranch, roi du monde et dieu du heavy metal, décide un jour de faire une autre de ses conneries monumentales. Je ne me souviens pas de ce qu'il avait fait mais il s'est ramassé derrière mon pupitre, le prof voulant avoir un oeil de plus sur lui. Ça a duré quelques jours comme ça, alors que j'étais exténué de l'entendre dire ses bêtises derrière moi. Je dois cependant admettre que lorsque ces conneries n'étaient pas dirigées contre moi, je riais en coin, surtout content de passer mon tour! Après une autre performance douteuse, le prof le fit déménager devant moi, au pupitre qui était le seul de sa rangée; il était devant tout le monde quoi. «Voilà, me disais-je, je vais maintenant le voir en plus de l'entendre!» Mais, la vie de polyvalente comporte son lot de surprises...
Tabasco Ranch a continué un petit bout de temps à niaiser, de loin, de son coin de punition. Puis, vînt une période de bouderie. Pendant quelques jours, il tenta, en vain, d'attirer la sympathie du prof afin de retourner voir ses copains en restant calme et feignant d'être un élève modèle. Voyant donc que sa stratégie ne fonctionnait pas et sentant toujours le désir de dire des stupidités, il y eût en lui une espèce de tempête cervicale, une réflexion atmosphérique et énigmatique `dans laquelle il était parti à la recherche d'une piste de solution intelligente et sournoise. En fait, je ne sais trop ce qui s'est passé à cette époque dans les entrailles nébuleuses et heavy métal de Tabasco Ranch mais arriva le jour où il créa un paradoxe, celui de l'ennemi ami...
En l'espace de quelques jours, le prof de notre cours d'anglais se mit sûrement à douter un peu. Avait-il fait le bon choix d'envoyer Tabasco devant moi, la victime qui maintenant, se retrouvait à dire des conneries avec son nouvel ami! Car oui, je l'admets, je suis tombé dans le beau panneau fluorescent de Tabasco Ranch, rock star bien connue de l'école, et nous avons réinventé le monde ce jour là, quand nous nous sommes mis à faire les cons, ensembles. Nous n'avons jamais, à ma connaissance, insulté qui que ce soit que ne le méritait pas, nos conneries étant plus dans le domaine de «je niaise avec toi, les autres on s'en câliss»... Tabasco Ranch et moi sommes devenus amis en peu de temps et cette amitié, je sentais, était saine. Tabasco essuyait dès lors les paroles irrespectueuses des autres gars, se moquant désormais de lui à cause de moi. À la deuxième occasion, Tabasco s'est levé pendant le cours, en plein milieu d'une explication du prof, et à celui qui l'agacait parce qu'il niaisait avec moi, il a lancé: «go shit, tabarnak...» en le pointant du doigt.
Dès lors, je n'ai plus été la cible des insultes de ces gars. Tabasco a continué de niaiser avec eux autres, de son coin, et a également continué de dire des conneries avec moi. Et encore aujourd'hui, moi et Tabasco Ranch, roi du rock et ami inestimable, sommes encore en train de raconter des stupidités sur plein de choses. Nous avons découvert ce que nous étions, sans se soucier de ce que les autres en pensaient, sans se fier à notre première impression. Pour ce qui est des autres gars, je ne leur en veux pas. Car on est tous cons un peu, surtout à cette époque. Et puis, j'ai bien dit que tous les cons de la ville s'y étaient retrouvés. Je vous ferez remarqué que moi aussi, j'étais du lot!

mercredi 21 mars 2007

Le conventum 1997-2007 de l'École Polyvalente Dominique Racine de Saguenay

On était là, un soir et on parlait de souvenirs du secondaire, des souvenirs de dix ans. Nous étions 4 gars, 4 vieux copains, et on est finalement tombé sur le sujet du conventum. C'était, il y a un mois environ, au Plan B, sur Mont-Royal. Mais personne de nous quatre était au courant. Quelques jours plus tard, je suis au travail et me voilà pris de l'envie de me pogné le beigne, pour quelques instants. Je vais donc consulter Google sur l'ordi du boss, bien assis dans sa chaise.
Je cherche... J'essaie tous les mots inimaginables pour trouver quelque chose et j'arrive finalement, au bout de dix minutes, sur un site où m'apparait la photo de... Simon Lespérance! Il est en physique. Et il se pose les mêmes questions, sans y répondre plus que moi. Étourdi par un regain d'énergie léger, je consulte le site de l'école, jumelé depuis quelques temps avec Lafontaine, ce qui nous amène ... Je constate qu'on parle de 2005!!! Quoi? Mais amenez-moi Super D pour régler la chose! Frustré par cette ressource, honteux d'avoir étudier dans une polyvalente qui ne tient pas à jour son site, castré dans ma quête de connaissances, je ferme la fenêtre et retourne à mes pilules.
Mais l'idée de n'avoir rien trouvé, inlassable et impitoyable, m'accable sans relâche alors que je ferme une caisse, au comptoir des prescriptions, le labo quoi. Déboussolé, incapable de me résoudre à n'avoir rien fait, je me mets à douter. Et si je provocais quelque chose? Fier comme un coq, le torse bombé, je retourne à l'ordi du boss, et consulte le site de la commission scolaire. Ne trouvant pas l'information que je veux, si minime soit-elle, je me décide à écrire au directeur du secondaire 5 à la poly, M. Dany Vaillancourt.
Je lui écrit que je veux avoir de l'information sur le conventum 1997-2007. Je me permets aussi une petite critique constructive sur leur site, lui écrivant que je comprennais le manque de ressource humaine mais lui suggérant de le faire faire par les étudiants, dont certains ont sûrement les connaissances et j'écris à propos du sentiment d'appartenance de l'école et tout le bla bla bla... Bref, je beurre, pour avoir une bonne rôtie! Et je laisse le tout aller, dans les limbes du temps et de l'existence humaine.
Deux jours plus tard, voilà qu'il me répond et me donne une réponse telle que je l'avait demandée, claire. Il n'y aura pas de conventum 2007 et le site est en construction... (depuis deux ans... what?) C'est tout. Déçu, j'envoie le courriel à ceux que je connais et qui ont fréquenté l'école en même temps que moi. Et l'histoire était terminée.
Et bien non. Il y a quelques jours, les choses se sont comme prisent en main d'elles-mêmes. Je suis content de me rendre compte qu'après onze ans, des membres de l'équipe d'impro dont je faisais partie, Les Puise-Arts, commencent à brasser les affaires. Il y a onze ans, déçus d'avoir perdu la ligue pour laquelle ils jouaient, ces joueurs ont relevés leurs manches et ont repris le flambeau de cette ligue, en l'amenant dans cette école au lieu du cégep. Et ça avait marché!
Un adresse courriel a été créer, mais elle n'a pas été créer par le comité, celui de l'album, celui qui nous dit qu'ils nous retracera. Mais ces informations pourront être transmises... Écrivez vos coordonnés à conventum2007pdr@hotmail.com . Cela ne vous engage à rien. Personnellement, je ne peux pas affirmer que je m'implique à fond dans ce projet mais je peux aider. Alors, consultez mon blogue, il y aura toujours une fenêtre sur le conventum et tous pourront s'y référer. On verra comment iront les choses. J'essaierai de me tenir au courant.
Je ne suis pas un nostalgique... Je me fous un peu de rencontrer TOUS les étudiants de Dom avec qui j'étais... après tout, j'étais loin d'être considéré comme le plus hot dans mes cours. C'est certain cependant que j'aimerais bien revoir quelques vieux copains et copines... À cette époque, nous avions des rêves dont certains étudiants actuels partagent les principes. On avait pas nécessairement la plus belle des écoles mais souvenez-vous... Sans être fier et d'avoir le sentiment d'appartenance à tout casser pour Dom, je crois qu'on peut être tous et chacun fier de nos réalisations, de nos accomplissements pendant ces dix dernières années. Ça pourrait être tout un party! Et pis, qui veut savoir si la plus belle de l'école l'est toujours? Si Marie-Claude Simard et Robin Bomont sortent encore ensemble?
Je sais que non!