Aucun message portant le libellé Délires et autres épices. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Délires et autres épices. Afficher tous les messages

mercredi 14 avril 2010

Des chiffres et de lettres

Je me force. De toutes mes forces! J'ai pris un café. Je l'ai réchauffé. La paresse... J'étais en train de jouer avec les chiffres quand les lettres m'ont soudainement manquées. J'ai senti. Mon chien aussi. Là, il me regarde, à côté de sa chouchou, la balle de tennis. Peut-être essaie-t-il de me lancer une balle? Peut-être qu'il veut que se soit moi qui lui la lance aussi. Ça serait même plausible...
Je bifurque, je me tasse avec ma tasse. Je reviens. Je néglige. La paresse "bis"!
Alors, c'est ça la trentaine!
Tiens, le chat sort du sac...
Non mais pareil, c'est pas le grand questionnement. Juste une divagation ponctuelle d'un moment de roche. M'étaler un peu, au milieu des papiers pour faire les impôts. Oui, je sais ce que je gagne, ce que l'on gagne, ce que je peux bien valoir. Myriade de lignes aux décimales de pécule sur une table qui ne vaut rien... Y'a-t-il une ligne pour déclarer mon temps? Le temps passé à calculer, à me fatiguer, à m'endolorir... Ce temps perdu dans le tombeau des minutes précieuses... Celui qui ne reviendra pas me donner ce weekend tant attendu avec Nicolas, les amis et tous les autres.
Prendre le temps, c'est un art. Y performer, c'est rare, à mon sens. Et garder une constance... Mais prendre le temps, ça me fait réaliser des choses. Et ça, ça me rend fier. Et ça, c'est bon pour mon estime. Et ça, c'est bon pour mon plaisir, mon bonheur de vivre à tous les jours. Voilà ce qu'aucune matinée devant la télé aurait pu me procurer.
Fini les impôts! Fini les mots! Je dois prendre le temps de manger...

vendredi 13 février 2009

Rabat-joie

Je suis de ceux qu'on dit qu'ils sont «bonasses ». Dans le dictionnaire, on dit: qui est faible, d'une bonté excessive par simplicité d'esprit, par peur des conflits (Le petit Bob). Les gens me lancent ces mots avec un ton si léger... S'ils avaient conscience de ce qu'ils disent, le ton serait au moins différent. Je ne crois pas que tous savent qu'ils me traitent de faible!!! :P
Après tout, bonasse ne peut pas être un atout? On dit «bonté excessive»... et moi je dis pourquoi pas. Qu'on me traite de rabat-joie de vouloir le bonheur de tous, je trouve qu'être contre, c'est du pessimisme excessif et être malasse, si vous voyez ce que je veux dire. Comment peut-on souffrir de bonté excessive dans un monde comme le nôtre? Je vous le dit avec toute mon humilité d'homme bonasse qui a peur des conflits, on pourrait presque dire que les «bonasses» sont des héros!!! Ils veulent changer le monde avec leur pouvoir d'être trop fin... Mais bon... revenons à la réalité... un bonasse, ce n'est pas un héro, loin de là...
...Bon...
Trop bon...
La suite... et bien... La définition continue par «simplicité d'esprit, par peur des conflits».
Monsieur le JP d'Amérique, je m'excuse de vous dérangez, vous êtes coupable d'être trop bon. Le petit Bob dit que ça vous rend simple d'esprit alors, vous êtes condamnés mon vieux. On va devoir vous incarcérer afin de ne pas être exposé au danger de votre trop de bonté... Et qu'on lui donne une couverture de plus également, pour la pitié de tous...
Heu... j'aime pas les conflits... heu... quoi?... je m'excuse? (le point d'interrogation est important, n'oubliez pas de le lire!)
Moi, la chicane, ça m'énarve. Je me sens tout croche quand je me chicane. Ça me fait chier, j'aime pas ça. Je suis fait de même. J'arrive à dire mon opinion pis à avoir mes limites, peut-être plus molles que celle des autres, mais ça ne regarde que moi, après tout. Je suis bonasse, ça me fait une belle jambe, quand on veut avoir la belle vie devant soi. Bah... je fais pas dans la dentelle. Je crée des conflits quand même! Oui, oui. Malgré ma volonté parfois. Je fuis le conflit, qu'on me tue, devrais-je peut-être dire? Mais je devrais me réconforter dans les jours gris parce qu'on m'a dit que j'étais bonasse!!!....
malasse: (adj.) Qui est faible, d'une rage excessive par simplicité d'esprit, par envie des conflits. (Le p'tit moi)
On n'a pas toujours le contrôle de sa destiné. Moi, je suis bonasse...

dimanche 11 janvier 2009

Bouillie médiatique

Bon, je ne sais pas pour vous mais l'histoire du Bye Bye 2008/09, je trouve ça complètement ridicule. Je l'ai écouté le Bye Bye et j'ai trouvé ça drôle, en somme.
D'abord, qu'est-ce qu'on souhaite? Je veux dire, quelles sont nos attentes face à ce show? Rire? Se divertir?
Ou qu'on y parle des enjeux majeurs de notre société et qu'on en parle sérieusement? Parce qu'il faut comprendre qu'un Bye Bye, c'est pas un documentaire sur le racisme, sur Obama ou sur les deux solitudes. C'est un show pour faire rire, pour déconner quoi, donner un punch final à la télé au jour de l'an. C'est tout.
Y'a seulement au Québec où on peut faire un débat de cet empleur pour un show de télé... Règlons tout de suite le cas des commentaires de Mercier «le gros cave»... Moi, je me suis bidonné! Quand il a parlé des anglos, il a dit tout haut ce que d'autres ont dit tout haut de l'autre côté lorsqu'ils ont vu le Bloc faire front commun avec les libéraux et les néo-démocrates. Souverainistes ou non, nous sommes deux peuples. Pas un, deux! Ce n'était qu'une manifestation de plus de cet évidence. J'ai trouvé qu'il marchait sur des oeufs de le dire à la télé nationnale canadienne mais bon, j'ai trouvé ça légal. Des propos souverainistes, il y en a souvent à TLMP et ça dérange personne... Et puis Don Cherry n,a pas fait de conférence de presse pour s'excuser! En ce qui concerne le manager de notre star mondiale, je ne dirai rien... Ça ne vaut pas la peine. Côté Obama, je l'avais «catché» moi, le double sens. On riait de Denis Lévesques... pas du président élu... miné! Que voulez-vous, Denis Lévesques, c'est comme Jean Chrétien. Personne l'aimait mais beaucoup ont voté pour lui. Je ne suis pas un intellectuel nécessairement mais son show, scusez, c'est de la boullie. Il fait de l'excellente bouillie. Je le félicite. Il est bon... c'est vrai!... pour faire de la bouillie. Son entrevue avec McCartney, c'était de la bouillie! Vous êtes libre d'aimer la bouillie, vous savez! Et puis, Nathalie, c'est deux choses. D'une part, de la part de Véro, c'était un conflit d'intérêt. Ça aurait pris de la retenue. Mais si cela avait été RBO les animateurs, ou d'autres... Je pense qu'on aurait du en parler, de sa pseudo-fuite dans le sud.
Est-ce que nous n'assistons pas plutôt à la guerre des «canals»... Moi, c'est ce que je pense. Les médias sont tannés de parler du drame de Saguenay... Y'avait pas d'autres mauvaises nouvelles à raconter!!!
Je le remarque souvent, vous savez. Mais nous avons un «star système de l'information» pour 7 millions de personnes. À un moment donné, ils n'ont rien à nous dire. Parce que les bonnes nouvelles de paient pas. On le sait...

mardi 16 décembre 2008

Parapapapam

L'avez-vous senti?
Je l'ai pourtant entendu, hier, dans les arbres qui tapochaient sur mes fenêtres avec le vent.
Je l'ai vu mettre sa tuque, sa canne et son écharpe en criant à tue-tête qu'y fait frette dehors.
Je l'ai vu danser sous de gros flocons blancs, là, au milieu de la rue et tournoyer sur la glace du trottoir d'en face.
Je le sais. J'étais là! De qui je parle, je parle du temps des fêtes!!!
Ça ne me sert à rien de faire l'innocent, j'ai été piqué, comme bon nombre d'entre vous, et je me suis laissé aller un peu au son de la musique du canal 544 d'illicaca... Galaxie TradionalHoliday (écrit comme ça sur ma tivi). Quoi de plus merveilleux que de manger un bon pâté avec des chandelles, un sapin et le petit bonhomme au tambour. Je vous dis, j'en ai encore des frissons!!!
Moi et ma Bibitte sommes allés nous acheté un premier arbre de Noël. Notre sapin est majoritairement écologique. Sapin naturel, lumières DEL... Je vais me rappeler longtemps ce premier arbre de Noël que j'ai monté sur la voiture avec des cordes jaunes, comme on faisait avec le canot moi et mon père, quand j'étais kid. Enfin... On était bien content!!!
Côté cadeau, c'est la catastrophe, comme d'habitude. Je suis un gars = je suis à la dernière minute. Et je travaille en fin de semaine... Heu... Chu tu dans 'a marde moi là??? (silence dû à l'état de choc...)
Comme on dit, « il y a des choses qui ne s'achètent pas et pour le reste, il y a Maspleure Card!» Mais, je n'ai pas de cartes de crédit. Avoir une carte me permettrait-il de m'acheter du temps? Du temps pour payer, oui, mais du temps pour dépenser?
Aller, défoulez-vous un peu! Êtes-vous blasé? En avez-vous jusque là des tuques à ponpons? Manquez-vous d'argent? Mangez-vous bien? Est-ce le bonheur ou vous le soupçonnez d'être emballer jusqu'au 25?

vendredi 28 novembre 2008

«Pas un party... un SOUPER de Noël!»

Faites jouer de la musique (James Brown, tiens!) et sortez votre plus belle chemise, ce soir, c'est mon party de Noël avec mes nouveaux confrères et consoeurs de travail...
I feel nice...
Like sugar and spice
So Nice... So nice... I got you
Vous me direz «so what» et c'est probablement le genre de commentaire que je fais lorsque mes amis m'annoncent ce genre de grandes nouvelles avec leurs trompettes. Parce que trop souvent, un party de Noël, c'est une excuse. Après tout, avec chaque party de Noël vient l'histoire de l'autre. Une année, un gars avait fait le cave en faisant des niaiseries pendant que l'employée-qui-avait-fait-l'audition-à-Star-Académie chantait à grande haleine au karaoké. Une autre fois, c'était «bar open»... Sur 40, 2 sont partis en ambulance, dont mon coloc de l'époque. Sans parler de la «super women» qui parlait au cellulaire en dansant un slow avec... moi! J'en ai parlé ici. Ou encore le chumy qui ne pouvait plus s'empêcher d'ouvrir les yeux et de se vôtrer littéralement et pendant des heures dans le décolleté envoûtant de l'autre, remarquable après tout, je l'admets bien( ça, j'en ai parlé ici)... By the way, et c'est le plus drôle de la chose, je suis tombé en amour avec ma Bibitte un soir de party de Noël... Nous n'avons que très peu fait parler de nous; l'histoire du «bar open» battait son plein. Au travail, c'est souvent politique!
En fait, je dois l'admettre, j'adore les party de Noël. Je devrais me sentir honteux. Parce que ce n'est pas pour les bonnes raisons. En fait, je sais pas mais on dirait que c'est le moment de l'année où j'aime ça rire du monde!
Bon, bon... ne soyez pas offusqués! Je ne suis pas méchant... je suis casse un peu, c'est tout. Toujours est-il que je préfère y être que ne pas y être...
Alors, qu'arrivera-t-il ce soir? Pour peu que je sache, on m'a dit que la soirée n'allait pas être trop wouhouhou... Que devrais-je faire?
Foutre le bordel! Prendre mon trou! Jouer les gentlemens! Saouler mon patron! Faire le ti JParfait! Partir le premier! Partir le dernier! Sortir après! J'ai bien hâte de connaître vos réponses...

mercredi 26 novembre 2008

L'hiver au doux doigté

Le soir...
Pauvre et jaune dans le gris de l'hiver au doux doigté qui s'étire vers moi, me fait sentir frais,
Indistint
Dans les jours de novembre.
C'est comme ça. Y'a rien à comprendre.
Je n'y peux rien, je suis humain ça c'est certain.
Mais dans le soupir de mon respire qui s'attire vers toi.
S'échappe ou m'attrape, je ne sais plus vraiment
Un sourire et un mirage rare et rouge...
Y'a ton nez qui va se pointer
Là dans l'embrassure de la porte.
Je te regarderai mettre ton pyjama
En murmurant sur les flocons du froid
Inconscient du parfum floral
D'un printemps d'automne.
Et encore...

mardi 11 novembre 2008

Brève sur la campagne électorale

TVA récidive une autre fois avec l'Autobus TVA et le chef de leur parti, Jean Lapierre. Quelle idée, vraiment! Prendre un chroniqueur politique, le foutre dans un autobus comme les autres, et aller serrer des mains dans les centres d'achats. Je serais curieux de voir combien de voix il obtiendrait s'il avait son nom sur les bulletins de vote. Je suis convaincu qu'il y en aurait qui, confu, voterait pour lui en pensant que c'est un politicien véritable.
Remarquez comme l'image avec l'hélico est... puissante!

vendredi 18 juillet 2008

Manipulation féline...

Il était environ 22h23 lorsque j'ai quitté mon travail, hier soir, dans la nuit humide à l'horizon sombre et orangé foncé. J'avais 7 minutes à moi, 7, calculée préalablement pour mon moment de solitude quotidien. Enfilant ma musique sur mes oreilles, je déambulé dans les rues de mon quartier vers mon nouveau chez-moi. Après déjà 1 minute, je sentais le parfum inquietant d'une moufette lointaine; j'étais à la fin de la nappe de parfum, là où ça pue finalement.
Imitant mon chanteur favoris dans le silence noir, j'ai eu la peur de ma vie lorsque j'ai apperçu un jeune chat noir et blanc venir gambader à mes pieds.
«P'tit casse de bain!!!», lui-ai-je dit, tout bêtement, en continuant ma route.
Je m'étais remis à peine dans ma chanson qu'il arriva à mes pieds une autre fois, me faisant inévitablement sursauté à nouveau. J'avais donc affaire à un petit chat sournois et manipulateur, me miaulant près des chaussures d'un air pauvre et triste.
«Arrête de faire ça et retourne à tes poubelles, jeune blanc bec!»
J'arrivais au coin de la rue et la musique était belle lorsque monsieur le chat espiègle me passa une autre fois entre les jambes; l'odeur de moufette était toujours perceptible! J'ai enlevé mes écouteurs. J'étais à deux minutes de chez moi et j'étais là, dans une rue vide près du dépanneur du coin, en train de converser avec un chat rusé!
J'ai continué ma route en ne le lâchant pas des yeux et il répéta son manège deux autres fois, l'air triste et pitoyable. Arrivé à la maison, j'ai monté les escaliers, me disant qu'il devait lui rester un restant de gêne ou quelque chose d'animale s'apparentant à ce trait de personnalité... mais c'était sous-estimé ce petit coquin.
J'entre en vitesse à la maison, laissant la tache gémir sur la dale de béton au bas des marches. Je raconte brièvement l'histoire à ma blonde qui comme moi, se laisse attendrir, avant même de l'avoir vu. Nous sortons à l'extérieur... Le chat était sur le balcon; il n'était pas gêné finalement. Ma blonde le flatte, le cajole un peu. Elle est allergique et donc, il est clair que nous n'aurons pas ce chat sans collier dans notre appartement, oh non! Après quelques instants, nous réussissons à retourner dans l'appartement sans qu'il nous suive, alors qu'il se frotte sur le garde du balcon.
Cinq minutes plus tard, nous l'avions oublié.
Dix minutes plus tard, nous entendions toujours des miaulements provenant de la porte d'entrée. Nous osons regarder... mais le chat n'était pas là. Nous l'entendions tout de même et alors, nous le voyons sur le toit du balcon d'en bas. Le bonhomme a sauté et... pauvre petit, il était prisonnier des airs et ne pouvait plus redescendre. On s'organise. Nous sommes allés sur l'autre balcon, derrière, qui est à un mètre du toit en question. Le chat semblait affolé un peu et semblait chercher une voix de sortie. À l'aide d'une planche, je lui ai fait une passerelle mais, rien à faire, il ne me trust pas! Au dessus du petit toit, nous avons une fenêtre. Je m'y suis présenté, le chat me regarde et miaule sans cesse. Et tout d'un coup, il saute vers la fenêtre.
«Il n'est aucunement question qu'un chat, si beau soit-il, puisse entrer dans mon appartement tout beau tout neuf avec ses poils de merde et ses redoutantes griffes.»
Je ferme le moustiquaire et le chat se retrouve sur le cadre de la fenêtre, en équilibre, dehors. Il était jeune, un an max, et tentait de rester percher sur le cadre en titubant et miaulant. Voilà! Je n'avais pas le choix. Je devais le prendre, le faire entrer dans mon appartement pour le faire ressortir sur le balcon arrière, juste à côté. Piler sur mon orgueuil et le faire voir l'espace de deux secondes ce à quoi ressemblait la demeure où il souhaitait passer la nuit me fît suer... mais bon, ce n'était que deux secondes pour sauver un chat.
Je l'ai donc amené sur le balcon et nous l'avons reconforté un peu... le sacrement! Parce qu'au moment d'entrer à nouveau dans l'appartement, le chat lui, il avait déjà vu et, pas cave, il trouvait ça pas pire pantoute!!! Alors, il nous a passé entre les jambe et est allé reconnaître les lieux lui-même. Nous l'avons poursuivi quelques instants et l'avons repris dans la chambre d'amis... Il n'y a que dans le salon où il n'est pas allé! Nous l'avons laissé dehors, victime d'une bête d'une livre, et nous sommes retournés au salon, indifférent au miaulements excessifs de Monsieur Ritalin! Nous l'avons revu plus tard sur le terrain, en bas, en train de faire de l'exploration.
Ce matin, en me levant, je vais voir au balcon arrière pour voir si notre ami est toujours repu sur une chaise en train de se lécher... non. Hourra, me dis-je, amer sans le savoir. Parce qu'il est revenu un peu plus tard gémir à nouveau.
«Peut-être est-il coincé dans la cour arrière, entourée d'une clôture?»
Nous reprenons Garfield numéro 2 et lui faisons voir l'intérieur une autre fois pour le ramener sur le balcon de devant, là où tout a commencé. Quelques minutes plus tard, il retourne sur le petit toit du balcon d'en dessous... câliss!!! Non mais tsé, y'a un boutte à toute putain de bordel de merde. Nous décidons donc de le laisser se débrouiller tout seul.
Et ben imaginez-vous que notre chat a réussis a sauté du toit à notre balcon arrière!!! Je me voyais encore en train de lui faire une passerelle avec la planche, tabarnac! À l'heure actuelle, il est couché sur une chaise, la mienne bâtard, et il se liche les pattes depuis des heures. Il doit se dire que la victoire est proche car après tout, l'arrière est clôturé et donc, il sait que je n'aurai pas le choix de le reprendre et de le faire entrer une autre fois dans mon appartement. Au pire, il s'en ira.
Par contre, ce que moi je sais, c'est que la cour arrière est côturée... pour ne pas que Rosco, le berger allemand de ma proprio, se sauve lorsqu'il est dehors...

lundi 9 juin 2008

Se magasiner une journée...

Mon patron me demande hier:
  • Patron: Est-ce que tu joues au golf?
  • Moi: Heu... oui... j'ai déjà joué... deux fois!
  • Patron: Ha... As-tu aimé ça?
  • Moi: Bien, oui, j'ai bien aimé.
  • Patron: As-tu des bâtons?
  • Moi: Heu, non...
  • Patron: Voudrais-tu venir jouer demain?
  • Moi: Heu... Ça dépend. Qu'elles-sont les circonstances?
  • Patron: Un ami à moi qui a des laisser-passer gratuits.
  • Moi: Hum... je vais y réfléchir...

Pour un instant, je me suis assis au bureau, devant l'ordinateur et les listes de tâches, et j'ai pensé. Le golf, c'est cool en un sens. Tu frappes une balle et tu marches pour aller la rejoindre. Entre temps, tu discutes avec les copains, tu parles femmes, enfants, voitures ou affaires et tu te bombes le torse une fois de temps en temps lorsque tu fais le bon coup de la journée. Il peut arriver des aventures en voiturette et ça peut aussi se terminer au bar du golf, en train de siroter une bière ou un cognac. Au pire, manger des noix et en échapper sur tes pantalons carottés.

Après tout, en affaire, le golf est «in». Le golf, c'est comme être dans un «off» de congrès. Oubliez les salles de réunions... les bonnes décisions se prennent avec un gant à la main. Me retrouver là avec mon patron et discuter de rendement et mise en marché avec mes bâtons dans les mains serait une opportunité incroyable de faire valoir mon point de vue, de donner mes idées... de me bomber le torse moi aussi. Je pourrais même faire un tour dans sa Audi sport ou, encore mieux, l'essayer. Je pourrais lui dire que ma femme est «canon» et que si j'ai envoyé ma balle dans un bosquet, c'est à cause des bâtons mal foutus que j'ai emprunté à l'ami de mon cousin!

Peut-être même que mon patron m'aurait fait vivre la grosse journée VIP avec un souper homard et pattes de grenouilles, caviar et vin à volonté (que des grands crus) et cela se terminerait assurément aux danseusex... Je reviendrais à la maison, rempli de bonheur et d'extase en rotation cervicale, et je me ferais aller le popotin une dernière fois dans mon lit douillet, me remémorant mon oiselet de la journée...

Mais, après réflexions, j'ai décidé de passé ma journée avec ma tendre moitié. Avec elle, je me sens toujours VIP... sans avoir à porter de pantalons carottés...

Cependant, les femmes aussi ont une sorte de «golf». Ma blonde m'y a invité et ça s'appelle le magasinage!

mardi 13 mai 2008

RHumeur!

Il y a une question à laquelle j'aurais dû m'attaquer depuis longtemps et ce sont mes boîtes, pour mon déménagement. Elles sont là, certes; je les vois toujours en passant dans le corridor de mon jardin. Elles sont vides, en attente, poussiérées par la brise de nos pas qui les frôlent dans une caresse presque quotidienne. Il en faudra d'autres, c'est clair, mais à quoi cela nous sert-il de nous encombrer? «Le mode de déménagement, c'est jamais trippant.» Ça devrait être dans le Larousse... On ne l'oublierait pas. Je dis ça... J'aimerais juste que ça se fasse en criant «ciseau»!
Une rumeur est venue à nos oreilles cette semaine... Apparement, nous allions déménager dans le ghetto de Longueuil (ouf! ça fait winner). Le «Hochelaga-Maisonneuve» de cette ville, qu'on nous disait. Un endroit malfamé où règnait un gang de rue, dans les règles, fort de son expérience en hold-up, enlèvements mystérieux et harcèlement tard le soir... Le Quartier des Assassins en quelques sortes, des appartements innassurables contre le vol ou «l'Allée des Prostituées» qu'on nous dit, «qui défilent par milliers sur le boulevard, à quelques pas de là, dans les néons et le cuir froid et collant»... The bad place sur la ViRe-Sud! Ayayaya... «On ne se promène JAMAIS seul dans ces rues», immondes et sombres, dont l'écho des sirènes des policiers s'échappaient constamment et tout autour! Le paradis de la tranquilité que j'avais vu devenait une Cité du Mal, l'antre des violents de toute la ville... Bref, un sale trou!
Surpris et déçu, nous avons eu une remise en question sur notre futur bail... Nos aspirations s'embrouillaient, notre chance tournait et je me voyais déjà dire à ma Bibitte que j'aurais dû m'informer, que j'étais un minable de ne pas avoir su, de ne pas pouvoir lui offrir un oasis de silence. Je me sentais stupide et irresponsable d'avoir pu imaginer notre bonheur en pareil endroit. Je me voyais presque devant le dépanneur, alors qu'on me recruterait de force, et que je deviendrais Big JP, le roi du Bip-Bop, le frimeur du quartier qui crache et regarde avec l'oeil du faucon... Mais je me suis calmé. Je n'en ai pas parlé à ma blonde...
C'était une rumeur non-fondée. Finalement...
Évidemment! J'ai bombé le torse, fier d'avoir su choisir une endroit tranquille et satisfait de voir que mon instinct avait su flairer la bonne affaire... Je n'avais jamais douter... ou si peu...
Il y a une rumeur dans notre quartier qui stipule la présence de moufettes dans les environs... Elles aussi, sûrement dans le quartier d'à côté...
Mais ne m'en parler plus!

dimanche 11 mai 2008

J'aurais dû...

Ha putain! Je viens de me faire «tchôké»! Pis je sais même pas comment ça s'écrit ça... (silence) Je viens de me faire poser un lapin! (héhé!)... J'étais parti pour aller porter ma Bibitte au travail. J'avais dit à l'ami, hier au téléphone, «on s'appelle demain». Il m'a appelé, pendant que j'étais parti. Je suis revenu. Je l'ai appelé. Il s'était engagé avec... un autre ami. Et ça me fâche... contre moi. Car je doute. Douter, un calvaire perpétuel, une habitude ennivrante qui te tourne la tête à l'envers, le sport épique de celui qui pense, en sommes, et une perte de temps aussi. Donc... je doute. Voilà tout. Parce que je suis confortable. J'en ai déjà parlé! Confortable peut-être trop dans mes relations amicales. Je les néglige, il me semble. Ou trop confortable dans mon jardin avec une Bibitte... j'en oublie peut-être le temps qui passe. Je doute, vraiment... Ça aussi, j'en ai déjà parlé...
«Il fait 18 degrés celsius et c'est l'été à Montréal mais le JP, lui, doute» Pathétique... vraiment. J'aurais pu:
  • faire du jardinage, mais j'en ai fait hier, j'ai acheté une «terre neuve» et des petits pots, j'ai pris mes boutûres, je leur ai dit «bonjour» et je les ai enracinées... Mais j'ai Jeannette qui attend, Grégoire aussi... Mme Tchang, agonisante, soupire dans son pot, encore, sans parler de Mouchetache, de Caporal et de Tangerine. Oui, mes 20 plantes on presque toutes un nom...
  • aller me promené sur Mont-Royal ou St-Denis, voir le monde, faire le beau, me promener à l'aveuglette dans les alinéas des parfums, du tendre Galarneau et prendre la poudre d'escampette! Bon, pour le beau, on repassera...
  • Faire le ménage de la voiture! Annette, la voiture Argentée, a passé un gros hiver également. Elle est en forme, certes, mais elle «looks like» fatiguée. Elle en aurait bien besoin, c'est évident mais moi, je ne ressens pas le besoin de le faire aujourd'hui... (Exemple parfait de procrastination... j'en ai pris bonne note).
  • Ramasser le Jardin, mon appartement, faire la vaisselle, une brassée de lave-vaisselle, une brassée de lavage et passer un balai. Ça, je vais le faire aujourd'hui, je n'ai pas le choix... Je le mets tout de même dans cette liste de «j'aurais pu» car je fantasme sur le remettre à demain...
  • Faire une séance de photo. La photo est inexorablement une tentation perpétuelle mais je la remet aussi souvent au lendemain.
  • Travailler sur mon roman. Bon. La chose avec l'écriture, c'est que c'est comme la faim. Tu ressens le besoin de manger mais tu ne veux pas gâter ton souper. C'est le moment où j'aimerais avoir un «laptop» pour aller le faire dehors... mais au moment d'écrires ces lignes, je me dis que je pourrais tout aussi bien le faire avec mon cahier et un crayon.
  • Aller faire une randonnée pédestre dans une montagne au nord, saluer le soleil et sa couverture d'azur, me sentir libre, flottant dans l'estivalité de mon être... Mais je veux partager un moment aussi...

J'ai plutôt opter pour venir devant mon écran...

13h38... Tout est possible!

mercredi 27 février 2008

En attendant le temps

Une autre soirée d'hiver.
Un autre mercredi soir.
Une autre bordée de neige, sur l'île et sa cohue. L'autobus passe, laisse partir une femme à la voix rauque. La gratte passe et stroboscope ma chambre en jaune. Une autre soirée dans l'idée où la tête s'en est allé, dans la lenteur de la saison abasourdie. Un autre noir, les réverbères s'éteignent ou se mélangent; appeuré, le mât du stade est devenu bleu.
Une autre soirée dans l'hiver du soir. Une autre soirée dans l'envers du noir. Ne reste que le banc de neige qui se parfume du brun des rues et la douce odeur de l'ail fraîchement coupé.
Une autre soirée dont l'écriture lancinante se dandine aux bouts de mes doigts et se répercutte sur ton iris...

mardi 5 février 2008

Politiqueville, Qc, CA, USA

En ce merveilleux jour de février, au moment même où ces quelques goûtes verglaçantes viennent emprisonner mes essuie-glaces, se passe dans une contrée pas très lointaine une célébration de la démocratie: les primaires. En effet, depuis quelques temps déjà, nous assistons dans les médias à une lutte épique entre les différents clans des différentes tribus. Le tout se fait à grand frais, évidemment, et on est à l'affût des moindres gestes de l'adversaire. Ainsi, de congrès en conférences, de bavarderies en exposés, de discours en slogans, on scande de toute part dans les USA (prononcé avec l'accent de l'Alabama) qu'il est grand le mystère du pouvoir et tous acclament la venue prochaine d'un nouveau messie. Il sera une dame, il sera noir ou il sera un jus... Je prédis un noir, puisque tous l'auront sans doute confondu avec le président Palmer de 24h ! Que voulez-vous, la politique, c'est aussi un gros show. (J'ai dit «aussi»!)
Pendant ce temps, sous les merveilles ancestrales des pensées de nos aïeux, les canayiens s'amusent à la bravade en criant au voisin «mon banc de neige est plus haut que le tiens». Sous les airs trop fréquents de Céline Dion, les habitants de Mourrial et «de la campagne», comme ils disent, s'accrochent à l'idée grotesque d'un projet de loi pour donner de l'argent à l'industrie forestière et manufacturière. Ha, mes chers lecteurs, la politique, c'est aussi conditionner (remarquez le «aussi» aussi!). Car, la politique, c'est aussi gagner, être premier, être les plus nombreux... Et durer, plus longtemps que Chrétien s'il le faut. Après tout, nos amis qui travaillent en ce haut lieu de la décision collective veulent aider les travailleurs... Alors, ils veulent s'aider aussi. Car, mes chers amis, la politique, c'est aussi une entreprise manufacturière. Oui, oui, très concurentielle dans le domaine de la fabrication des lois. On en fait de toutes les sortes, de toutes les couleurs, pour tous les goûts. Ben alors, nos bonnes gens (prononcé «gensse») de la chambre des communes devront voter pour garder le gouvernement s'ils veulent aider les travailleurs. C'est comme ça. Car au risque de me répéter, la politique, c'est aussi «je t'en donne mais donne-moi s'en»!
Pauline Marois, elle, fait dans la maternité. Mère des souverainistes, elle tente de calmer ses gamins. Elle les rassure, leur dit que tout va bien... mais qu'il faut arrêter de gueuler partout dans la maison parce qu'il y a des mononcles pis des matantes qui les trouvent un peu trop énervés! C'est que «maman» a un gros problème avec sa maisonnée... Les autres ont l'air de se moquer de sa famille. Mais Pauline veut que sa famille soit aimé, par le plus de personnes possibles. Mais les autres aiment pas ça les familles énervées. Je veux dire en clair... J'ai envie d'un pays mais pas avec une famille qui est même pas capable de faire consensus! Les enfants de Mme Marois doivent être à l'âge des débats du secondaire...
Car, chers citoyens, chères citoyennes, la politique c'est rendu vraiment très drôle! Un peu trop drôle...

vendredi 1 février 2008

La tempête de sucre.

C'est l'hiver et la bourrasque m'a frappé. Je me suis gelé dans la blancheur du blizzard et j'ai entendu le vent venu fouetter l'érable de son souffle grave. Lui répondant, ma fenêtre silait aïgu et lui chantait la pomme dans un bordel pure, blanc et aveugle. Ha, lecteurs, toi l'emmitoufflé dans ta robe de chambre, tu passes ici l'âme esseulé peut-être, te disant que tu n'as rien à perdre et surtout pas du temps, puisque le temps tu le prendras plus tard pour ta voiture ou ta pinte de lait au dépanneur. Peut-être es-tu confortable dans ta chaise ou sur ton lit, le nez bien rouge mais qui se réchauffe sous tes yeux qui vont de gauche à droite. Après tout, il prend du mieux, tu le sais, et bientôt tu ne renifleras plus.
Le sens-tu, le silence? L'appaisement du temps en l'absence du grand air, compacté dans ces nuages, là dehors qui pousse la poubelle vide de ton voisin dans la rue? Entends-tu la plainte de l'arbre des merveilles, celui que tu connais, celui qui t'est spécial et qui grelotte dans l'attente bestiale de voir juin renaître, pour pouvoir donner feuillage et abri? Vois-tu tous les flocons qui tombent ensemble dans leur destin dramatique vers un sol qu'ils ne connaitront jamais, enterrés aussitôt par le suivant? Sais-tu ce qui se cache sous le banc de neige? As-tu déjà senti cette fleur qui repoussera au printemps et qui perdure tout de même avec son parfum, sous les couches de glaces qui l'endort doucement?
Vendredi soir de fine tempête alors que février tire déjà les ficelles de son pantins de givre... Repasse demain, tu verras, je serai plus chaud. Ce soir, j'ai froid. Je me suis fait un café mais il y a eu une tempête... de sucre!

mardi 29 janvier 2008

Tuyau bouché = Choc culturel

J'adore le confort. C'est ça l'histoire. Je m'y complait bien. Après tout, quoi de mieux que de se foutre dans un divan pour regarder le match en mangeant des chips? S'en suit une tempête d'idée de ce qui pourrait être mieux... Mais revenons au confort. Celui douillet, qui emballe notre peau. Je pourrais dire que je suis confortable quand je dors en cuillère ou que je suis confortable dans mes pantouffles. En fait, je suis fréquemment confortable. Je suis confortable dans ma routine au travail et je le suis également couché dans l'herbe en plein été. Je suis confortable quand mon compte en banque l'est, quand ma mère m'appelle, quand je me fais faire un massage ou quand je me fais jouer dans les cheveux. Ce qui m'amène à vous parler de douche! Prendre une douche, ça peut être confortable à bien des égards. Sauf... quand y'a de l'eau dans le fond du bain jusqu'aux chevilles...
C'est que je suis aussi un peu trop confortable dans la procrastination. Vous savez, remettre à plus tard. Alors, le bain, c'était le cadet de mes soucis, du moment qu'il se vidait et qu'importe la vitesse que ça lui prennait. Mais quand ça prend plus d'une journée pour que l'eau s'écoule, c'est habituellement le moment où ma tite voix intérieure me dit: «Et ben, c'est le temps de te botter l'cul mon vieux!». Alors, j'en ai parlé au propriétaire, un asiatique jeune et sympathique, et il est venu voir ce qui se passait. Le problème étant au-delà de ses compétences, il a demandé de l'aide... Son beau-père. Alors, en plus de ce problème de tuyaux, j'ai un choc culturel. En effet, ça n'a jamais parlé autant chinois ici. L'effet peut paraître exotique, voir tropical et je le concède, ça met de la vie dans mon 4 et demi et le rend plus «multi». Mais qu'en est-il du fait que j'entends des gens cogner, visser, pomper sans ne comprendre ce qu'ils font exactement?
Maintenant, ils ont l'air d'être très enthousiastes! Ont-ils réussis après deux heures de travail? Silence... J'entends des bulles... J'aimerais presque que l'hélicoptère TVA vienne filmer le tout en direct! D'ailleurs, ils ont suivis Vincent Lacroix de sa résidence jusqu'au palais de justice... À quoi cela a-t-il pu bien servir pour l'information?
Bon... ils repompent! Ça ben l'air que mon tuyaux est bouché dure. Mais que voulez-vous, le tuyau, il est confortable avec une boule de poil dans la gorge!
Bientôt... Suivez le tracé de la boule de poil de ma baignoire jusqu'au fleuve, en direct, avec les commentaires de Claude Poirier.
La photo vient d'ici

mardi 8 janvier 2008

Pieds dans les mains

Je perds le pied. Je le mets dans le plat. Il me supporte, l'accrobate Mais que faire de l'autre? Celui qui attend sagement le tapottement d'une quelconque décharge cervicale vers lui... Je l'avance, le fait danser. Je tourne un peu, sur l'autre pied. Je vacille à la girouette. Mais je suis toujours debout, voilà tout, et que personne m'asseoit! J'ai tant croisé les bras. Ne serait-ce pas le temps de me croiser les pieds? De tenir ma fourchette avec? De ronger ses ongles; j'ai toujours aimé le fromage! Ce sont mes pieds qui me supportent. Que je bouge pendant mon safari-sommeil. Je les garde, enracinés jusqu'aux chevilles. Avez-vous besoin d'un coup de main ou de pied? Et puisque que nous sommes lasses de ce temps frénétique Et de ces bruits affreux du béton en lumière. Mettons-nous nu pied Et marchons sur nos mains!

dimanche 6 janvier 2008

Le Journal d'Amérique, avec Ching Twinger.

On voit un homme, début quarantaine, veston noir, chemise blanche et cravate verte, assis derrière un pupitre.
Ching: Madame, monsieur, mon nom est Ching Twinger et bienvenue au Journal d'Amérique.
Tout d'abord, sur la scène nationnale, l'honorable Jean Charest, dans un élan de bonté et de transparence, a décidé d'ouvrir les portes de l'Assemblée Nationnale à tous les citoyens afin que la populasse puisse lui souhaiter ses voeux en cette nouvelle année. Pour l'occasion, Michou, l'épouse de l'honorable, a concocté un punch comme elle seule peut le faire mais... personne n'est venu.
Passons maintenant aux nouvelles techno. Le Journal d'Amérique, en s'enlevant les doigts du nez, s'est apperçu qu'une certaine blogueuse ayant accroché le clavier tentait un bref retour. Malheureusement, dû à un jugement de la cour des petites créances, nous ne pouvons en dire davantage.
Sur la scène locale, la ville de Mourrial se dit réjouit par la hausse soudaine des températures des dernières heures. Elle a du même coup annoncé la suspension des travaux de ramassage de la neige puisque la ville n'est pas équipée pour ramasser de la slush. Ils ont remis le dossier à une firme extérieure, experte dans les produits de la slush, Couche-Tard, qui projète de lancer une nouvelle saveur: la slush Boul. Métropolitaine.
Passons maintenant aux nouvelles sportives qui sont une présentation de la Cage aux Sports... «La Cage, pour des tites saucisses dans 'a pâte avec de la tite moutarde succulente». Les Canadiens, après leur défaite contre Washington, ont annoncé l'embauche d'une équipe de psychologues chevronnés qui ont entre autre travaillé avec Gaétan Rochette, une fier à bras de la gaspésie.
Et maintenant, à la météo, Josée Turcotte-Laporte... Une jeune demoiselle apparait à l'écran, deux lulus et les cheveux bruns, en train de faire du traîneau à chien sur la rivière Yamaska.
Oui, et bien, oui Ching, la province sera dans les prochains jours sous l'influence d'une dépression qui apportera de l'air chaud et des précipitations sous forme de pluie ce qui sera ennuyeux pour le propriétaire de chien de traîneaux qui devront sentir la même odeur que je sens derrière ce traîneau. Et vous savez Ching, je me trouve ici parce que c'est la journée internationnale du Huskie aujourd'hui. On invite donc tout le monde à faire un gros calin aux chiens mais pas trop longtemps parce que vous allé sentir le chien mouillé... À vous Ching.
Merci Josée. Voilà ce qui complète notre bulletin. C'était Ching Twinger. Bonsoir... ha ha ha... L'homme prend les feuilles qui sont devant lui, sur le pupitre, tente de les tapper sur la table mais les échappe entre lui et le bureau.

dimanche 25 novembre 2007

Cher Père Noel...

Cher Père Noel,
Mon nom est Nicolas et j'ai 7 ans. Hier, je suis allé au centre d'achat avec ma maman et mon papa pour aller te rencontrer. Quand maman m'a annoncé la nouvelle, j'ai été un peu surpris. Je sais que Noel est dans un mois et que tu dois avoir beaucoup beaucoup beaucoup de travail pendant cette période de l'année et ça m'a toujours étonné que tu puisses te libérer aussi souvent pour faire la tournée des magasins pour prendre des photos avec nous. Mais, papa m'a dit que tu avais beaucoup de lutins à ton service et qu'ils s'occupaient de ton travail en ton absence. Je me demande combien ils sont dans ton sous-sol! Par dessus tout, je trouvais ça étrange qu'on aille au centre d'achat d'à côté parce que mon ami Gabriel m'a dit que tu arrivais en hélicoptère chez-lui, à Brossard, le même jour... J'ai douté un instant, avant de partir. Mais tout le monde sait que tu as un traineau et des rennes pour te déplacer. Je sais que Nez Rouge conduit son traineau bien plus vite qu'un simple hélicoptère. C'est platte pour Gabriel mais je ne lui dirai pas. Il serait vraiment déçu d'apprendre qu'il n'a vu qu'un représentant du Père Noel ou l'un de tes lutins déguisés.
Nous nous sommes rendu au centre d'achat et maman m'a fait porter des pantalons stupides qui font que je me gratte tout le temps. Elle dit qu'ils sont beaux mais moi, je les trouve inconfortables. Tu pourrais peut-être dire à tes lutins, d'ailleurs, qu'ils en fassent des pareils mais avec le tissus de mes pantalons de pyjama. J'ai reçu ces pantalons de ma tante à Noel, l'an dernier. Enfin, rendu dans un endroit qui ressemblait à une imitation de ce qu'on pourrait appeler ton royaume, j'ai rencontré Luna, une lutine avec des lunettes et un chapeau comme le tiens. J'ai su tout de suite que c'était une vraie lutine parce que sous sa robe, la peau de ses jambes étaient multicolores. Probablement de la peau de lutin! C'était la première fois que j'en voyais. Elle a été très gentille avec moi...
Tu as certainement constaté que j'ai peur de m'asseoir sur toi. Je sais que l'an dernier, sur tes genoux, je t'avais finalement dit, terrorisé, que je n'aurais plus peur de toi cette année mais ça a été plus fort que moi. La barbe, Père Noel, elle me fait peur. Je sais que tu n'es pas un motard ou un bandit... Mais le bonhomme Sept Heure en a une aussi et j'ai quelques fois pensé que vous étiez la même personne. J'étais niaiseux, je le sais... Le Bonhomme Sept Heure n'existe pas!!! Mais, Luna m'a aidé en me parlant et en me rassurant. Toi, tu me regardais et me faisais des signes de la main, avec ton gant blanc. C'est là que j'ai vu Grelot, le lutin photographe, qui me faisait des grimaces. Il avait un chapeau comme le tien mais avec trois pointes. Il avait aussi un grand foulard rouge et vert. Il m'a fait un clin d'oeil et m'a montré un chocolat aux creux de ses mains, derrière lui. Il s'est approché mais papa et maman parlaient avec Luna et personne ne le voyait s'approcher. En cachette, il m'a donné le chocolat en me demandant mon nom et mon âge. Il m'a demandé en quelle année j'étais et si j'étais "cool" dans ma classe. J'aime bien ce mot "cool" même si, je te l'avoue, je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire. Je crois que ça dit juste "super" ou "wow". Il était clair pour moi que j'étais "cool". Il m'a fait tappé dans sa main en s'exclamant d'un "Ouep, je savais que tu étais "cool". Tu as peur du Père Noel?". Je ne savais pas trop quoi répondre. Je venais de dire à Grelot que j'étais "cool" et pas "pissou". En me donnant un autre chocolat, il a continué de me parler. "Tu sais Nicolas, même si tu as peur du Père Noel, tu es "cool" quand même. Mais, le Père Noel, il est "cool" aussi; il me laisse même lui prendre quelques chocolats sans dire un mot. Regarde-le. De quoi as-tu peur? Moi, je rouve qu'il a un gros nez!". J'ai été surpris que Grelot te dise ça. Je pensais que tu allais devenir rouge comme ton costume. Mais non, tu riais. " Et toi Nico, qu'est-ce qui te fait peur?" Je me suis exclamé: "la barbe pleine de poil" en te pointant du doigt. Tu as trouvé ça drôle encore. Et c'est là que j'ai compris pourquoi j'avais peur de toi. Parce que je ne sais jamais si tu souris sous ta barbe. Mais, là, je savais que tu riais parce que tes épaules bougeaient comme celles de maman lorsqu'elle rit. Je suis donc aller m'asseoir sur toi et Grelot a pris sa photo. Maman et papa étaient contents. Je t'ai demandé une voiture téléguidée et un Nintendo. Je crois que j'ai été assez sage cette année... Papa et maman ont été en punition plus souvent que moi.
Par la suite, j'ai vu une petite fille qui avait peur de toi alors que nous étions avec maman dans une boutique de bobettes. Je suis allé la voir et je l'ai amené vers toi. Grelot m'a dit que j'étais VRAIMENT "cool" et j'étais content. La fille m'a donné un baiser sur la joue et c'était doux. Nous sommes repartis...
Ce matin, j'ai revu la fille d'hier au dépanneur. Nous nous sommes regardés longtemps pendant que nos papas payaient leurs achats. J'étais trop gêner pour lui parler et je n'ai rien pu dire. Je t'écris donc pour te demander si ce n'étais pas possible de demander cette fille au lieu de ma voiture téléguidée. Sinon, on pourrait toujous échanger le Nintendo mais Gabriel en a un et j'aimerais beaucoup en avoir un aussi. Le Nintendo, c'est cool non? Je sais que c'est une grosse demande parce qu'elle est vraiment jolie mais on ne m'a jamais dit comment demander ça, une fille, alors je me suis dit que toi, tu saurais.
En attendant ta réponse, je vais essayer de lui parler mais je crois que c'est "cool" d'être gêner. Ou peut-être qu'elle me parlera. Peut-être qu'elle me demandera "comment ça va". J'attends ta réponse. J'ai très hâte de te revoir au camping, l'été prochain.

Nicolas

P.S. Pas le Nintendo, s'il vous plait!

mercredi 21 novembre 2007

Je doute!

Parfois, je vire un peu parano dans ma tête. J'ai une imagination fertile, libre de bouillonnement et il arrive parfois que ça monte un peu trop. Je ne parle pas de colère mais d'idées plus ou moins inquiétantes, voir douteuses. En fait, voilà, en peu de mots, ce que je fais: je doute. Je doute dans un café, je doute au travail ou dans le metro, je doute en faisant l'épicerie ou juste avant de m'endormir. Oui. Je doute!
Ces derniers temps, je doute sur les changements climatiques. Je ne vous parlerez pas de recyclage cette fois-ci, ou de compost ou des habitudes maladroites de l'homme. Non... Simplement vous exposer mon imagination, mes images cervicales. Ainsi, en parlant de changements climatiques, je me demande ce que deviendrait le monde si la nature se bouleversait de bout en bout. Bon, je peux vous donner quelques références cinématographiques tels que "Le jour d'après", "Waterworld"ou "Le facteur". Vous verrez probablement dans votre écran plasma intérieur quelques images qui, vous aussi, vous ferons douter...
Bon. Imaginons une ère de glaciation qui débute. Le Québec ensevelli sous... 100 mètres de neige en 4 jours. Tout s'arrête. Les voitures ne servent plus à rien, les camions, les trains et les gros avions. Les pays plus au sud, voyant l'urgence, essaient tant bien que mal de nous apporter de l'aide mais ils sont en même temps au prise avec de gros problèmes d'immigrations... l'exode des gens du nord, fuyant la tempête qui débute.
Au Québec, on compte les morts par centaines. Des gens ensevellis vivant dans leurs maisons ou morts de froid car il fait -45 degrés celsius à l'extérieur. Plusieurs centre de réfugiés deviennent innopérationnels ou pire, disparaissent sous le couvert blanc, écrasant. À Montréal et à Québec, des centaines, des milliers de personnes ont envahis les quelques tours à bureau, fuyant la neige qui s'accumule en montant les étages avec elle.
La tempête s'arrête. Tout est blanc et désert. On distingue vaguement la position du Mont-Royal grâce surtout aux antennes des tours à bureau, juste à côté. On essaie de reprendre le dessus. Quelques hélicoptères et avion à patins tentent de porter secours mais ne trouve que de la neige. Les gens se promènent en ski de fond ou en raquette... Vous tentez de retrouver votre famille. Vous participez à des expéditions de sauvetage pour la simple et unique raison que vous avez survécu et que c'est tout ce qu'il vous reste à faire...
Heureusement, nous n'avons eu que deux centimètres.

vendredi 26 octobre 2007

Quand les pensées se bousculent.

Le Québec? Qu'est-ce au juste, le Québec? Une province, un pays, un peuple, une nation, un rêve, une utopie, une exception, un mélange de bien des choses aussi.
Hé, qu'on aime donc ça, se chercher. On aime ça, gratter et gratter encore sur les gales de nos bobos du passé. On s'obstine; on est persévérant. On pousse nos réflexions loin, on est à l'avant-garde peut-être même. On est un cas unique et on s'en souvient. Blotti entre l'Ontario et le Golfe du St-Laurent, l'eau de l'Atlantique pénétrant avec ses baleines dans la gueule de notre province, ayant comme nez un Labardor perdu... Nous, les québécois et québécoises, qui disons OUI à l'énergie pure et renouvelable mais qui disons NON à l'éolienne sur la montagne d'en face. Nous, peuple généreux et conquis et qui en a toujours souffert de sa défaite amère, face aux yeux d'une langue qui l'entoure dans tous les sens. Notre nation, fière avec sa fête nationale, sa langue unique, sa pensée épicée au latin. Nous, avec notre autoroute 20, notre pont Jacques Cartier, notre stade olympique qu'on trouve tous laid parce qu'il est justement dans notre cours. Nous, unis dans la langue mais séparé par nos régions qui paraissent si loin aux yeux de l'urbanisé. Nous, qui avons voté Lesage, Lévesques et Charest.
Mais qui sommes-nous, encore, dans notre province au bouclier plutôt canadien? Et l'on cherche, espérant et souhaitant, car nous voulons aller au fond des choses.
Je sais cependant que l'homme, à force de chercher en lui ce qu'il est, fini par devenir fou!