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lundi 19 avril 2010

Le temps... encore lui!

Le temps est cette invention par laquelle l'homme s'est fait fourré!
Je te l'ai déjà dit. Plusieurs fois. Je sais, je me répète, je radotte. Ça fait partie de moi, tu le sais bien. La vie nous fait prendre de drôles de détours parfois. Comme cette fois où je t'ai croisé ou encore tous ces soirs où on s'est ramassé dans la même taverne à boire au jeu des questions connes. Jamais aurais-je pu penser devenir un habitué de La Paz! Je savais déjà qu'avec toi, tout était possible. Encore aujourd'hui, je le constate et ça m'épatte.
On a pas toujours ce que l'on souhaite non plus. Le temps s'étale et se coud, tisse des liens et les rompt, comme une saison aux mois indéfinis. J'ai pour moi une saison qui n'en finit plus, belle Marguerite, et je devrais m'en montrer digne tellement plus souvent. Il me semble que tous les moyens sont bons pour dire mon amour, que chaque occasion en vaut son pesant d'or.
J'aime quand tu me parles. Même quand je n'écoute pas! Je suis un gars... Je suis un gars un peu tarla. C'est que lorsque tu me parles, tes yeux deviennent fixes. Je les regarde, je ne peux m'en empêcher. Et je me prends dans le manège de ton iris au goût de miel pour l'âme. Aucun sevrage ne pourrait venir à bout du son de tes lèvres, magiques dans la courbe de ton cou. Je dis ça avec tant de légèreté mais je n'ose à peine y penser. Pouvoir penser qu'un jour, tu ne me dirais plus rien.
Donne-moi d'autres mots, d'autre sens à la beauté du monde que je côtoie à chaque instant lorsque tu respire l'air de notre espace électrique. Tu restes belle et immense, le coeur plein de lumière et de vitalité.
Je trouvais ça important de te le mentionner. On ne communique jamais assez. Question de temps...

vendredi 13 février 2009

Rabat-joie

Je suis de ceux qu'on dit qu'ils sont «bonasses ». Dans le dictionnaire, on dit: qui est faible, d'une bonté excessive par simplicité d'esprit, par peur des conflits (Le petit Bob). Les gens me lancent ces mots avec un ton si léger... S'ils avaient conscience de ce qu'ils disent, le ton serait au moins différent. Je ne crois pas que tous savent qu'ils me traitent de faible!!! :P
Après tout, bonasse ne peut pas être un atout? On dit «bonté excessive»... et moi je dis pourquoi pas. Qu'on me traite de rabat-joie de vouloir le bonheur de tous, je trouve qu'être contre, c'est du pessimisme excessif et être malasse, si vous voyez ce que je veux dire. Comment peut-on souffrir de bonté excessive dans un monde comme le nôtre? Je vous le dit avec toute mon humilité d'homme bonasse qui a peur des conflits, on pourrait presque dire que les «bonasses» sont des héros!!! Ils veulent changer le monde avec leur pouvoir d'être trop fin... Mais bon... revenons à la réalité... un bonasse, ce n'est pas un héro, loin de là...
...Bon...
Trop bon...
La suite... et bien... La définition continue par «simplicité d'esprit, par peur des conflits».
Monsieur le JP d'Amérique, je m'excuse de vous dérangez, vous êtes coupable d'être trop bon. Le petit Bob dit que ça vous rend simple d'esprit alors, vous êtes condamnés mon vieux. On va devoir vous incarcérer afin de ne pas être exposé au danger de votre trop de bonté... Et qu'on lui donne une couverture de plus également, pour la pitié de tous...
Heu... j'aime pas les conflits... heu... quoi?... je m'excuse? (le point d'interrogation est important, n'oubliez pas de le lire!)
Moi, la chicane, ça m'énarve. Je me sens tout croche quand je me chicane. Ça me fait chier, j'aime pas ça. Je suis fait de même. J'arrive à dire mon opinion pis à avoir mes limites, peut-être plus molles que celle des autres, mais ça ne regarde que moi, après tout. Je suis bonasse, ça me fait une belle jambe, quand on veut avoir la belle vie devant soi. Bah... je fais pas dans la dentelle. Je crée des conflits quand même! Oui, oui. Malgré ma volonté parfois. Je fuis le conflit, qu'on me tue, devrais-je peut-être dire? Mais je devrais me réconforter dans les jours gris parce qu'on m'a dit que j'étais bonasse!!!....
malasse: (adj.) Qui est faible, d'une rage excessive par simplicité d'esprit, par envie des conflits. (Le p'tit moi)
On n'a pas toujours le contrôle de sa destiné. Moi, je suis bonasse...

lundi 2 février 2009

( Extérioriser entre parenthèse )

Allo lecteur!
J'sais... J'pousse pas souvent d'l'air dans la trompette ces derniers temps. J'ai pas téléphoné à mes deux meilleurs amis de tout le mois. La dernière fois qu'on s'est vu, y'en a un qui m'a dit que je l'appelais pas souvent. Le ton était celui du reproche. J'ai trouvé ça poche, ce soir-là. Déjà qu'on se voit pas souvent, il aura fallu qu'il me gâche le reste de la soirée. Mon ami ne me connais pas assez, faut croire, pour savoir qu'une phrase comme ça peut me geler des semaines de temps. Le problème c'est que moi, appeler quelqu'un pour lui dire que je n'ai rien à lui dire parce que - je suis désolé - mon mois de janvier fût d'un ennui mortel, je trouve ça pas mal poche. Je comprends son point... au rythme où vont les choses, je vais peut-être les perdre tous les deux. Je sais pas pourquoi j'en parle ici... disons, extérioriser. Mes bons amis ne me lisent pas, je crois...
( Je suis allé faire du ski deux fois pendant le weekend. Et je ne suis même pas courbaturé. Je remarque vraiment à quel point je vivais dans un perpétuel show de boucane qui m'étouffait constemment! J'ai énormément plus de souffle et je ne me jète pas sur le divan une fois arrivé à la maison. Mais il m'arrive encore souvent d'avoir envie de fumer une cigarette. En fait, mon idéal serait d'en fumer juste une par jour, en faisant mon bonhomme en robe de chambre en écoutant les nouvelles. Mais si je fais ça... je recommence. Alors, il n'en sera rien. )
Le problème avec cet ami en particulier, c'est que je ne parle jamais vraiment. Je l'écoute. C'est devenu si naturel avec lui que lorsque c'est mon tour, je ne trouve rien. J'ai l'impression, et c'est grave ce que je vais dire, qu'il s'intéresse à moi pour le seul fait que je l'écoute. Je lui parle de travail et il s'en moque, je lui parle de mon couple et il s'en moque. Je lui parle de mon roman et j'ai l'impression qu'il le critique avant même de le lire. Vous me demanderez pourquoi cet ami est-il un ami? Je vous répondrai: les contraires s'attirent! Même en amitié... Pour se compléter, en quelques sortes.
( Mon toit coule. Obstinément. À chaque fois que le mercure remonte. Ça dure comme ça depuis un mois maintenant. Mes proprios sont au courant. Ils habitent en bas. Ils attendent le bon moment pour faire les réparations. Pendant ce temps, par temps doux, j'ai une chaudière à vider aux huit heures et un «ploc» destructeur matin, midi, soir et nuit. Le weekend dernier, je me suis levé à 6h du matin samedi pour vider la chaudière. Mes proprios procrastinent. À titre d'exemple, leur piscine gonflable de l'été dernier est toujours sous la neige sur le terrain. )
Mon autre ami, l'autre que je n'appelle pas plus, ne m'a rien reproché. Mais il n'a rien dit contre ce reproche qu'il a entendu comme moi. Il n'a rien dit... Je ne sais pas ce qu'il en pense. Je ne peux pas vraiment le savoir, je ne l'appelle pas, bâtard!
( Je me la bidonne de voir les gens de Mourrial se faire chier avec leur neige et chiâler qu'elle n'est pas ramassée assez vite. Je vous dirais que sur la Vire-Sud, c'est pas nécessairement mieux... sauf que personne en parle vraiment. Est-ce parce que nous avons plus de stationnement que dans la grande ville? Ça a une influence certaine. «Fallait y penser quand t'es déménagé en ville, bonhomme!» Mourrial, avec ces souterrains, c'est la seule ville en province qui fuit l'hiver comme la peste. )
Je me rends compte que je ne suis plus capable d'aller toujours prendre une bière avec mes best. C'est ben le fun, prendre une bière mais moi, la serveuse, je ne veux pas coucher avec. Et la bière, j'ai jamais aimé ça vraiment. Faudrait faire de quoi... avant que ça devienne pathétique.
( Carey Price, moi, je trouve que c'est un gardien ordinaire. Il n'est pas un super de bon gardien. Un super de bon gardien est... constant! )
Au fond, je n'ai qu'à m'en prendre à moi. Au lieu de faire des parenthèses ici, aussi bien en faire avec eux. Et leur dire... Au lieu d'avoir des impressions. Val trouverait ça bien drôle...

mardi 20 janvier 2009

Parade Avenue

Le temps avance si vite que je n'ai pas réalisé...
Cette année est la dernière d'une décennie, celle des premières années 2000. J'avais bien cru voir du coin de l'oeil, occupé, qu'on faisait portraits, documentaires et rétrospectives sur le sujet. Au début des années 2000, moi, j'ai foutu l'camp. Par fuite, pour faire le ménage, pour les deux, probablement. On finit toujours par s'oublier, les jours où il fait beau. Et on s'occupe de soi, pendant la tempête. Cela ne devrait-il pas être l'inverse?
Quelle aura été mes réalisations pendant tout ce temps, si ce n'est du plan purement personnel? Ho, je ne vous ai pas dit... la première ébauche de mon roman est maintenant complétée. C'est difficile de croire en ce souvenir de ma main qui tappe le mot «fin» après une centaine de pages! Alors voilà, dans la vingtaine, j'aurai écrit.
Que peut-on retirer, au plan collectif, de ces dix dernières années?
Pour ma part, je trouve ces années sombres. Les changements climatiques, le 11 septembre 2001, l'Irak, le front afgan, le pétrole, le hip hop, Bush, l'émergence indéniable de la Chine, le Tsunami, le Darfour, Charest, Israël et le Liban, Israël et Gaza, Katrina, L'hiver surréaliste de l'année dernière, Harper, la fonte dramatique des glaciers, les satellites sur Mars, Guitar Hero, la cellularisation du monde, Facebook, l'agonie d'Haïti, Céline Dion...
Au-delà du fait qu'aujourd'hui, tous jubilent dû au fait qu'un nouveau président ait été assermenté et qu'on semble déjà lui laisser tous les maux du monde sur ses épaules, je m'interroge sur l'avenir de l'humanité pour les dix prochaines années, sur le rôle que nous jouons tous, à chaque jour, dans nos boites de brique enterrées sous la neige givrante de l'hiver de mon Québec, petit dans l'univers que nous avons bâti, depuis des millénaires. Je sais que je n'y penserai peut-être plus demain mais qu'est-ce que moi, ti-Joe Tremblay du coin, je vais faire pour améliorer le sort de ma déscendance?
En fais-je assez?
Serai-je capable de regarder mon enfant sur mon lit de mort et de lui dire que j'aurai tout fait pour lui, sans douter contre moi?

dimanche 11 janvier 2009

Bouillie médiatique

Bon, je ne sais pas pour vous mais l'histoire du Bye Bye 2008/09, je trouve ça complètement ridicule. Je l'ai écouté le Bye Bye et j'ai trouvé ça drôle, en somme.
D'abord, qu'est-ce qu'on souhaite? Je veux dire, quelles sont nos attentes face à ce show? Rire? Se divertir?
Ou qu'on y parle des enjeux majeurs de notre société et qu'on en parle sérieusement? Parce qu'il faut comprendre qu'un Bye Bye, c'est pas un documentaire sur le racisme, sur Obama ou sur les deux solitudes. C'est un show pour faire rire, pour déconner quoi, donner un punch final à la télé au jour de l'an. C'est tout.
Y'a seulement au Québec où on peut faire un débat de cet empleur pour un show de télé... Règlons tout de suite le cas des commentaires de Mercier «le gros cave»... Moi, je me suis bidonné! Quand il a parlé des anglos, il a dit tout haut ce que d'autres ont dit tout haut de l'autre côté lorsqu'ils ont vu le Bloc faire front commun avec les libéraux et les néo-démocrates. Souverainistes ou non, nous sommes deux peuples. Pas un, deux! Ce n'était qu'une manifestation de plus de cet évidence. J'ai trouvé qu'il marchait sur des oeufs de le dire à la télé nationnale canadienne mais bon, j'ai trouvé ça légal. Des propos souverainistes, il y en a souvent à TLMP et ça dérange personne... Et puis Don Cherry n,a pas fait de conférence de presse pour s'excuser! En ce qui concerne le manager de notre star mondiale, je ne dirai rien... Ça ne vaut pas la peine. Côté Obama, je l'avais «catché» moi, le double sens. On riait de Denis Lévesques... pas du président élu... miné! Que voulez-vous, Denis Lévesques, c'est comme Jean Chrétien. Personne l'aimait mais beaucoup ont voté pour lui. Je ne suis pas un intellectuel nécessairement mais son show, scusez, c'est de la boullie. Il fait de l'excellente bouillie. Je le félicite. Il est bon... c'est vrai!... pour faire de la bouillie. Son entrevue avec McCartney, c'était de la bouillie! Vous êtes libre d'aimer la bouillie, vous savez! Et puis, Nathalie, c'est deux choses. D'une part, de la part de Véro, c'était un conflit d'intérêt. Ça aurait pris de la retenue. Mais si cela avait été RBO les animateurs, ou d'autres... Je pense qu'on aurait du en parler, de sa pseudo-fuite dans le sud.
Est-ce que nous n'assistons pas plutôt à la guerre des «canals»... Moi, c'est ce que je pense. Les médias sont tannés de parler du drame de Saguenay... Y'avait pas d'autres mauvaises nouvelles à raconter!!!
Je le remarque souvent, vous savez. Mais nous avons un «star système de l'information» pour 7 millions de personnes. À un moment donné, ils n'ont rien à nous dire. Parce que les bonnes nouvelles de paient pas. On le sait...

mardi 6 janvier 2009

10 janvier

Tout d'abord, chers lecteurs, permettez-moi de vous souhaiter une très bonne année 2009. Je ne sais pas pour vous mais j'ai vraiment l'impression que 2008 a été pitoyable de mon côté... Je me dis que ça ne peut pas être pire cette année!
Pour ma part cependant, le temps des fêtes continue toujours. C'est le problème avec mon anniversaire; il s'inscrit dans cette continuité festive du tournant de l'année. Mon anniversaire, c'est samedi. Je ne le fais pas pour me téter des voeux pour ces 29 années sonnées. Mais rarement j'aborde ce sujet qu'est la «localisation temporelle» de ma fête.
Les cinq premières années de mon existence en ce monde fûrent si mémorables. C'était Noël(bis)! Je recevais des cadeaux(bis) et mangeais(bis) du gateau. Toute la famille était de retour pour me souligner moi. Il y avait le petit Jésus, il y avait le nouvel an... et il y avait moi! Je trouvais l'idée épatante. Mais l'arrivé de l'école dans ma vie chamboulât à jamais l'idée que je me faisais du 10 janvier!
Les vacances de Noël d'un écolier sont primordiales, je ne l'apprendrai à personne. Avoir un congé d'école et de devoirs, ça faisait du bien. On pouvait sortir avec les copains pendant le jour et construire de gros forts ou aller glisser sur la butte avec nos «casse-cul». Putain que c'était cool! Ma mère était en congé, mon père grattait l'entrée et même le dépanneur était fermé! Puis arrivait janvier et le retour à l'école. Mon anniversaire, c'était le jour de la rentrée... Sinon, c'était dans la première semaine de classe. Les gamins autour, fixant le prof qui expliquait «7x6», avaient encore en tête la dernière brique de glace posée sur les murs du fort. Mon anniversaire était affiché sur le babillard comme les autres mais personne n'avait repris l'habitude de le regarder. En fait, c'était ma fête qui rapellait à toute la classe de le faire, comme avant les vacances. Ma fête n'était le «happening» de personne.
Je tiens à spécifier que j'ai toujorus eu de bons anniversaires pendant ces années mais que mes sentiments étaient... disons... partagés...
Ça a duré comme ça jusqu'au cégep. Au collège, c'était tellement l'fun! On recommencait les cours à la fin janvier... Ma fête était devenue la dernière célébration du temps des fêtes. Mes amis ont su, pendant ces quelques années, rendre ces anniversaires mémorables. C'était la belle vie, le début de l'âge adulte, ce temps où l'on frenchait dans un coin de sous-sol ou ce balcon où l'on fumait des clopes à trente sous zéro, le Saguenay loin devant. Car ma fête a toujours été rudement froide. Pas de fêtes sur le bord de la piscine mais une soirée intérieure où la maison se transformait en complexe de salle de réception.
Aujourd'hui, mon anniversaire du 10 janvier est aussi une bonne excuse pour me faire de plus gros cadeaux à Noël. Et vous savez, je ne m'en plaint pas, même lorsque vient la soirée de ma fête et que j'ai moins de cadeaux. J'ai l'impression qu'avec l'âge, c'est un jour qui perd de l'importance en moi, par refus de veillir peut-être ou par déni. Les cadeaux, je m'en moque. À Noël, j'en deviens presque toujours mal à l'aise et à ma fête, je savoure le bon temps, qu'il soit petit souper en tête à tête ou party dont on se souviendra longtemps.
Cette année, évènement très rare dans ma jeune vie, mon anniversaire, tombe... une samedi!!! Avoir été au primaire, j'aurais jubilé!
Connaissez-vous quelqu'un qui est né le 10 janvier? Éphéméride de vie:
  • Ma première blonde en première année est née le même jour que moi, au même hôpital. En fait, tout porte à croire que nous nous serions côtoyés à la pouponnière.
  • La marraine de mon filleul est né un 10 janvier.

dimanche 28 décembre 2008

Et si je dormais une semaine complète!

Honnêtement, je cherche encore les mots pour raconter les dernières bêtises que 2008 m'a envoyé. J'essaie de ne pas y penser, de laisser à mon imagination le soin de bien rêver pour la nouvelle année qui s'annonce.
D'abord, qui a parlé de «congé des fêtes»? Est-ce un virus, une maladie sournoise qui adopte notre corps chaque lundi pécédent la fête de Nouel? Ou est-ce une sorte de mascotte qui, au même titre que Papa Nouel, vient faire son tour afin d'égayer la galerie? Personnellement, je ne sens pas de repos dans ma cabane corporelle. Je m'apprête littéralement à avoir une semaine de mon-go-le...
Les célébrations dans mon royaume se sont pourtant bien déroulées. Le petit Olivier a été gâté, la petite Amélia était adorable, ma mère a fait sa tourtière (écoeurante!P) et ma tante Francine a bu du Porto. Mais c'est lorsqu'est venu le temps de partir que tout s'est mis à aller tout croche! D'abord, notre chère Annette, La Voiture Argentée, s'est mise à toussoter et à nous dire «check l'engine» alors que nous venions, moi et ma Bibitte, de quitter le cocon familial afin de nous rediriger vers notre Vire-Sud adorée... Deux heures de retard sur l'itinéraire pour poser comme diagnostique: le gaz a gelé! Mon père, dans toute sa bonté légendaire, nous a suivis de Chicoutimi à Longueuil, au cas où Annette s'avèrerait plus malade que nos estimations. Bilan de ce dernier 500 km... Rien. Elle a roulé comme un charme.
Le lendemain, mon père reprend la route en sens inverse afin de regagner sa terre natale du bleuet et du «cuter» (prononcé quotteur). À Drummondville, un de ses pneus éclate.
Le surlendemain, hier donc, je m'adonne tout bonnement à visionner les habs lorsque j'entends une goûte... et une autre... et encore... et encore... et ENCORE! Je me lève, l'oreille telle celle du renard pour me rendre compte que mon toit fuit, lentement, doucement, une goûte au 5 secondes. Je mets un sceau. Quelques minutes plus tard, c'est une goutte à la seconde et un autre endroit se met à dégoutter. Je vcais voir le proprio en bas. Je remonte... C'est le déluge. Cinq sceau jonche mon plancher. Nous perçons un trou à l'aide de ma drill... Ça ne dégoutte plus, ça pisse littéralement.
Aujourd'hui, le toit est réparé. Annette a fermé le «Check Engine».
J'attends les autres épreuves...

vendredi 5 décembre 2008

Interrogation mensuelle?

Une chose m'a toujours intriguée? Suis-je le seul à avoir un «festival des anniversaires» dans les deux prochains mois? Sous-question: Fait-on l'amour plus souvent en avril?

vendredi 28 novembre 2008

«Pas un party... un SOUPER de Noël!»

Faites jouer de la musique (James Brown, tiens!) et sortez votre plus belle chemise, ce soir, c'est mon party de Noël avec mes nouveaux confrères et consoeurs de travail...
I feel nice...
Like sugar and spice
So Nice... So nice... I got you
Vous me direz «so what» et c'est probablement le genre de commentaire que je fais lorsque mes amis m'annoncent ce genre de grandes nouvelles avec leurs trompettes. Parce que trop souvent, un party de Noël, c'est une excuse. Après tout, avec chaque party de Noël vient l'histoire de l'autre. Une année, un gars avait fait le cave en faisant des niaiseries pendant que l'employée-qui-avait-fait-l'audition-à-Star-Académie chantait à grande haleine au karaoké. Une autre fois, c'était «bar open»... Sur 40, 2 sont partis en ambulance, dont mon coloc de l'époque. Sans parler de la «super women» qui parlait au cellulaire en dansant un slow avec... moi! J'en ai parlé ici. Ou encore le chumy qui ne pouvait plus s'empêcher d'ouvrir les yeux et de se vôtrer littéralement et pendant des heures dans le décolleté envoûtant de l'autre, remarquable après tout, je l'admets bien( ça, j'en ai parlé ici)... By the way, et c'est le plus drôle de la chose, je suis tombé en amour avec ma Bibitte un soir de party de Noël... Nous n'avons que très peu fait parler de nous; l'histoire du «bar open» battait son plein. Au travail, c'est souvent politique!
En fait, je dois l'admettre, j'adore les party de Noël. Je devrais me sentir honteux. Parce que ce n'est pas pour les bonnes raisons. En fait, je sais pas mais on dirait que c'est le moment de l'année où j'aime ça rire du monde!
Bon, bon... ne soyez pas offusqués! Je ne suis pas méchant... je suis casse un peu, c'est tout. Toujours est-il que je préfère y être que ne pas y être...
Alors, qu'arrivera-t-il ce soir? Pour peu que je sache, on m'a dit que la soirée n'allait pas être trop wouhouhou... Que devrais-je faire?
Foutre le bordel! Prendre mon trou! Jouer les gentlemens! Saouler mon patron! Faire le ti JParfait! Partir le premier! Partir le dernier! Sortir après! J'ai bien hâte de connaître vos réponses...

lundi 20 octobre 2008

Pensée #1

En somme, il n'existe pas de monde meilleur que celui que nous faisons, à tous les jours, dans la continuité de ceux qui nous ont précédés et de ceux qui viendront. S'en rendre compte... Et agir en conséquence...

vendredi 3 octobre 2008

Attends encore un peu ma belle.

Un autre moment de nostalgie...
J'avais 17 ans. J'étais à la polyvalente. J'étais cool, je pense, pour une bonne partie de la populasse adolescente de mon école. Un vrai Ram Dam... J'avais une blonde, je conduisais, je ne me fesais pas carter dans les bars et je découvrais davantage la sexualité, comme tous les garçons de mon âge ou presque. Tous mes cours m'interessaient, avec différents niveau de motivation, mais je performais bien et j'étais considérer généralement comme un bon élève lors des réunions de parents. Je m'intéressait à l'art dramatique, à l'histoire, à la physique. Les maths, c'était plus compliqué. Mon rapport avec les chiffres n'avait jamais été bon mais mon prof était vraiment hot. Il s'appelait Magella, pour ceux qui s'en souviendront, au Royaume. Et il y avait un cours qui confirmait la règle, l'exception à cette routine régulière de mon cheminement scolaire sans fautes (je ne parle pas ici du latin, au début de mon secondaire!) et ce cours c'était Éconnomie! Une heure à tuer à chuchotter avec son voisin sur la pluie et le beau temps pendant que le prof faisait des triangles en se déplaçant devant le tableau à nous raconter l'histoire envoûtante et dynamique de la loi de l'offre et de la demande. Les rares fois où j'ai écouté mon prof m'ont permis de constater qu'en la matière, il était plutôt compétent. Une condition gagnante pour me confirmer, avant même mon ascencion vers le monde adulte, que l'économie et moi somme deux entités aux parcours inversement proportionnels à nos aspirations. On m'offrait actions et argents mais je ne demandais rien.
En ces jours merveilleux où l'homme canayen a besoin de se pencher sur la proposition à cinq qui s'offre à lui, l'économie devient l'enjeu. J'en dors... Chaque sondage me rappelle qu'ils vont rentrer, peut être majoritaire alors que je ne comprends pas. J'ai tendance à percevoir que plusieurs sont hypocrites et n'assument pas leurs choix. Parce que personne m'a encore fait l'éloge de Harper en buvant une bière ou en mangeant de la lasagne en famille. Personne! C'est peut-être parce que je ne sors pas assez!? Je perçois également une grande différence entre ici et le reste et je me demande ce que mes amis albertains pensent de tout ça. Un autre signe que nous sommes peut-être pas fait pour être ensemble.
L'économie donc. Le libre marché, ce conflit gangrènique entre riche et pauvre. Ce besoin de prendre le cash en adoration comme nos voisins du sud qui vont encore se faire avoir au moment même où je vous écrit pour en donner encore plus aux riches patrons de la haute (mais très basse) finance. 700 milliards de dollars pour dire une autre fois à ce libre marché qu'il peut rouler sa bosse encore, qu'il peut encore compter sur les états-uniens pour payer sans y rien comprendre. De notre côté, on constate lors du débat que Harper s'en lave les mains, que Dion veut aller prendre un café et en jaser alors que les autres ont strictement rien à proposer. Ça me coûte 40 dollars de plus d'essence par mois, sans compter l'épicerie qui a augmenté de 80$ par mois, sans parler de mon loyer qui augmente, de l'hydro qui augmente, de la carte d'autobus qui augmente et que mon salaire reste le même!!!! Facilement un 1000 dollars par année en moins dans mes poches... ce qui constitue une poussière dans le compte en banque de M. Esso.
Notre planète peut bien s'étouffer pendant qu'on parle d'argent. Il en sera de même pour un autre bout de temps. Les gens ne vont pas voter... parce qu'ils veulent y aller pour choisir le meilleur, pas le moins pire des cinq!!!

vendredi 26 septembre 2008

Pourquoi attendre au jour de l'an?

L'automne est là. L'hiver s'en vient. Je vais m'en cabaner pour la saison froide, respirant l'air usagé de mon 4 et demi en comptant sur ma vingtaine de plantes pour purifier un peu tout ça. Vous le savez peut-être déjà, je fume. J'ai commencé ça pour «avoir d'l'air cool»! Ça fait plus de dix ans. J'ai fait quelques tentatives infructueuses et malgré l'échec, j'en ai retenu certaines leçons qui me seront utiles très bientôt. Parce que je vais réessayer. Pour vous en parler, pourquoi ne pas en griller une... Je m'installe... Tout ce qui se rapporte à la cigarette désormais devient presque obsolète. Il reste peut-être la question «quoi faire en même temps que prendre un café?» à régler mais j'ai confiance. Tout problème peut se résoudre. J'avais aussi l'exclamation «boire une bière sans fumer, c'est impensable!» mais de la bière, je n'en bois jamais plus qu'une pinte ou deux maintenant. Mon estomac en a assez vu de ce côté, selon mes souffrances. Et ma tête n'est pas configurer pour ça le lendemain... J'ai de très beaux souvenirs en rapport avec mes «clous de cercueils»! J'ai débuté avec Mathieu et les «mentoles». Le temps d'une soirée et c'était fait. J'en ai retiré de superbes discussions et le tabac m'a fait décrocher de mes cours pendant les courtes pauses du reste de mon secondaire. Il y a des filles qui sont venues me demander du feu et qui ne m'auraient probablement jamais parlé si elles avaient été non-fumeuses. J'ai connu la cigarette dans les cégeps, le temps d'une session, et je me plaisais à enfûmer les Pas-Perdus en premier, tôt le matin, en écrivant quelques lignes sur mon cahier. L'image était toujours belle; je pouvais voir les rayons du soleil. Et dans les bars, ça mettait de l'atmosphère. J'ai toujours dit que lorsque j'aurais des enfants, ce serait dans un environnement non-fumeur. Pourquoi attendre que ma blonde soit enceinte? Je suis tanné de me faire dire d'arrêter, que c'est pas bon pour ma santé, de me faire moraliser par ma mère, de me faire chier avec mes fins de mois. Et puis, me semble que j'ai une bedaine qui pousse, lentement... Je sens que je stagne, que j'enrobe ma vie de pétrole. Ça me rend vache, je trouve. J'aime pas l'idée de me faire tasser dehors pour que les autres qui ne fument pas me «spot» et me regardent d'un drôle d'air. Je suis dégoûté du nombre de mégots qu'il y a partout et je désire pourtant protéger mon environnement. Je respire mal, je cherche mon souffle, mon purificateur d'air interne me toussote à l'oreille qu'il a besoin d'un autre filtre. Il en a assez de se faire prendre pour une route avant d'être asphaltée... Bon, bon... C'est pas bon, je n'ai pas à me convaincre. Arrêter de fumer, quoi de plus négatif pour un fumeur. Arrêter de fumer représente une montagne énorme où les échecs sont fréquents. Se mettre des «patch», mâcher de la «nico» ou croquer le bâton de cannelle n'y change rien... Arrêter de fumer, c'est plate, c'est triste, c'est une épreuve, c'est se battre à l'intérieur de nos veines, de nos habitudes. On devient bête, irritable et on se sent comme de la merde littéralement. Aucun fumeur ne veux «arrêter de fumer». Ils veulent simplement ne «plus fumer». Sans le passage, prendre une pilule et oublier le temps de l'haleine du cendrier. Ne plus avoir besoin. Ne pas avoir à subir le regard de celui qui me rit dans la face parce qu'il pense que je ne réussirai pas, comme d'habitude, comme tous ceux qui essaient, en pensant m'encourager! Cette fois-ci, donc, je prends une autre voie. Cachée, mais j'y crois. Je n'arrêterai pas de fumer, simplement. En fait, ça ne sera qu'une étape d'un projet de vie saine. Je ne focaliserai pas seulement sur ma clope, je vais aussi faire de l'exercice, manger mieux, faire plus de sport, manger plus de fruits. Je vais prendre l'argent gagné et je vais m'en servir pour ça. Pour me payer un trip de ski ou du sushi plus souvent. Je vais changer des mauvaises habitudes toutes simples comme me ramasser et essayer de structurer les activités qui m'intéressent, plutôt que de les reporter. Je vais sourire à la vie, sans rien d'autre que moi et mes pensées... La volonté, comme on dit. Je vais prendre un tournant! Je vais «rusher» et j'en ai envie. Je vais donc participer au défi «Arrête avec moi», initié par Marie-Hélène, une étudiante en Techniques d'intervention en loisir et qui fait son stage dans une école secondaire. Les objectifs sont semblables aux miens et je pourrai partager mon expérience avec les jeunes, s'ils le veulent bien. Je trouve l'idée bonne, du fait qu'elle vivra l'expérience elle aussi. Les jeunes n'auront pas les conseils de quelqu'un qui regarde de l'extérieur. Elle sera dans le «rush», elle aussi. De mon côté, je ne peux pas laisser mes chers lecteurs de l'Amérique ou de l'Ailleurs... J'ai quelques projets en ce sens, peut-être une espèce de série web-video-capsules-réalité. M'inspirer de ce que je vais vivre pour créer, ce qui fait parti intégrale de mon projet de vie saine. Enfin, je vais faire quelque chose pour rire un peu... de moi, avec vous!
Voilà, le défi «Arrête avec moi» commence le 12 novembre.

jeudi 4 septembre 2008

Qui est le meilleur moron?

Pour faire suite à mon dernier billet, les dernières rumeurs veulent que des élections fédérales aient lieu le 14 octobre 2008. Ça fait dix ans que je vote cette année. Mon premier vote, je l'ai fait sur le référendum de 95. Depuis ce temps, j'ai l'impression de voir passer une suite de coq sans cervelle. Or, nous voici donc, fils et fille du 21ième siècle, en 2008, à l'aube d'un nouveau gouvernement canadien. Mais franchement, cette année, la cuvée est désastreuse. Du plus loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu à choisir pour le meilleur moron. J'ai déjà eu à choisir les meilleurs au ballon, des employés au travail ou ce que je vais mettre dans ma sauce à spag mais là, je suis mal barré. Vraiment. Je disais ça, cette semaine, à un confrère de travail, qu'entre Harper et Dion, je me sentais entouré de merde... Il m'a répondu: «Tu ne voteras pas pour Dion!?»... ce à quoi je n'ai pas répondu. Je vais probablement voter Bloc... mais avec total désabusement. Je veux dire, la souveraineté est rangée dans le tiroir jusqu'à la «prochaine fois» et pour le reste, voter Bloc ne sert qu'à faire «bloc», justement. Rien pour l'avancement recherché. Je ne veux pas faire blocus pour le restant de mes jours! Je voterais Layton mais, que voulez-vous, j'ai de la misère avec sa moustache... Ce qu'il cache dedans. Avec Layton comme PM, je me sentirais comme avec un jeune homme de 16 ans qui conduit une voiture pour la première fois sur la 20... Honnêtement, ce que propose Dion avec son tournant vert est tout de même un exercise louable. Ça prenait un certain cran pour se mouiller et la gars l'a fait. La loi sur la clarté, ça m'a fait chier. Que voulez-vous, comme disais Chrétien, moi, j'ai voté oui en 95. Mais, en me faisant l'avocat du diable, je parviens (il faut que j'aille quand même chercher ça loin) à me dire qu'il avait un job à faire et qu'il l'a fait en essuyant le tir. Il s'est gâché l'existence, la crédibilité, la réputation mais il l'a fait, jusqu'au bout et il en récolte encore les conséquences... En ce qui concerne le reste, ses liens avec Chrétien et la corruption de son parti, je n'en tiens pas compte. Tous ont un lien avec un connard et la curruption est dans tous les partis, j'en suis convaincu. Pendant le scandale des commandites, les fins stratèges (sic) des autres partis devaient rire aux éclats et mener une belle vie. Côté conservateur, Harper, je ne suis pas capable. Ce gars-là semble être en poste pour l'unique intérêt des magouilleurs économiques de son cercle d'ami et/ou de connaissances. L'attitude de cet homme sur le plan environnemental nous a rendu «retardés vert» et je crois que ce recul ne sera jamais rattrappé. Pire, l'indifférence de Harper sur ce plan aura eu des conséquences mondiales sur la lutte écologique. Parce qu'on aurait pu montrer l'exemple, comme pour la paix, il y a quelques temps. Et je ne parle pas du reste...
Alors, Harper ou Dion? On pourrait tourner en rond des heures et rester dans l'impasse total. Des fois, je me dis que le parlement devrait être dans une grosse boule en verre avec de la tite neige pis lorsqu'on serait écœuré, on pourrait la brasser et changer tout le monde one shot... L'image vient d'ici

vendredi 29 août 2008

Le PM est peut-être un gros jambon...

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'ai plus vraiment envie de manger du bologne!!! Avec toutes les écoeuranteries que j'entends depuis les derniers jours, je me demande qui a eu la brillante idée de créer une viande du type. Remarquez, ça va un peu comme le monde dans lequel on vit. Des fois, j'aurais envie de me retirer dans le bois et d'y hacher du bois mort le restant de mes jours! Ainsi, notre bon PM a choisit ce moment précis pour nous faire part de son goût de déclenché des élections. Non mais sérieux, on est vraiment mal barré! Des élections pour élire qui au juste? Je sais, je me répète mais j'ai hâte qu'on passe à autre chose. Bof, je sais, ça va pas si mal ici. On chiâle sur la pluie et dans quelques temps, ce sera la neige... Nous vivons des temps gris quoi. Avez-vous des fois cette envie de tout laisser tomber et de partir au Yukon? Moi, des fois, ça me pogne mais bon, j'ai une connaissance qui s'y trouve et elle m'écrit que son hôtel est le plus miteux qu'elle n'a jamais vu... Et une tente au Yukon, ça doit pas être ben chaud! On a beau vouloir se changer les idées en voulant faire le ménage, reste qu'à un moment donné, c'est chiant. Aumoins, avec la neige, on a l'impression de pelleter quelques problèmes, non?

mardi 15 juillet 2008

Vive le sud!

Plusieurs fois avant de venir habiter la Vire-Sud, je me disais que j'aimais bien cette idée d'habiter à côté de la cité, de la voir sans être dedans. Après tout, quand on regarde les gratte-ciel de la 132, force est de constater que le temps des villages de tentes amérindiennes sur ces terres magnifiques de l'Amérique est révolu.
Je me rends compte que j'ai perdu un peu de mes repères en étant dedans, en y vivant le présent de trop de jours. Je ne sais pas si c'est ma lubie, si c'est de la folie ou une sorte d'agoraphobie mais cette ville me faisait mal. Je me rends compte qu'elle était à l'opposé même de mes valeurs, de mes principes. Partir d'une maison sur une colline d'herbe dans un paysage fantastique et aller se foutre dans le bordel des métros et des autobus aux deux minutes était peut-être drastique pour moi. J'aurais dû avoir la clairvoyance de louer avec un balcon...
En fait, je n'ai rien contre Montréal. Vous pouvez en prendre bonne note. Me citer, même! Ce n'est juste pas fait pour moi, cette affaire-là. J'ai besoin de vent, de vert et d'oiseaux autre que des pigeons ou des mouettes. J'ai besoin de sentir l'herbe qui agrippe la chaleur sous mes pieds plutôt que le béton qui me la renvoie, d'entendre le silence se tailler une place dans le matin des rosées, comme celui d'aujourd'hui et de voir des gens... qui ne courrent pas. Chacun ses goûts.
Chers lecteurs, je parle de moi... j'ai un nombril de blogueur gros comme ça! Mais c'est l'été et je fais léger. Entre un coup de perceuse et un coup de balai, je me foue un peu qu'Harper ne veuille pas aller en Chine. Aller... sortez et profitez-en. Dans quelques mois, -40 degrés celsius!

mercredi 4 juin 2008

Le JP ramasseux de cossins!

En faisant mes boîtes, je me rends compte que j'ai été un collectionneur de mon passé et j'ai l'impression que l'élastique qu'est ma vie l'étire de plus en plus loin derrière. Je suis tombé sur des lettres de St-Valentin de mon école secondaire qui date de 1995. Treize années. Je suis tombé sur des vieilles lettres d'amour, des vieilles correspondances, des billets d'autobus de mon voyage en Alberta. J'ai fait le tri dans mes vêtements et, sérieux, je me demande si je vais charger la St-Vincent-de-Paul tellement j'en ai à donner. Et des outils!!! Mon beau-père me les offre en cadeau. Il en a fait une sorte de tradition... En fait, il est le principal commenditaire de mon coffre à outil. Et aujourd'hui, il serait content de savoir qu'ils ont tous été triés et rangés et que la batterie de ma perceuse électrique est sur la charge. Car j'aime bien avoir des outils, finalement. C'est rassurant de savoir que j'ai une pince ou un marteau. Je l'en remercie encore d'ailleurs!
J'en reviens donc aux gogosses. Je ramasse plein de truc et même des choses dont je n'ai plus de souvenirs. J'ai retrouvé les cassettes du temps où j'enregistrais mes chansons favorites à la radio et que je les écoutais en passant les journaux... J'avais douze ans! Des vieilles cartes d'identités, des photos perdues ou de vieilles découpures de journaux montrant mes exploits en karaté. J'ai pris un peu de tous ces souvenirs et je les ai mis dans une boîte à chaussure blanche. J'ai négocié serré avec ma mère pour l'envoie d'une boîte supplémentaire dans son sous-sol. Les pourparlers ont été difficiles mais j'ai réussi à obtenir mon point. Dans quelques années, je me retrouverai face à cette boîte au trésor et je l'examinerai de plus près.
Un déménagement ne se fait pas seulement d'un endroit à un autre, il me semble. On en vient tous à se décrasser un peu, en faisant nos boîtes et en remettant tout en place, dans un décor complètement différent... Non?

vendredi 23 mai 2008

«Héééé.... Rapport!»

Le chat est sorti du sac. Le Rapport Bouchard-Taylor est publique. Ho... je m'excuse. Je ne voulais pas les traiter de chat! J'espère que je ne serai pas perçu comme raciste!? Se faire traiter de chat, ce n'est pas si discriminatoire que ça. Un beau gros rapport donc, un «rot» quoi, la vidange d'un trop plein par deux hommes nommés par le gouvernement pour nous dire ce qu'on est, à leurs yeux.
Dès le départ, je n'y croyais pas. D'une part, parce que je trouvais que notre gouvernement laissait encore une fois ses culottes sur la corde à linge plutôt que de les mettre. D'autre part, parce que toutes ces histoires là n'avaient ni queue ni tête. L'histoire de la cabane à sucre, par exemple. Faire sortir des gens de l'endroit pour prier en paix... et demander qu'il n'y ait pas de «bines» avec du porc, je le conçois, c'est pousser fort. Mais qui était le ou les fanatiques qui ont demandés ça? Ils étaient combien? Quelques dizaines, tout au plus, livrés à un «grand chef» peut-être en proie à une crise de supériorité et qui revendiquait, nostalgique de son Arabie natale, le droit de foutre tout le monde dehors pour prier Allah? Nous sommes loin d'une majorité d'une communauté. Et le québécois, était-ce un «Pierre Bruneau» ou un «Maire Gendron»? L'histoire ne nous l'a jamais dit. La télé nous l'a raconté mais avec quels mots? C'est certain, il est facile de dire que les médias ont exagérés. C'est facile... C'est même sûrement vrai. Mais au-delà de leurs exagérations à nous colporter des histoires rafistolés, qu'elles sont nos perceptions? J'ai l'impression que bien des gens boivent le TVA 18h comme un verre de Pepsi sur le patio... D'une traite! Et pourtant, il est de notre responsabilité, en tant qu'individu, de faire la part des choses lorsqu'on lit un journal ou écoute le bulletin d'info. Je ne veux pas faire de «bashing» (j'en fais, je sais... Les citer en exemple est si facile!) mais je sais bien que si je prends mes nouvelles dans un journal dont la première page porte sur le nombre de grains de sel sur les frites de chez Mc Do... je risque peut-être de ne pas avoir un article aussi sérieux que je le voudrais sur la malbouffe! C'est la même chose pour la télé. Si je dis «il faut en prendre et en laisser», j'ai l'impression que ça va encore illuminer quelques personnes... et ça me fait peur!
Et pis, le criss de crucifix! Comment le dire autrement, dans le fond! Car après tout, je trouve ça tellement ridicule. Que le Christ soit en haut du siège du président de l'Assemblée Nationnale, cloué à sa croix en bobette, n'a jamais réussi à forcer le gouvernement à garder les cours de religions à l'école, à ce que nos gouvernements investissent davantage dans la lutte contre la pauvreté, à une aide supplémentaire au Darfour, à une baisse du prix de l'essence, à une victoire au référendum... À mon sens, il ne fait que partie du décor et depuis longtemps. Influence? Laquelle, dites-moi, alors que nos soldats allaient se faire tirer dessus par les talibans? Je mélange les affaires? Oui, et j'adore ça! Qu'on cesse de nous rabbattre les oreilles avec la croix. Le Christ sur sa croix n'a rien fait pour les orphelins de Duplessis non plus. L'enlever ne me dérangerait pas. L'enlever ne changerait rien! Après, il faudrait peut-être mettre un cercle blanc sur le Fleurdelysé au lieu d'une croix? Ou un «X». J'appelle ça une pure perte de temps et d'énergie. Et je passe par dessus la dépense inutile... Ça non plus, le Christ de l'Assemblée n'a rien fait pour ça.
Dans cette foulée bestiale des fuites et de la frénésie du dévoilement du document, j'ai remarqué l'émergence d'un autre débat portant sur le «québécois de souche». Permettez-moi d'abord de rire un bon moment! (...) Je suis d'accord avec Pauline Marois lorsqu'elle fait la comparaison avec Elvis Gratton et cette fameuse scène dans l'avion. Certains trouveraient le terme réducteur. Les commissaires préfèrent le terme «Québécois d'ascendance canadienne-française». Là, je me sens réduit! Réduit de comprendre que j'ai trois nationnalités! À force de s'acharner sur les mots, on fini par se demander si dans quelques années, nous seront comme Voldemort dans Harry Potter et qu'on nous appellera «ceux dont on ne doit pas prononcer le nom».
J'ai fait une belle rencontre dernièrement au travail. Un québécois d'origine africaine. Un chic type, vraiment. J'ai été surpris quand il m'a dit qu'il avait immigré au Saguenay, qu'il recherchait le dépaysement total. Il y a habité pendant des années. Il comprend l'accent du coin, quand je lui parle. On se remémore les côtes à Chicoutimi, ses paysages et son grand air. Ce gars a tout d'un québécois, y'a pas de doute. Il en est un. J'ai travaillé avec des chinois, des vietnamiens, des roumains, des polonais. Je n'y ai vu aucune différence à part la peau, les yeux bridés et l'accent. On se respecte, on est civilisé. Avec ce rapport, je suis toujours aussi stupéfait d'abord qu'on pense que les immigrants ne veulent pas s'intégrer. À mon sens, majoritairement, ils le font tous très bien. Se poser cette question, c'est donné de l'importance aux quelques exceptions qui sont venus ici pour foutre le bordel. Ensuite, je crois que les québécois ont un sérieux problème identitaire qu'ils ont transposé sur les immigrants. La commission aurait dû porter sur notre propre perception plutôt que sur ceux des immigrants.
Bon... Ce rapport n'est pas de la merde. Il existe pour rien, voilà tout. Qu'on recommande de favoriser l'immigration en région, le fancisation des nouveaux arrivants et une meilleure reconnaissance des compétences de ceux-ci sont des choses évidentes à mes yeux et même, aux yeux je crois de la majorité des gens que je connais, de tous âges, de tous lieux. Nous n'avions pas besoin d'un rapport de quelques millions pour ça. Le rapport semble conclure que la «crise» des accomodements raisonnables est l'oeuvre des médias. Pour ma part, je constate que c'est notre gouvernement qui aurait dû simplement mettre le pied à terre.
Une société saine peut se poser la question. Mais ce sont dans les gestes qu'on la reconnait à sa juste valeur. Il est plus que temps de passer à autre chose.

jeudi 15 mai 2008

Endormis au gaz!

Je viens de lire un article sur cyberpresse.ca qui parle d'un changement d'attitude des consommateurs d'essence. (voir ici) Je me souviens personnellement avoir vu l'essence à 0,42¢ le litre dans les années 2000... C'était en Alberta! Quelques années plus tard et c'est l'enfer pétrolier. Personnellement, je trouve qu'on pelte! Oui, chers lecteurs, il n'y a plus de neige mais on cherche à utiliser nos pelles quand même, par habitude peut-être, ou pour se déresponsabiliser, encore. On avance des solutions... Comme s'acheter un véhicule plus économique. Soit, Annette est peut-être «économique» mais ce n'est certainement pas au niveau de l'essence que je dois lui payer. C'est quand même étrange que les voitures «VUS» ou intermédiaires commencent à s'offrir sur le marché en version hybride et que les compactes, comme la Yaris, boudent dans leur coin contre l'électricité!!! Il me semble que si on veut économiser, on devrait miser sur les petits véhicules! En ce qui concerne la technologie, je crois ardemment qu'elle est prête... mais qu'on nous fait languir. Les compactes s'achètent plus que les VUS de nos jours et dans notre coin de pays.
Une autre merveilleuse solution est de prendre les transports en commun. Oui, je veux bien... Mais l'autobus en consomme aussi, du pétrole. Si tout le monde prennait l'autobus, il faudrait en ajouter; ça en ferait moins, oui, mais ça en ferait quand même, des émissions polluantes. Le problème ne serait pas régler. Il serait moins pire! Ça serait déjà ça. Mais alors, où sont les tramways électriques, le métro dans l'est de l'île, le TGV entre Québec et Montréal? Tout cela prend énormément d'investissements. Il me semble que ce serait un beau projet de société, comme la Baie James à l'époque de Bourassa. On s'endetterait, certes, mais ça créerait de l'emploi et donc, de la richesse. On dépenserait moins d'argent à rattrapper le temps perdu et avec un peu de bonne volonté, on en serait capable. Au lieu de se chicaner sur l'absence de Charest à La Rochelle! Le truc avec le transport en commun, c'est qu'il n'offre pas la même souplesse, le même confort, la même liberté. On ne peut donc pas miser uniquement sur ça mais aussi pousser le développement en matière de voitures électriques. Ces choses vont de paires! C'est facile pour Pierre Bruneau de dire à son bulletin d'info de tous se lancer sur les trains de banlieues mais le gars qui habite à La Malbaie en a rien à foutre. Y a-t-il seulement des taxis?
Tout est fait de plastique. Mon ordi, ma télé, ma cafetière, le bout de mes lacets, ma brosse à dents et j'en passe. Si j'ai besoin d'une télé, du jour au lendemain, je suis mal barré si tout ce qu'on m'offre est fait en plastique! Je veux bien acheter une télé faite avec un matériel à base de caca recyclé mais si on ne me l'offre pas, si ça n'existe pas, je vais m'acheter une télé en plastique et vlan... pour l'environnement.
Les gens sont de ce fait dépassés, à mon sens. Quand Esso est plus fort dans la balance que mon premier ministre, que voulez-vous, je me sens piégé. Alors quoi? J'attends après ma mort? La disparition de ma race?

mercredi 30 avril 2008

Quelques silences (...)

Parlons pour jaser. Après tout, il n'y pas grand chose à dire à part parler du Canadiens. C'est peut-être pour ça que ça va bien pour notre bon premier ministre et qu'il a la cote auprès de la populasse. (...) Il y a pourtant bel et bien une crise alimentaire mondiale. L'ONU est sur le coup, Harper a annoncé une bonification de 50 millions des programmes d'aide. Pour ceux qui ne le savait pas, vous êtes au courant! (...) C'est l'essence qui cause tout ça. Remarquez, je ne suis pas assis dans le bureau du skyscraper de ma compagnie de finance. C'est ce qu'on me dit, point. J'ai l'impression qu'on est en train de céer un problème afin d'en éviter un autre. En fait, c'est plus qu'une impression, si je peux être franc. Avec l'éthanol et notre bientôt célèbre plan de rechange, on a fait grimper le prix des céréales, à la base de notre alimentation. L'homme, de la planète terre, en tirera-t-il une autre leçon? (...) Je ne suis pas nécessairement d'accord avec ce plan B. J'ai toujours trouvé que c'était une fuite, l'essence avec du blé d'inde! Des émissions polluantes, ils s'en dégagent également, et le vrai changement aurait été de... changer! (...) Nous sommes en démocratie. Il y a des gens qui représentent nos communautés et qui prennent les décisions «d'équipe» pour nous. J'ai bien beau recyclé, vouloir faire du compost quand j'aurai mon foutu balcon, ménager l'eau, l'électricité et mes déplacements, si le voisin s'en moque, et ben, j'écope. Mais je vais continuer; j'ai un peu d'orgueil quand même. (...) J'écris beaucoup ces derniers temps. À ce rythme, je crois bien que j'aurai terminé mon roman cet automne. Ce n'est pas une promesse... c'est un «si»! C'est pourquoi je blogue moins. Je m'en excuse, chers lecteurs... (...) Certains se trouvent à dire qu'on devrait mettre Halak devant le filet ce soir. Parce que Price n'a pas été fort les derniers matchs. Ridicule! Il n'a pas été si mauvais... Je soupçonne plutôt que le problème est directement lié au mauvais état de la glace du Spectrum, à Philadelphie. La rondelle sautillait, faisait de mauvais bons, et c'est clair qu'il y a des imperfections devant le filet de Biron qui faisaient ricocher la rondelle sur les poteaux. Price n'a rien à voir là-dedans! (...) 2-1, pour le CH. (...)

lundi 21 avril 2008

Le septième joueur.

J'en reviens donc... Il n'y a rien de plus stimulant que de conquérir un nouvel espace de travail. C'est du moins dans cette veine que je tente depuis une semaine de me faire une place dans cette nouvelle pharamacie, sur la rive-sud. À chaque jour où je me dirige vers mon travail, je fais un petit détour en passant devant mon nouvel appartement dont nous prendrons les clés en juillet. Je regarde les balcons, les arbres qui bourgeonnent et je ne peux m'empêcher de rêver que j'y suis déjà.
Je me suis rendu compte que là où je travaillais, à Mourrial, c'était une vraie job de cinglé! Bon, je serais tenté de dire que c'était dans une ville de cinglés mais je ne veux pas mettre tout le monde dans le même panier et puis... je suis encore une habitant de cette ville! Sérieusement, c'est fou de constater à quel point le rythme de vie d'une population peut changer d'une rive à une autre. Les gens semblent plus tranquilles, plus courtois, moins pressés. Je peut travailler vraiment et non pas seulement «patcher» les trous en «rushant» comme un débile, si vous voyez ce que je veux dire. C'est rassurant, c'est sécurisant. J'ai travaillé pendant 6 ans en donnant mon 100% dans un endroit où les patrons ne m'ont jamais donné de tape dans le dos. En une semaine, j'en ai eu deux de mon nouveau patron! Alors, au diable les regrets, si j'en ai eu.
Je reviens sur le rythme de vie. Je suis allé profiter de la belle fin de semaine en allant faire un tour avec un ami au parc Lafontaine. Nous n'étions pas les seuls à y avoir pensé. Il y avait plein de monde. On s'est assis au soleil sur un banc de parc et on a regarder le décor dont le blanc se liquéfiait et dont le vert s'étallait sous les cris des passants. C'était rudement bon. C'était tranquillement bon. À l'aube de la trentaine, je me pose des questions. Mon ami est dans le même bateau. Peut-être que le chiffre 30 nous force à réfléchir ou peut-être est-ce une chose normale faisant partie intégrante de notre évolution.
Avons-nous perdu le contrôle? Je ne ressens pas avoir le contrôle sur l'économie, l'environnement, le prix de l'essence, la crise alimentaire... Seul, je suis limité. Et il me semble que la solidarité est une autre chose que je ne contrôle pas. Partout, on parle de mondialisation mais il me semble que l'humanité ne se mondialise pas. Elle ne se «collectivise» pas. Au bout du compte, on se ramasse seul et poussière. Quand la seule chose qui semble ralier les gens est le CH, on ne peut que se demander où sont nos grands projets? L'année dernière, plus de la moitié des gens qui vont regarder le match de ce soir se disaient que c'étaient des gros jambons! Vous ne trouvez pas ça ridicule un peu, vous? Sans rien enlever à cette équipe à laquelle on souhaite le meilleur et qu'on encourage, je me demande ce que vaut ce septième joueur dans la vie de tous les jours? Parce qu'à part au Centre Bell, on ne le voit pas nul part...