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mardi 11 septembre 2007

Le billet de la rentrée d'Amérique.

Bon! Disons que pour l'instant, Huguette (ou Hugo, c'est selon...) semble tenir le coup. Je peux donc m'adonner à nouveau au plaisir d'écrire sur mon blogue. Comme vous vous en êtes peut-être rendu compte, je n'ai pas écrit beaucoup cet été... Pis? J'en ai profité et vous en avez sûrement fait autant. Je vais donc tenté, là, maintenant, sous vos yeux rivés à votre écran, de faire de cet été rempli un savoureux condensé, un peu comme une soupe en canne dans laquelle on doit ajouter de l'eau...
Le JP d'Amérique. Je tiens ce blogue depuis quelques mois déjà. Je dois admettre que je suis toujours aussi satisfait de mon expérience, bien que ma blonde soit meilleur dans ce domaine... (la satisfaction!) Surtout, j'ai été agréablement surpris de constater qu'on me lise! Je sais que je suis loin d'être un «célibataire urbaine» (est-elle morte ou vivante?) au niveau «je suis un blogueur cool et aimer de beaucoup de gens», ce que je ne recherche pas nécessairement, mais plusieurs personnes m'ont commenté... On m'a dit qu'on était accro., qu'on attendait mon prochain billet avec impatience, à quelques reprises. On m'a aussi dit que j'avais une très belle plûme. Plusieurs se demandaient ce qui se passait depuis quelques semaines et j'ai constaté de visu un bon nombre de mes lecteurs, anonymes, qui ne laissent pas de traces de leur passage.
Je tiens à vous dire merci. Ce blogue est pour moi une expérience bien personnelle et vous la partager me fait sentir comme une fleur en plein milieu du couchant de juillet. Avec les papillons, en plus.
Les vacances d'Amérique.
J'ai eu de superbes vacances. Nous sommes allés dans Charlevoix, au parc des Grands Jardins, dans le but de faire du camping, de relaxer et de faire l'ascension du Mont du lac des Cygnes, qui culmine à 980m. d'altitude. À partir de Montréal, nous avons fait fi des autoroutes! Nous avons pris la 138 jusqu'à Trois-Rivières où nous avons traverser le pont Laviolette, sur lequel je n'étais jamais passé. On a ensuite pris la 132 jusqu'à Québec pour ensuite retourner sur la 138 jusque dans Charlevoix. Je vous conseille d'ailleurs cet itinéraire. Il n'y a pas de trafic, c'est paisible et les paysages valent cent fois ceux de Drummondville, St-Hyacinthe ou le Madrid réunis!
Côté température, nous avons eu le combo moitié-moitié. Mais le soleil fût là aux bons moments et cela nous a permis de découvrir des paysages majestueux, un peu comme si l'Irlande s'était amouraché du Québec, le temps d'une journée ou deux. Comme une image vaut milles mots...
Le long du fleuve

Le Mont Ste-Anne, la tête dans les nuages

St-Urbain et le Mont du lac des Cygnes en arrière-plan

La montagne en question

La vue d'en haut

L'île aux Coudres Et moi, gallopant sur le bord de la route, haha!

Je tiens à remercier ma Bibitte qui a pris autant de cliché que moi! Et je n'oublie pas Annette, la voiture Argentée, qui en a sué un coup!

Le conventum.

J'ai finalement eu un véritable et merveilleux conventum où j'ai pu serrer la main des ennemis de jadis ainsi que des vieux amis d'antan. On aura fait quelque chose de bien avec tout ça, finalement. Sur le plan personnelle, ce fût la soirée des ex. La première personne à arriver après moi (qui était le deuxième) fût Marie-Claude. J'ai eu une histoire d'amour adolescente, tout ce qu'il y a de plus Watatatow, avec elle alors que j'avais 15 et 16 ans. Plus tard, je vis arriver Annie, ma première blonde, en première année, qui m'avait laissé parce que ma mère m'avait obligé à aller magasiner pour des vêtements au lieu de me laisser m'amuser avec cette fille... Au souper, j'étais assis à une table de huit où était assise également Julie, premier grand amour (j'avais 13 ans) et Manon, que j'ai aimé aveuglément mais qui m'a laissé pour un cadet.

Ouais, c'était étrange mais rigolo à la fois. On a eu du fun, on a rit de nos trips d'ado! C'était un peu comme revivre notre bal, dix ans plus tard. Mais, à mon bal, j'étais accompagné de Nathalie, qui avait pris du soleil pendant la journée pour avoir un beau teint bronzé et qui était arrivé au bal rouge comme un homard. À 23h, elle était partie! Mais Nathalie était plus jeune que moi. Elle ne faisait pas partie de cette promotion. Ça aurait été drôle de la voir également, non!?

À la fin de la soirée, mes bons vieux amis me tètent pour sortir au bar où nous allions à l'époque - «envoye!, ils vont tous être là!» - et qui était un pub nommé Le Guinness. Mais en 2007, c'était maintenant un bar lounge nommé Le Bao... et ça ne me disait vraiment rien! Mais comme mes amis sont persévérants... Nous nous sommes finalement rendu au Bao. Et c'est à cet endroit, dans le plus pur des hasards, que j'ai fait la rencontre surprise de Nathalie, la fille qui, il y a dix ans, était ma copine et rouge comme un homard! Plutôt capoté, hein?!

Je dois en parler, de Cédrika

Quel drame! Bon, vous connaissez toute l'histoire. Mais là, le cellulaire à Poirier, c'est beurré épais en svp! Comme je le disais précédemment, ne manque que l'hélico et les commentaires de Denise Bombardier. Et pis, Frank qui a vu un camion rouge dans un stationnement à Mourrial... Bon, peut-être qu'il n'a rien fait, figé par ce qu'il voyait. C'est correct, je peux comprendre, mais au moins deux chiffres de la plaque aurait suffit putain! Et pis la police qui attend un mois avant de donner une description du véhicule et du suspect. Y'a dû en faire du millage, le gars, pendant tout ce temps... pas fort.

Brian Mulroney

J'ai regardé l'entrevue, étant curieux politique professionnel. Mais il y a quelque chose dans cette histoire qui reste nébuleux. Brian a ben beau dire qu'il l'a laissé tombé alors qu'il en avait besoin, il m'a donné l'impression qu'il y avait anguille sous roche!

Les feux de forêts en Grèce

... suivis par des innondations. Faut pas être trop chanceux. La nature ne se contrôle pas comme un gun! Voilà un autre exemple.

La guerre aux talibans en Afghanistan

Sortez-nous de là, calvaire. Allons au Darfour, tant qu'à faire. On serait sûrement plus utiles!

Le 11 septembre 2001

Il y a de cela six ans, près de 3000 personnes sont mortes à cause de 19 personnes. La vie ne tient vraiment qu'à un fil. Et depuis... Ground Zero est toujours vide, l'Irak toujours instable, les talibans courent toujours et Ben Laden fait toujours dans la vidéo amateur.

Bonne journée à tous et à bientôt!

vendredi 22 juin 2007

Vive les joies de la technologie!

Chers lecteurs, voici l'histoire courte d'un homme et de son rapport avec la vaisselle!
Dès l'âge où j'eûs l'agilité pour manger avec des ustensiles, ma mère me fit manger avec une cuillère dont le bout était orné d'une tête de lapin, semblable à celui du Quick. Qu'il était bon le temps où je bouffais mes Froot Loops avec mon lapin en discutant de ma journée de la veille avec Toucan Sam. Dès lors, je mange toujours des Froot Loops!
À cinq ans, j'avais peine à concevoir où maman mettait la vaisselle à la fin d'un repas. Elle empilait le tout sur le comptoir et le lendemain matin, tout avait disparu. Puis, ça recommencait. Et il y avait ce bruit sourd, la nuit, comme une laveuse mais je ne savais pas vraiment c'était quoi.
À 7 ans, j'étais assez vieux pour savoir que c'était le lave-vaisselle qui faisait du bruit comme ça. Et puis, je me couchais plus tard alors, je le voyais. Même que des fois, je jouais tard au tites-autos et ma mère ne s'en appercevait pas. Mais j'avais de la difficulté à comprendre pourquoi mes parents lavaient la vaisselle alors qu'ils avaient... un lave-vaisselle. «Les adultes ne sont pas toujours intelligents», que je me disais.
En sixième année, à 12 ans, on ne me la faisait plus. J'avais enfin réussis à remonter l'échelon social de mon école et ainsi on me choisissait désormais dans les premiers pour jouer au ballon chasseur. J'avais eu deux blondes déjà et je n'avais plus besoin de flotteurs pour aller dans la piscine. Alors, j'en savait encore davantage sur la vaisselle. Je savais que mes parents ne mettaient pas TOUT dans le lave-vaisselle. Eux lavaient les chaudrons, poêles et autres éléments culinaires difficilement décrottables. J'avais déjà compris que le lave-vaisselle n'était pas un robot qui faisait le travail à notre place. Il était cependant un allier redoutable pour mes parents et pour ma personne puisque je savais également que c'était grâce à lui si je ne faisais pas de vaisselle à la maison. Mais, à cette époque, je m'interrogeais tout de même à savoir pourquoi mes amis n'aimaient pas la vaisselle. Moi, elle me foutait strictement rien!
J'avais des boutons, un peu, et je n'avais pas vraiment trouvé de style vestimentaire mais j'avais 16 ans et Dominique Racine, la poly des secondaires 4 et 5 à Chicoutimi, m'attendait les bras ouverts. L'année précédente, je m'étais découvert de nouvelles aptitudes en art dramatique et c'était, à ce jour, une passion. Je n'étais plus vierge, ce qui est, dans la masculinité, une étape importante dans notre cheminement social. Cela me donnait cette assurance que les autres ressentent.... mais bon... je ne m'égarerai pas là-dessus... C'est dire, du moins, que je comprenais assez facilement que si les autres n'aimaient pas faire la vaisselle, c'était parce qu'ils la faisaient! Ma mère, fille d'une famille de 3 filles et un garçon, faisait la vaisselle plus souvent qu'à son tour. Un jour, elle se dit qu'elle ne ferait jamais faire de vaisselle à ses enfants... et elle tint parole. À cet âge cependant, je ne m'interrogeais plus sur la vaisselle... J'appréhendais simplement le moment où j'allais quitter le nid familial et mon ami le lave-vaisselle et où j'allais être résigné, obligé même, de faire la vaisselle.
Montréal. La ville aux milles feux où tous s'accordent pour dire qu'il y a toujours quelque chose à faire à Mourrial. Et ça parait si beau, si simple, si merveilleux, qu'on ose jamais y croire vraiment. J'avais 21 ans et je débarquais de mon voyage en Alberta qui avait duré un an et qui m'avait permis de partir de chez mes parents. La famille qui m'a hébergée était cool et ils avaient un lave-vaisselle. Mes craintes pouvaient attendre. Mais là, dans mon appartement miteux de la rue Masson, Montréal, Québec, Canada, je savais que je ne pourrais m'en sortir davantage. Deux semaines plus tard, je me claquais ma première méga brassée de vaisselle en solitaire et le travail a duré deux heures!
À 22 ans, je déménage avec un coloc, me disant que la vaisselle sera moins longue à faire à deux. J'étais loin de me douter, cependant, que mon coloc et ami était aussi un maniaque de la propreté. Les deux ans qui suivirent me firent finalement réaliser, à propos de la vaisselle, que je l'emmerdait royalement, que j'en avais rien à câlisser, pis que si ça n'était pas de la pollution que cela aurrait engendrer, j'aurais bouffer dans des assiettes de plastiques jusqu'à la fin de mes jours parce que la vaisselle... la vaisselle... enfin... je n'aimais pas faire la vaisselle. Mais je devais me résoudre à la faire.
À 26 ans, j'habitais avec ma conjointe et nous étions beaux. Il y avait eu de l'amélioration... Elle était mince, en fait. Quelques fois, on accumulait un tas, d'autres fois, on se faisait la morale, moi et ma Bibitte ou bien on réussisait à faire une série de quelques jours en la faisant quotidiennement. Mais elle non plus n'aimait pas la shlagen de vaisselle.
Aujourd'hui, j'ai 27 ans. J'habite toujours avec ma Bibitte. Et nous venons, pour célébrer nos deux ans de vie commune, de nous acheter un lave-vaisselle. Toucan Sam m'a dit que c'était une bonne idée!

lundi 21 mai 2007

Le silence de la cité de mai me fait voyager

Ce que j'aime de la nuit, c'est le silence. Le murmure de la cité et sa brise de mai qui donne envie de tout. Ça me rappelle toujours la jeunesse, celle où tout m'était permis, où j'avais le droit d'exister sans demander, où je n'avais pas de compte à rendre, sauf à mes parents. Mais j'ai été si chanceux d'avoir un père trop cool et une mère trop inquiète. Ils m'ont tout laisser faire... en pensant toujours à mon bien être.
Et pis j'ai eu des amis en or. Ils m'ont aidé, m'ont pardonné mes conneries, m'ont supporté... Ils ont ris de moi aussi et m'ont fait voir les côtés de ma vie, de ma tête. Et nous prenions la voiture des vieux, le coeur pompant l'énergie telle une machine à peine rodée, et nous allions en ville pour faire semblant de séduire. C'était à l'époque où mon pinch était ma carte d'identité au Guiness; je me rasais et on ne me laissait pas entrer!
Et puis, maintenant, c'est les comptes, la vie à deux dans l'amour intemporel, les projets de vacances, le désir de la paternité, d'avoir une vie comme celle dont je repoussais l'avènement jusqu'à tout récemment, il me semble. J'ai un filleul maintenant, et c'est à moi qu'on demande pour une drill ou un coup de peinture! Je travaille pour payer ma vie, mes études...
Vous vous souvenez quand on nous disait, à l'école secondaire, qu'on était dans nos meilleures années de nos vies... Je n'y croyais pas vraiment. Et vous?

mercredi 25 avril 2007

Deux ennemis, deux amis.

Dans une toute nouvelle série de billets, je vous raconte quelques souvenirs du secondaire, question de souligner le conventum de mon ancienne polyvalente.
En arrivant en secondaire 4, je considérais que je devais remonter la pente au plan académique. Ma situation n'était pas jojo... ma moyenne était passée de 85% à 72%. J'étais, à l'époque, dans les dernières vagues de ma crise d'adolescence, qui s'éternisait depuis plus d'un an. J'étais résolu à changer les choses. Évidemment, ma déception (et celle, encore plus grande, de ma mère) la plus importante fût celle d'avoir été refusé en math forte. Comme prix de consolation, j'avais cependant réussis à me placer dans un cours d'anglais fort.
Ce cours fût d'abord extrêmement pénible. Particulièrement chiant, en fait. Pour la simple et unique raison que tous les cons de la ville s'y étaient retrouvés. Tout était en place pour une année d'enfer, je me souviens bien. D'abord, cette gang de gars, une dizaine environ, qui se payait la tête des quelques intellos du groupe (j'avais énormément de difficultés à me départir de cette image... mes notes étaient inférieurs à la majorité de ces gars et pis, putain, je me sentais pas comme ça, le nez planté dans mes livres). Ils se payaient même la tête du prof. Ils ont dû le remplacer et le remplaçant, lui, a fait un burnout! En plus, les quelques étudiants, victimes d'insultes, de mauvaises blagues, de recevoir des boules de papiers, étaient placés dans la première rangée de la classe, placée en ordre alphabétique. Puis, il y avait ces filles qui riaient souvent avec les gars, complices.
Un des gars était particulièrement direct. Il ne se gênait pas pour invectivé n'importe qui et il n'était pas rare qu'il envoie pêtre quelqu'un en plein milieu d'un cours, brisant le silence d'une théorie anglophone peu dynamique. Acerbe, il était ZE guitariste du band de l'école et il jouait à la vedette rock, à l'image des membres du groupe Metallica, sauf que c'était à plus petite échelle, évidemment. C'était le gars que les filles aimaient bien mais qui ne lui disaient jamais, éffrayées par l'image rebelle qu'il se donnait, probablement.
Un jour, le gars, appelons-le Tabasco Ranch, tiens... il se reconnaîtra!!! Toujours est-il qu'un jour, Tabasco Ranch, roi du monde et dieu du heavy metal, décide un jour de faire une autre de ses conneries monumentales. Je ne me souviens pas de ce qu'il avait fait mais il s'est ramassé derrière mon pupitre, le prof voulant avoir un oeil de plus sur lui. Ça a duré quelques jours comme ça, alors que j'étais exténué de l'entendre dire ses bêtises derrière moi. Je dois cependant admettre que lorsque ces conneries n'étaient pas dirigées contre moi, je riais en coin, surtout content de passer mon tour! Après une autre performance douteuse, le prof le fit déménager devant moi, au pupitre qui était le seul de sa rangée; il était devant tout le monde quoi. «Voilà, me disais-je, je vais maintenant le voir en plus de l'entendre!» Mais, la vie de polyvalente comporte son lot de surprises...
Tabasco Ranch a continué un petit bout de temps à niaiser, de loin, de son coin de punition. Puis, vînt une période de bouderie. Pendant quelques jours, il tenta, en vain, d'attirer la sympathie du prof afin de retourner voir ses copains en restant calme et feignant d'être un élève modèle. Voyant donc que sa stratégie ne fonctionnait pas et sentant toujours le désir de dire des stupidités, il y eût en lui une espèce de tempête cervicale, une réflexion atmosphérique et énigmatique `dans laquelle il était parti à la recherche d'une piste de solution intelligente et sournoise. En fait, je ne sais trop ce qui s'est passé à cette époque dans les entrailles nébuleuses et heavy métal de Tabasco Ranch mais arriva le jour où il créa un paradoxe, celui de l'ennemi ami...
En l'espace de quelques jours, le prof de notre cours d'anglais se mit sûrement à douter un peu. Avait-il fait le bon choix d'envoyer Tabasco devant moi, la victime qui maintenant, se retrouvait à dire des conneries avec son nouvel ami! Car oui, je l'admets, je suis tombé dans le beau panneau fluorescent de Tabasco Ranch, rock star bien connue de l'école, et nous avons réinventé le monde ce jour là, quand nous nous sommes mis à faire les cons, ensembles. Nous n'avons jamais, à ma connaissance, insulté qui que ce soit que ne le méritait pas, nos conneries étant plus dans le domaine de «je niaise avec toi, les autres on s'en câliss»... Tabasco Ranch et moi sommes devenus amis en peu de temps et cette amitié, je sentais, était saine. Tabasco essuyait dès lors les paroles irrespectueuses des autres gars, se moquant désormais de lui à cause de moi. À la deuxième occasion, Tabasco s'est levé pendant le cours, en plein milieu d'une explication du prof, et à celui qui l'agacait parce qu'il niaisait avec moi, il a lancé: «go shit, tabarnak...» en le pointant du doigt.
Dès lors, je n'ai plus été la cible des insultes de ces gars. Tabasco a continué de niaiser avec eux autres, de son coin, et a également continué de dire des conneries avec moi. Et encore aujourd'hui, moi et Tabasco Ranch, roi du rock et ami inestimable, sommes encore en train de raconter des stupidités sur plein de choses. Nous avons découvert ce que nous étions, sans se soucier de ce que les autres en pensaient, sans se fier à notre première impression. Pour ce qui est des autres gars, je ne leur en veux pas. Car on est tous cons un peu, surtout à cette époque. Et puis, j'ai bien dit que tous les cons de la ville s'y étaient retrouvés. Je vous ferez remarqué que moi aussi, j'étais du lot!